La Finma lance une enquête approfondie contre Julius Bär

mardi, 10.04.2018

La banque Julius Bär est soupçonnées de ne pas avoir suffisamment vérifié les données de clients en provenance du Venezuela et de l'environnement de la Fifa.

La procédure de la Finma trouve son origine dans une enquête spéciale de la société d'audit Deloitte, qui aurait établi un avis négatif pour Julius Bär au printemps 2017.(keystone)

L'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma) mènerait depuis quelque temps une enquête approfondie (enforcement) à l'encontre de la banque Julius Bär.

L'établissement est soupçonné de ne pas avoir suffisamment vérifié les données de clients en provenance du Venezuela et de l'environnement de la Fifa, selon un article du quotidien alémanique Neue Zürcher Zeitung publié mardi.

Plusieurs autorités de surveillance et de poursuite pénale enquêtent sur les deux thèmes, il est donc connu que les personnes soupçonnées de la Fifa et de la société pétrolière étatique vénézuélienne PDSVA détenaient des compte auprès de Julius Bär, précise la NZZ. La Finma examine actuellement si des infractions ont été commises par rapport au dispositif de lutte contre le blanchiment en rapport avec l'Amérique du Sud.

Dans le même temps, la Finma enquête sur les relations de plusieurs banques avec l'affaire de la Fifa et si les établissements ont manqué à leurs obligations. Aucun détail n'est fourni sur les banques et un porte-parole de la Finma contacté par AWP a refusé de commenter l'article de la NZZ.

Selon le quotidien, la procédure de la Finma trouve son origine dans une enquête spéciale de la société d'audit Deloitte, qui aurait établi un avis négatif pour Julius Bär au printemps 2017. Ainsi, les clients à risque n'étaient pas régulièrement vérifiés et la banque n'aurait pas réagi à quelques signaux d'alarme. La direction de Julius Bär aurait alors indiqué à l'autorité que le rapport de Deloitte comprenait des erreurs.

Par la suite, le cabinet économique Wenger Plattner aurait examiné la situation. Il serait arrivé aux mêmes conclusions que Deloitte, affirme la NZZ.(awp)

 

 






 
 

AGEFI



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