Wells Fargo prive son ex-PDG de 28 millions de dollars

lundi, 10.04.2017

John Stumpf, qui avait été contraint à la démission en octobre, ne percevra pas 28 millions de dollars.

John Stumpf, qui avait été contraint à la démission en octobre, ne percevra pas 28 millions de dollars.

Wells Fargo a annoncé lundi priver son ex-PDG et une autre dirigeante de 75 millions de dollars de stock-options supplémentaires pour leurs responsabilités dans le scandale des comptes fictifs qui a touché la banque américaine.

John Stumpf, qui avait été contraint à la démission en octobre, ne percevra pas 28 millions de dollars de rémunération en stock-options, détaille la firme californienne à l'issue d'une enquête interne dont les conclusions ont été dévoilées ce lundi. En septembre dernier, le banquier avait déjà renoncé à 41 millions de dollars de stock-options.

L'ex-patronne de la banque de détail, Carrie Tolstedt, partie à la retraite en juillet dernier, va également perdre 47,3 millions de dollars de stock-options, après avoir déjà été privée de 19 millions en septembre dernier.

Au total, les deux dirigeants ont vu la banque récupérer 180 millions de dollars qui leur avaient été promis en bonus et stock-options.

Ces décisions sont "du jamais vu" dans l'histoire des sociétés américaines, souligne Wells Fargo, qui essaie ainsi de regagner la confiance des particuliers et des investisseurs.
L'établissement avait ouvert entre 2011 et 2016 deux millions de comptes fictifs qui avaient permis à ses employés de toucher des primes liées à la vente de produits aux clients.
Après la découverte de ces malversations, 5.300 employés avaient été licenciés et Wells Fargo a écopé d'une amende de 185 millions de dollars.

La firme reproche à M. Stumpf d'avoir été "trop lent à lancer une enquête, à remettre en cause les pratiques commerciales de la banque de détail et à mesurer la gravité (de cette affaire) pour la réputation de Wells Fargo".

Quant à Mme Tolstedt, elle, et d'autres responsables de la banque de détail, "ne voulaient pas changer leurs pratiques commerciale ni reconnaître que celle-ci étaient viciées à la base (...) et ont minimisé l'étendue et la nature des problèmes" ayant conduit au scandale.

Cette affaire avait mis en lumière la pratique décriée de la vente croisée qui veut que si un client dispose d'un compte courant, il faut lui faire ouvrir un compte épargne, un crédit immobilier, un crédit automobile, une assurance, des produits d'investissements, etc.(awp)


 

 
 



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