Groupe Minoteries veut fusionner avec un membre du G7

mercredi, 25.09.2019

Groupe Minoteries, qui figure parmi les sept plus grands moulins du pays, aimerait fusionner à grande échelle avec l'un de ses homologues.

Faiblement endetté, Groupe Minoteries aurait parfaitement les capacités financières pour réaliser une fusion importante.(Keystone)

Pour Groupe Minoteries, le secteur de la meunerie en Suisse traverse une mauvaise passe qui va conduire à une consolidation. La société vaudoise, qui figure parmi les sept plus grands moulins du pays, n'exclut pas une fusion à grande échelle avec l'un de ses homologues.

Une telle fusion "serait souhaitable", a indiqué mercredi Marc Müller, directeur général de Groupe Minoteries. "Ce ne serait pas entre les deux premiers du marché. La Comco ne le permettrait jamais", avertit-il toutefois.

Swissmill (Coop), Groupe Minoteries (30% du marché), Stadtmühle Schenk et Meyerhans Mühlen constituent les membres les plus éminents du club des sept grands moulins suisses, le "G7". Celui-ci se partage 89% du marché en Suisse.

Faiblement endetté, Groupe Minoteries aurait parfaitement les capacités financières pour réaliser une fusion importante. "Pour le moment, ce n'est pas encore mûr", prévient M. Müller.

La société basée à Granges-près-Marnand cherche toujours à réaliser une nouvelle acquisition avec un acteur plus modeste, sans succès jusqu'ici. Dans un communiqué diffusé mardi soir à l'occasion des résultats semestriels, Groupe Minoteries déplore la persistance de "moulins zombies" qui parviennent à se financer à bon compte grâce à la faiblesse des taux
d'intérêts.

En revanche, la prise de contrôle de Gebrüder Augsburger AG, Rhonemühle nach Naters (GARN) va se dérouler comme prévu, a assuré Marc Müller. Groupe Minoteries augmentera sa participation à 100% à la fin de l'année, après avoir acquis 30% du capital-actions en 2015.

Le meuniers industriels helvétiques souffrent notamment de l'importation de produits de boulangerie finis qui fait chuter la demande en farine. Pour remédier à cette situation, les autorités suisses devraient faciliter l'exportation de ces mêmes produits confectionnés en Suisse, selon Marc Müller.

A l'échelle du groupe, certains départs ne sont pas remplacés, ce qui permet de faire baisser les charges. "Notre taux de rotation est extrêmement bas (...) Face à la baisse du nombre de boulangeries, lorsque quelqu'un nous quitte, il faut toutefois se poser la question du remplacement", souligne M. Müller.

La cotation à la Bourse suisse génère également des coûts qui pourraient être évités par Groupe Minoteries. Un retrait n'est pas exclu à terme, mais n'est pas une "priorité" en termes d'économies.(awp)






 
 

AGEFI




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