Facebook étend son suivi des symptômes du Covid-19 à l'échelle mondiale

lundi, 20.04.2020

Facebook va proposer à tous ses utilisateurs de partager des informations sur leur état de santé afin de mieux prédire la propagation du coronavirus.

Stéphanie Giroud

Facebook a pris encore davantage de mesures pour lutter contre les fausses informations. (Keystone)

Il y a deux semaines, Facebook a lancé en partenariat avec l'Université Carnegie Mellon, à Pittsburgh, un sondage invitant les internautes américains à partager des informations sur leur état de santé et leurs symptômes. Les premiers résultats publiés par les chercheurs de l''université étant positifs, le réseau social annonce ce lundi qu'il va étendre ce sondage à l'échelle mondiale à partir de mercredi "pour aider à prédire la propagation" du coronavirus. 

L'université Carnegie Mellon a indiqué qu'environ un million de personnes soumettent chaque semaine des rapports sur leurs symptômes aux Etats-Unis. Le sondage apparaît en haut du fil d'actualité Facebook des internautes. Les utilisateurs peuvent partager des informations sur leur état de santé sur une base volontaire. Le réseau social précise que les identités des internautes sont protégées, car Facebook n'est pas en mesure de voir les résultats et que l'identité des participants n'est pas révélée à l'Université Carnegie Mellon.  

Cartes interactives mises à jour quotidiennement

Mark Zuckerberg, patron de Facebook, a indiqué dans une contribution au Washington Post que les premières conclusions établies par l'université sur la base du sondage sont en corrélation avec les données publiques par rapport aux cas confirmées de Covid-19. Ce qui permet d'espérer qu'il sera bientôt possible de prévoir la propagation du coronavirus. 

"J'ai toujours pensé qu'en aidant les gens à se rassembler en tant que communauté, nous pourrons relever nos plus grands défis - non seulement en partageant nos expériences et en nous soutenant mutuellement en cas de crise, mais aussi en travaillant ensemble à l'échelle pour résoudre les problèmes", explique Mark Zuckerberg. 

Le réseau social, qui compte plus de deux milliards d'utilisateurs, va publier des cartes interactives sur la base des données agrégées par l'université et les mettra à jour quotidiennement. Ce qui permettra d'avoir une estimation des cas région par région. Par exemple, sur la base des données recueillies, il ressort que dans la banlieue de New York, 2 à 3% des habitants présentent des symptômes de type Covid-19.

"Nous nous sommes associés à des professeurs de l'université du Maryland pour étendre cette enquête au monde entier, et l'équipe de Carnegie Mellon est en train de construire une interface de programmation d'applications, qui permettra aux chercheurs du monde entier d'accéder aux résultats", a précisé le patron de Facebook. 

La traque aux fausses infos

Le mois dernier, Facebook a inséré un "Centre d'information Covid-19" dans le fil d'actualité des internautes, permettant d'accéder à des informations vérifiées par les autorités de santé publique. Plus de 350 millions de personnes ont utilisé le centre à ce jour, a déclaré Mark Zuckerberg. 

Sous la pression des activistes, le réseau social a pris encore davantage de mesures pour lutter contre les fausses informations. Jeudi dernier, le vice-président chargé de l’intégrité de Facebook, Guy Rosen, a indiqué que des messages d’alerte seraient envoyés aux utilisateurs qui ont aimé ou commenté des publications contenant des informations erronées.

"Ces messages renverront les utilisateurs à la page de l’Organisation mondiale de la santé sur les idées reçues sur le Covid-19 — cela inclut aussi [les articles] supprimés de notre plateforme parce qu’ils présentaient un risque imminent de dommages corporels", a-t-il indiqué.

D’après le géant du Web, les messages d'alerte apparaîtront "dans les semaines qui viennent".

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AGEFI



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