Cryptodevises: la start-up zougoise Envion liquidée

lundi, 26.11.2018

Le tribunal cantonal de Zoug a prononcé la liquidation de la start-up Envion, qui a caché des données cruciales de l'ICO au conseil d'administration et aux enquêteurs de la Finma.

En mai 2018, selon des médias, le CEO d'Envion, Matthias Woestmann, a déposé une plainte pénale contre les fondateurs et alerté la Finma.

La tourmente dans laquelle est plongée la jeune pousse spécialisée dans le minage de cryptodevises Envion est entrée dans une nouvelle phase. Après les dissensions au sein de l'équipe fondatrice et la procédure d'examen approfondi (enforcement) lancée par l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma), Envion, qui fut un des succès de la crypto-vallée de Zoug, est liquidée.

Le tribunal cantonal de Zoug a décidé qu'Envion AG serait dissoute, comme l'a communiqué lundi l'Allemand Quadrat Capital GmbH, qui fait partie de l'actionnariat d'Envion. Un expert-comptable agréé par l'Etat a en particulier fait défaut.

Envion comptait notamment sur le cabinet d'audit PwC. Mais il s'est retiré en mars, après des irrégularités lors d'une ICO (levée de fonds en cryptomonnaies).

Un nouveau commissaire aux comptes n'a pas pu être trouvé, car selon le jugement, l'équipe fondatrice de la jeune pousse a caché des données cruciales de l'ICO au conseil d'administration et aux enquêteurs de la Finma.

100 millions de francs en jeu

En mai 2018, selon des médias, le directeur général (CEO) d'Envion, Matthias Woestmann, a déposé une plainte pénale contre les fondateurs et alerté la Finma.

En juillet, la procédure ouverte par le régulateur a visé en particulier "de possibles violations du droit bancaire découlant d'une éventuelle acceptation, sans autorisation, de dépôts du public dans le contexte de l'ICO" des jetons EVN. La Finma reproche à Envion d'avoir accepté près de 100 millions de francs provenant de plus de 30'000 investisseurs, sous une forme comparable à un emprunt.

L'Office des faillites zougois s'occupe de la liquidation. Les 37'000 investisseurs devraient au moins récupérer une partie des 100 millions de francs.

Selon l'actionnaire Quadrat Capital, le taux de remboursement dépend de la décision de l'Office de la faillite de reconnaître les quelque 86 millions de jetons placés dans l'ICO, ou les 41 millions jetons supplémentaires créés par les fondateurs sans l'approbation du conseil d'administration. (ats)






 
 

AGEFI



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