Le groupe informatique européen Atos mise sur la prédictivité pour protéger ses clients

mardi, 04.07.2017

Grâce à ce nouveau centre d'opération de sécurité prédictive, le groupe européen assure pouvoir désormais détecter une attaque en moins d'une minute, contre jusqu'à 190 jours jusqu'ici.

Grâce à ce nouveau centre d'opération de sécurité prédictive, le groupe européen assure pouvoir désormais détecter une attaque en moins d'une minute, contre jusqu'à 190 jours jusqu'ici.

Le PDG du groupe informatique européen Atos, Thierry Breton, a présenté mardi une nouvelle solution de cybersécurité permettant d'agir de manière prédictive, à l'aide notamment des données massives.

Cette innovation, présentée par M. Breton comme une "première mondiale" lors d'une conférence de presse à Bruxelles à l'occasion des Atos Tech Days, doit permettre d'anticiper les attaques en reconnaissant les "signaux faibles annonciateurs d'une attaque imminente".

"Nous avons créé des algorithmes qui utilisent à la fois l'apprentissage des machines, les données massives, l'intelligence artificielle et le renseignement pour pouvoir anticiper les attaques plutôt que réagir", a détaillé M. Breton.

Grâce à ce nouveau centre d'opération de sécurité prédictive, le groupe européen assure pouvoir désormais détecter une attaque en moins d'une minute, contre jusqu'à 190 jours jusqu'ici.

"Notre système déclenche une alarme avant même que les assaillants ne puissent pénétrer dans le système. Jusqu'ici on ne pouvait le savoir que lorsque l'attaquant était entré", a ajouté Philippe Vannier, directeur technique d'Atos.

Le groupe informatique a également profité de ses journées innovations pour présenter son tout premier simulateur d'ordinateur quantique, un outil qui doit permettre aux chercheurs et entreprises de préparer de nouveaux algorithmes en vue de l'arrivée des premiers appareils disposant de cette technologie.

Ces ordinateurs, qui se basent sur la physique quantique, disposeront d'une puissance et d'une rapidité de calcul infiniment supérieure aux ordinateurs existants aujourd'hui.
Avec ce simulateur, "vous disposez de la puissance théorique d'un ordinateur quantique mais pas de sa vitesse de calcul", a précisé M. Vannier.

"C'est une machine qui sera très utile pour la recherche fondamentale. Les premières cibles sont bien entendu les universités et les centres de recherche mais nous sommes ouverts à tous, des secteurs tels que l'aéronautique ou l'automobile peuvent être intéressés", a ajouté Thierry Breton.

Un an après le lancement de son supercalculateur Sequana, présenté comme le "plus puissant au monde", le PDG d'Atos s'est également félicité de sa réussite commerciale, avec plus de 70 supercalculateurs vendu les 12 derniers mois.

Le groupe Atos, qui a fait son entrée au CAC40, l'indice phare de la Bourse de Paris, en mars, a réalisé un chiffre d'affaires de 3,11 milliards d'euros durant le premier trimestre de l'exercice en cours, en progression de 2%.(awp)


 

 
 



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