Tant d’opportunités sur les marchés frontières

lundi, 09.09.2019

Gestion active. Une simple analyse démontre qu’il est possible de générer dans cet univers de l’alpha sur le long terme.

Oliver Bell*

Oliver Bell

Les marchés frontières sont souvent sous-estimés. La plupart du temps, une simple analyse démontre qu’il est possible de générer sur ces marchés de l’alpha sur le long terme, ce que la majorité des investisseurs dans les pays émergents ou internationaux n’exploitent pas encore.

Lorsque nous avons lancé notre stratégie actions sur les marchés frontières il y a cinq ans, nous avons constaté que cet univers présentait une ressemblance frappante avec les marchés émergents de la fin des années 1990. Bien que les marchés frontières aient fait d’énormes progrès économiques grâce à la libéralisation des échanges et des marchés des capitaux, ils restent à la fois sous-représentés et sous-capitalisés.

Les opportunités de croissance ne se voient pas encore avec le contexte de capitalisation boursière actuelle. Nous nous attendons à ce que cela évolue dans les prochains mois. De plus, les marchés frontières continuent de présenter une faible corrélation avec les marchés émergents et développés. La gestion active s’est avérée être un critère clé de performance dans cet univers. Voici les six marchés qui ont le mieux réussi à performer depuis le début de notre stratégie.

Les six marchés les plus performants

Vietnam: les titres au Vietnam ont généré plus de performance que sur tout autre marché. En 2019, le Vietnam devrait connaître l’un des taux de croissance du PIB les plus élevés au monde, soit 6,5%. Le pays devient de plus en plus un point de convergences pour les multinationales. Les secteurs des banques, de l’informatique, des biens de consommation et de l’immobilier sont particulièrement prometteurs.

Argentine: malgré quelques turbulences, la sélection des titres en Argentine a été une révélation. Toutefois, en raison des élections présidentielles d’octobre, les marchés devraient rester volatils, car on craint un retour à une politique populiste. L’Argentine a certes récemment réintégré l’indice MSCI des marchés émergents, mais la transition pourrait être mouvementée.

Nigeria: après deux ans de récession, la stabilité des prix du pétrole et les données sur la consommation, entre autres, ont été les moteurs de retour de la croissance au Nigeria. Au cours des cinq dernières années, nous avons surtout sous-pondéré le marché nigérian, ce qui a eu un impact positif. Même si l’environnement macroéconomique semble plus favorable aujourd’hui, des incertitudes subsistent. Nous avons donc réduit la taille de nos positions.

Bangladesh: le Bangladesh est un pays qui traverse de profonds changements. Au cours des dix dernières années, le PIB par habitant a presque doublé pour atteindre plus de 1500 dollars et les investissements étrangers directs ont triplé. En parallèle, l’alphabétisation des adultes est passée de 47 % à 73 % et la production d’électricité a triplé pour couvrir 90 % de la population.

Arabie saoudite: nous sommes optimistes à l’égard des actions saoudiennes depuis un certain temps, principalement en raison de la poursuite des réformes et du projet ambitieux Vision 2030. Sur le plan du positionnement, les institutions financières se sont distinguées, et certaines ont connu une reprise soutenue depuis 2017.

Koweït: jusqu’à récemment, nous étions toujours sous-pondérés avec le Koweït. Cela a changé en début d’année. Nous voyons des opportunités intéressantes dans les banques islamiques et dans les fintechs. Des projets d’infrastructure sont manifestement en cours et un important budget étatique ouvre la voie à des dépenses substantielles.

* Gestionnaire de portefeuille, stratégie actions marchés frontières, T. Rowe Price






 
 

AGEFI




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