Allemangne: difficiles négociations pour Angela Merkel

dimanche, 07.01.2018

Fragilisée par son incapacité à former un nouveau gouvernement, la chancelière. Angela Merkel, entame ce dimanche des négociations avec le Parti social démocrate.

La chancelière allemande Angela Merkel entame ce dimanche les discussions exploratoires avec le Parti social démocrate (SPD).

La chancelière allemande Angela Merkel entame ce dimanche les discussions exploratoires avec le Parti social démocrate (SPD) en vue de la reconduction de la "grande coalition" sortante. Elle est fragilisée par son incapacité à former un nouveau gouvernement.

Le bloc conservateur CDU-CSU et le SPD avaient annoncé le 20 décembre l'ouverture de ces discussions exploratoires de cinq jours. Ils avaient alors ajouté qu'ils décideraient avant le 12 janvier de mener ou pas de véritables négociations en vue de la formation d'un gouvernement.

Le SPD, qui a participé à la grande coalition entre 2013 et 2017, avait dans un premier temps choisi de retourner dans l'opposition après son revers électoral historique de septembre.

Mais, après l'échec des discussions entre la CDU-CSU, les libéraux du FDP et les écologistes en vue d'une former une alliance et un appel à la responsabilité du président allemand Frank-Walter Steinmeier, le SPD a revu sa position.

Pas de coalition

Cependant, au sein du parti, l'opposition à la reconduction de l'alliance avec Angela Merkel est vive, comme en témoigne la formation d'un groupe qui s'est donné pour nom "NoGroKo", qui signifie "pas de grande coalition.

"Nous ne devrions pas enjoliver la réalité - le SPD est très sceptique au sujet d'un nouvel épisode de grande coalition", a déclaré Manuela Schwesig, membre influent du SPD, lors d'un entretien à la radio Deutschlandfunk.

Selon un sondage commandé par la chaîne ARD, 52% des Allemands sont contre une grande coalition.

Le CDU et le SPD ont identifié 15 thèmes pour leurs discussions préparatoires, dont l'éducation et les prestations sociales, deux sujets sur lesquels les sociaux-démocrates devraient se montrer plus regardants que dans le gouvernement sortant pour rassurer leur base.

Les deux camps semblent en outre avoir des positions éloignées sur des dossiers tels que l'immigration, l'Europe et la fiscalité. Le 1er janvier, les conservateurs bavarois de la CSU (Union chrétienne-sociale) ont préconisé une baisse de la fiscalité des entreprises et des coupes dans les aides aux demandeurs d'asile, deux mesures susceptibles de creuser les divisions avec les sociaux-démocrates.

Mercredi, les protagonistes se sont cependant dits optimistes au sujet des discussions exploratoires, notant dans un communiqué commun que la "confiance était à la hausse".

En cas d'échec des discussions, l'Allemagne pourrait devoir organiser de nouvelles élections ou être dirigée par un gouvernement minoritaire, ce qui serait une première depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale.

Wolfgang Schäuble, l'ancien ministre conservateur des Finances et actuel président du Bundestag, a dit il y a une semaine préférer une alliance "stable" entre la CDU-CSU et le SPD, tout en disant qu'un gouvernement minoritaire dirigé par Angela Merkel, au pouvoir depuis 2005, pourrait fonctionner "d'une manière ou d'une autre".(ats)






 
 

AGEFI


 

 



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