Les prix du pétrole stagnent dans un contexte de tiraillement

mardi, 28.07.2020

Entre l’attente d’une possible deuxième vague de coronavirus et le recul du dollar, les prix du pétrole restent stables.

Des "forces opposées" maintiennent les cours du brut proches de l'équilibre, constate Jeffrey Halley, de Oanda, qui les situe actuellement dans une sorte de "no man's land". (Keystone)

Les prix du pétrole étaient à l'équilibre mardi, tiraillés entre les espoirs de relance de la demande d'or noir, une offre de l'Opep+ attendue en hausse et un dollar au plus bas en deux ans.

Vers 09H30 GMT (11H30 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre valait 43,47 dollars à Londres, en hausse de 0,14% par rapport à la clôture de lundi.

A New York, le baril américain de WTI pour le même mois lâchait 0,36% à 41,45 dollars.

Des "forces opposées" maintiennent les cours du brut proches de l'équilibre, constate Jeffrey Halley, de Oanda, qui les situe actuellement dans une sorte de "no man's land".

Pour l'analyste, d'un côté les discussions qui se prolongent sur les plans de relance et une possible deuxième vague de Covid-19 pèsent sur les prix. De l'autre, la baisse du dollar leur apporte du soutien.

Le dollar index, qui mesure la valeur du billet vert par rapport à un panier d'autres devises, est tombé lundi à son plus bas en deux ans, plombé par de sombres perspectives pour l'économie américaine.

Un recul de la devise américaine tend à favoriser les cours de l'or noir, libellés en dollars, les rendant moins chers pour les acheteurs munis d'autres devises.

"Les prix du pétrole sont stables car aucune nouvelle n'est suffisamment forte pour les pousser clairement dans une direction", a estimé de son côté Bjornar Tonhaugen, de Rystad Energy, qui note cependant "des signes d'inquiétude".

"Les cas de Covid-19 sont en hausse (...) et les investisseurs attendent de voir comment l'ouverture des robinets de pétrole va affecter le marché", a-t-il ajouté.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs alliés, dont la Russie, se sont mis d'accord pour alléger à partir du mois d'août les coupes historiques qu'ils réalisent dans leur production depuis le mois de mai. (awp)






 
 

AGEFI



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