Les dons électroniques surpassent les donations classiques

mercredi, 11.12.2019

En observant Warren Buffet ou Bill Gates, la philanthropie peut donner l’impression d’être réservée à nos riches ainés.

Alex Oktay* / Lorain Fornerod**

Cependant, les plus grosses attentes reposent désormais sur les Millennials, ou génération Y, et leur approche différente de la philanthropie.

En 2016 en Suisse, 65% des jeunes de 15-34 ans ont réalisé un don. Cette génération ultraconnectée, ayant grandi dans un environnement technologique sans précédent, pense et agit différemment de ses prédécesseurs. Sans surprise, les réseaux sociaux jouent un rôle prépondérant pour la génération Y et représentent près de 39% des sources d’inspiration en matière de donations selon une étude américaine récente.

Dans les décennies à venir, la génération Y recevra un héritage colossal des baby-boomers à succès. Impatients et à la recherche d’impacts concrets, les jeunes d’aujourd’hui souhaitent plus que jamais être informés et ressentir le pouvoir intrinsèque de leurs donations. De plus en plus entrepreneurs et constamment connectés via différentes plateformes (Nexus par exemple), les philanthropes de demain ont un réel potentiel de rénover la philanthropie de nos aînés.

L’avenir s’annonce cependant bien différent quant aux méthodes de don. Selon le Service suisse de certification pour les organisations d’utilité publique, les dons électroniques représentent déjà plus de 6 millions de francs de dons annuels tandis que les programmes de micro-dons et de crowdfunding représentent quant à eux plus de 2 millions de francs annuels. Bien que ces chiffres restent maigres en proportion du total des dons, ceux-ci sont en pleine croissance et promettent déjà d’impacter fortement la philanthropie de demain. 

Une chose est sûre: les Millennials ont déjà leur mot à dire en matière de philanthropie et leur fortune augmentera bientôt drastiquement. C’est dans un esprit collectif et connecté que les jeunes veulent influer sur le monde, poussés par un désir de faire le bien et réduire les injustices. Par conséquent, l’évolution de la philanthropie sera définitivement marquée par ces changements et par cette relève.

*Rédacteur en chef du journal HEConomist.ch / **Economiste et rédacteur pour HEConomist.ch






 
 

AGEFI



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