Ems-Chemie perçoit une reprise au troisième trimestre

lundi, 05.10.2020

Entre janvier et septembre, le groupe Ems-Chemie a réalisé des ventes de 1,30 milliard de francs, en recul de 22,6 sur un an. Un résultat conforme aux attentes des analystes.

Le groupe Ems-Chemie est dirigé par la conseillère nationale UDC Magdalena Martullo-Blocher. (Keystone)

Ems-Chemie continue à sentir le poids de la pandémie de Covid-19, dont l'impact sur les recettes demeure important après neuf mois. Le chimiste grison a cependant constaté une reprise après le troisième trimestre, ce qui lui permet de confirmer son objectif de rentabilité. Le dividende devrait être raboté.

Entre janvier et septembre, le groupe dirigé par la conseillère nationale UDC Magdalena Martullo-Blocher a réalisé des ventes de 1,30 milliard de francs, en recul de 22,6% sur un an. L'évolution organique des revenus affiche un repli de 17,7%, indique lundi Ems-Chemie.
L'activité Polymères a vu ses recettes plonger de 22,3% (-18% organique) à 1,15 milliard de francs, tandis que l'unité Spécialités a généré des ventes amputées d'un quart (-16% organique) à 149 millions.

Ces résultats ne s'éloignent pas trop des prévisions. Les analystes sollicités par AWP tablaient sur des recettes groupe de 1,29 milliard, ainsi que des ventes de 1,14 milliard et 152 millions pour respectivement les polymères et les spécialités.

Dans son communiqué, la direction affirme que la situation s'est améliorée sur le front des entrées de commandes, dans le sillage de la réouverture des usines de l'industrie automobile, un important débouché pour le groupe. En Chine, la demande a atteint ses niveaux d'avant-crise, alors que les autres pays restent encore à la traîne.

Marges préservées


L'activité Spécialités mise à part, le chiffre d'affaires a clairement moins reculé entre juillet et septembre qu'au cours des six premiers mois de l'année. Par ailleurs, Ems-Chemie rappelle a avoir mis en places de mesures d'économie afin de préserver ses marges.

L'embellie couplée à la discipline au niveau des coûts ont poussé le chimiste basé à Ems à reconduire son objectif 2020, à savoir un résultat avant intérêts et impôts en recul sur un an. En raison de la politique de dividende liée à la performance opérationnelle, la rémunération des actionnaires devrait être revue à la baisse.

Ems-Chemie a fait fi des difficultés et livré de bons chiffres au troisième trimestre, affirme Vontobel, qui souligne dans un commentaire le maintien des marges grâce à des mesures ponctuelles. Malgré la solidité du groupe grison, la perspective d'un dividende raboté pourrait décevoir, selon l'analyste Stefan Schneider. La recommandation "hold" reste de mise.

Baader Helvea se montre plus sévère vis-à-vis du chimiste, affirmant que la stagnation des marges est décevante au regard des mesures d'économie et du prix plus bas de matières premières. L'exposition du groupe au marché automobile européen peut expliquer cette situation. L'action reste surévaluée, à en croire l'analyste Markus Mayer, qui recommande toujours le titre à la vente.

Pour la Banque cantonale de Zurich, le redressement s'opère à un faible niveau. La reprise devrait être plus "plate" qu'escompté, note l'analyste Philipp Gamper, qui relève également la forte exposition de Ems-Chemie au secteur automobile. La vraisemblable réduction du dividende n'incite pas à une révision de la recommandation "sous-pondérer".

A 10h13, le titre Ems-Chemie cédait 0,7% à 826 francs, dans un volume d'échanges assez modéré. L'indice SPI était en progression de 0,53%. (awp)






 
 

AGEFI



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