La population suisse mange trop de viande

jeudi, 16.03.2017

En Suisse, on mange plus de viande que recommandé, mais trop peu de produits laitiers selon les derniers résultats de l’étude menuCH, première enquête nationale sur l’alimentation en Suisse.

Les données recueillies permettent d’identifier les groupes ou modes alimentaires à risque et d’évaluer les quantités de substances indésirables absorbées par l’intermédiaire des aliments.

En Suisse, la consommation de viande par personne et par semaine est en moyenne de 780 g, alors que la quantité recommandée est de 240 g. Les hommes consomment presque deux fois plus de viande que les femmes (980 g contre 570 g). La consommation de sucreries et de snacks salés est quatre fois plus élevée que recommandé, celle de matières grasses (beurre, margarine, crème, sauces) quatre fois plus élevée. 77 % des personnes interrogées ont déjà entendu parler de la pyramide alimentaire suisse et des recommandations nutritionnelles élaborées conjointement par la Société Suisse de Nutrition et l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV).

Il y a aussi, à l’inverse, des aliments dont la consommation est insuffisante en Suisse. Ainsi, par exemple, la quantité moyenne d’huiles végétales et de fruits à coque consommés correspond à la moitié de la quantité recommandée. Sur l’ensemble de la Suisse, la consommation moyenne de lait et de produits laitiers est de deux portions par jour au lieu de trois, mais elle est plus élevée en Suisse alémanique que dans les régions latines. L’enquête montre en outre que les personnes interrogées boivent en moyenne 1,7 litre de thé, de café et d’eau par jour. Les recommandations sont de 1,5 à 2 litres par jour.

Les personnes interrogées ont aussi donné des indications sur leurs habitudes alimentaires et leur activité physique. Près de la moitié d’entre elles (47 %) ont indiqué prendre régulièrement des compléments alimentaires, tels les suppléments de vitamines et de sels minéraux. 71 % déclarent manger à l’extérieur à midi. En moyenne 35 % des sondés ne cuisinent jamais à midi ; c’est le cas de près de la moitié des hommes (45 %), mais du quart seulement des femmes. Le soir, par contre, il est fréquent de préparer son repas chez soi : seule une personne sur 5 (19 %) déclare ne jamais le faire. Sur ce point, les différences en fonction des classes d’âge sont très marquées. Alors que le nombre de personnes qui ne préparent jamais un repas chaud le soir est de 35 % chez les 65 - 75 ans, il est de 15 % chez les 18 - 34 ans. Le temps consacré à faire la cuisine est de 38 minutes en moyenne.

Les données recueillies permettent d’identifier les groupes ou modes alimentaires à risque et d’évaluer les quantités de substances indésirables absorbées par l’intermédiaire des aliments. Dans une deuxième étape, les résultats de menuCH seront utiles pour développer la stratégie suisse de nutrition 2017 – 2024 : ils permettront d’enrichir les mesures visant à corriger les habitudes alimentaires en Suisse.

Près de 2000 adultes répartis dans toute la Suisse ont été interrogés sur leurs habitudes alimentaires pour menuCH. L’Institut de médecine sociale et préventive de l’Université de Lausanne a mené cette enquête sur mandat de l’OSAV et de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Les résultats sur l’indice de masse corporelle et sur la consommation de fruits et légumes ont déjà été publiés en novembre 2016.


 

 
 



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