Migros-Piller: Jean-Marc Bovay peut poursuivre ses fonctions de directeur

lundi, 02.12.2019

Jean-Marc Bovay poursuit ses fonctions de directeur de la coopérative Migros Neuchâtel-Fribourg, qui lui confère la pleine confiance. Le règlement des différends existants est laissé à la compétence des autorités saisies.

Les coopérateurs avaient rejeté la révocation de Damien Piller et des autres administrateurs à 64,35% des voix.(Keystone)

En début de semaine passée, l'administration - sorte de conseil d'administration de la coopérative - avait décidé de suspendre Jean-Marc Bovay de son poste de directeur. Le dialogue a repris entre l'administration - présidée par Damien Piller - et la direction de la coopérative Migros Neuchâtel-Fribourg. Jean-Marc Bovay poursuit ses fonctions de directeur de la coopérative.

Jean-Marc Bovay "a la pleine confiance de l'administration", peut-on lire dans un communiqué diffusé lundi par la coopérative Migros Neuchâtel-Fribourg. "Le règlement des différends existants est laissé à la compétence des autorités saisies".

En début de semaine passée, l'administration - sorte de conseil d'administration de la coopérative - avait décidé de suspendre Jean-Marc Bovay de son poste de directeur. "Ce n'est pas un acte de vengeance. Il s'agit d'une simple mesure prise pour revenir à la discussion (...) alors qu'il a refusé par deux fois de rencontrer l'administration", avait expliqué André Clerc, avocat de l'administration.

La Fédération des coopératives Migros (FCM) avait alors rétorqué que cette suspension était "illégitime". "La suspension de Jean-Marc Bovay est une violation des statuts de la coopérative et n'est donc pas légalement valable. La FCM continue de soutenir pleinement le directeur légitime de la coopérative Jean-Marc Bovay et les autres membres de la direction générale", avait-elle indiqué dans un communiqué.

Dénonciation pénale

Cet épisode avait suivi l'annonce le 20 novembre des résultats du vote concernant la proposition de révoquer l'administration de la coopérative. Les coopérateurs avaient rejeté la révocation de Damien Piller et des autres administrateurs à 64,35% des voix. Dans la foulée, le comité coopératif de la coopérative avait introduit une dénonciation pénale pour faux dans les titres et tentative d'escroquerie auprès du Ministère public du canton de
Neuchâtel.

La démarche fait suite à la découverte de 400 bulletins de vote, tous en faveur de Damien Piller, dans des boîtes aux lettres sises hors les cantons de Neuchâtel et Fribourg. Selon le comité coopératif, "il existe une forte suspicion de manipulation électorale et c'est pourquoi le résultat de ce scrutin doit être examiné".(awp)






 
 

AGEFI




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