Wall Street dans le rouge

samedi, 11.01.2020

La Bourse de New York a terminé la semaine en baisse vendredi, en repli au lendemain de nouveaux records, après la diffusion d'un rapport sur l'emploi et le taux de chômage aux Etats-Unis plutôt décevant

Les investisseurs ont découvert des chiffres moins bons que prévu sur les créations d'emplois et les hausses de salaires aux Etats-Unis. (Keystone)

Le Dow Jones Industrial Average, a reculé de 0,46%, à 28.823,77 points. L'indice vedette de la place new-yorkaise a toutefois dépassé pour la première fois en début de séance le seuil symbolique des 29.000 points avant d'effacer ses gains, puis de passer dans le rouge.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a perdu 0,27% pour s'établir à 9.178,86 points et l'indice élargi S&P 500 a cédé 0,29%, à 3.265,35 points.

Les principaux indices de la place new-yorkaise avaient fini à des niveaux inédits jeudi grâce notamment à l'accalmie entre les Etats-Unis et l'Iran, le spectre d'une escalade militaire entre les deux pays semblant s'éloigner après une brusque montée des tensions en fin de semaine dernière.

Sur l'ensemble de la semaine, le Dow Jones est monté de 0,7%, le Nasdaq de 1,8% et le S&P 500 de 0,9%.

"Après avoir encore atteint des records ce matin, les indices ont essayé d'aller plus haut mais n'ont pas réussi", décrit JJ Kinahan de TD Ameritrade.

"Après une séquence géopolitique agitée le week-end dernier puis un apaisement dans la semaine, l'appétit des investisseurs pour le risque a un peu faibli vendredi après-midi", ajoute l'expert.

Nouveaux déboires pour Boeing

Les acteurs du marché ont également digéré vendredi des chiffres moins bons que prévu sur les créations d'emplois et les hausses de salaires aux Etats-Unis, selon un rapport mensuel du ministère du Travail.

Au total, 145.000 emplois ont été créés au cours du dernier mois de l'année 2019. Les analystes tablaient sur 160.000.

C'est beaucoup moins que les 256.000 enregistrés en novembre (révisé en baisse) dont le total avait été gonflé par le retour des salariés de General Motors après leur grève historique.

L'évolution du salaire horaire moyen a elle continué de décevoir en décembre, avec une progression de seulement +0,1% alors que les analystes projetaient +0,3%.

En revanche, le taux de chômage est resté, à 3,5%, à son plus bas niveau en 50 ans.

La semaine prochaine, les investisseurs auront les yeux rivés sur la signature, prévue mercredi, d'un accord commercial préliminaire entre les Etats-Unis et la Chine, conçu comme une trêve dans la guerre commerciale entre les deux pays.

"Je crois que la plupart des acteurs du marché seront soulagés", estime M. Kinahan.

Le président américain Donald Trump a toutefois averti jeudi que la ratification d'un accord "de phase 2" pourrait être reportée jusqu'après l'élection présidentielle américaine de novembre.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans de la dette américaine était en recul, à 1,816% vers 21h25 GMT, contre 1,854% la veille à la clôture.

Au rang des valeurs, Boeing a perdu 1,91%, ce recul pesant lourdement sur le Dow Jones. Le Congrès américain a révélé dans la nuit de jeudi à vendredi d'anciens messages internes de salariés de Boeing dénigrant le régulateur de l'aérien américain (FAA) et les développeurs de l'appareil 737 MAX, qui sont notamment qualifiés de "bouffons" et de "singes".

Par ailleurs, le groupe américain Spirit AeroSystems (-4,25%), gros sous-traitant de l'avionneur, a annoncé licencier environ 16% de ses effectifs, soit 2.800 salariés, en raison de la suspension de la production du 737 MAX, cloué au sol depuis mars après deux crashs mortels.

Grubhub a chuté de 6,01%. Le spécialiste des livraisons de repas à domicile a démenti auprès de CNBC des informations de presse indiquant que l'entreprise envisageait plusieurs options stratégiques, dont une vente ou une acquisition.

Urban Outfitters a perdu 4,69%. La chaîne de magasin de vêtements a fait part de chiffres décevants pour ses ventes lors des fêtes de fin d'année.(awp)






 
 

AGEFI




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