Apprentissage: à chacun son rôle

vendredi, 12.06.2020

En pleine crise, les signatures de contrats d'apprentissage ont chuté et les cantons ont réagi avec des aides exceptionnelles. Au tour des entreprises et des jeunes de se mobiliser. L'édito de Marine Humbert.

Marine Humbert

Marine Humbert.

Et si la pandémie était l’occasion de réunir l’Etat, les entreprises et les jeunes autour d’une même cause? Celle de l’apprentissage. En pleine crise du coronavirus, la formation professionnelle est passée au second plan des préoccupations de beaucoup d’entreprises du pays. Fort logiquement, ces dernières ont paré au plus pressé afin d’assurer leur propre survie. Le nombre de signatures de contrats d’apprentissage a alors chuté, en particulier dans les cantons de Vaud et Genève.

Face à cette situation, il est réjouissant de voir que tous les cantons ont pris l’initiative de tendre la main aux entreprises en prenant en charge une partie, voire la totalité, des coûts de formation. Exceptionnel, le coup de pouce des pouvoirs publics ne doit toutefois pas vouer l’apprentissage à être subventionné, voire étatisé.

De meilleurs jours arrivant, grâce à l’activité économique qui reprend, les entreprises sont appelées elles aussi à contribuer à la relève professionnelle. C’est le moment de faire jaillir des idées pour motiver adultes et jeunes en faveur de la formation duale. L’effort d’information reste essentiel. Les outils numériques, à l’instar des stages d’observation en mode vidéo, pourraient être davantage utilisés par exemple.

Les jeunes gens se trouvant à la fin de leur scolarité, et qui devraient actuellement préparer la voie de leur avenir professionnel, sont aussi invités à prendre leurs responsabilités: parcourir le dernier kilomètre du chemin soutenu par l’Etat et balisé par les entreprises locales.

Pour les motiver, il est utile de rappeler qu’il reste encore de nombreuses places d’apprentissages à pourvoir en Suisse romande. Les offices des cantons ont mis en place des bourses «last minute» pour conclure un contrat avant l’automne 2020. A la clé: non seulement un emploi et probablement une progression de carrière presque assurée, comme l’attestent les dernières statistiques de l’OFS.

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AGEFI



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