Rémunérations: les managers d'entreprises suisses gagnent le plus en Europe

mardi, 20.09.2016

En moyenne (médiane), les patrons des sept multinationales suisses recensées ont gagné l'an dernier 8,77 millions d'euros (9,60 millions de francs).

Avec 10,65 millions d'euros, le patron du groupe pharmaceutique bâlois Roche Severin Schwan dépasse le traitement de son concurrent de Novartis, Joseph Jimenez, qui se monte à 10,6 millions.

Les rémunérations des chefs des grands groupes suisses sont les plus élevées d'Europe. En moyenne (médiane), les patrons des sept multinationales suisses recensées ont gagné l'an dernier 8,77 millions d'euros (9,60 millions de francs).

Cela représente une augmentation de près de 15% par rapport à 2014, comme le montre l'étude de la société de conseils Willis Towers Watson portant sur 100 top-entreprises européennes et publiée mardi. Derrière les patrons suisses, les chefs espagnols sont ceux qui ont le mieux gagné (7,18 millions d'euros).

Ensuite, suivent les managers britanniques avec 6,78 millions d'euros et les Allemands, qui ont gagné en valeur médiane 5 millions. La tête du classement est détenue par Rakesh Kapoor, patron du groupe britannique de produits d'entretien et pharmaceutiques Reckitt Benckiser, qui a touché 20,85 millions d'euros.

Il devance le dirigeant du plus grand groupe brassicole au monde, Anheuser-Busch InBev, Carlos Brito, qui a gagné 13,8 millions d'euros. Sergio Ermotti, CEO du numéro un bancaire helvétique UBS, arrive à la troisième place avec 13,11 millions d'euros. Il se place devant le dirigeant du groupe pétrolier BP (12,86 millions).

Avec 10,65 millions d'euros, le patron du groupe pharmaceutique bâlois Roche Severin Schwan dépasse le traitement de son concurrent de Novartis, Joseph Jimenez, qui se monte à 10,6 millions.

Initiative Minder sans effet


Les rémunérations directes (sans versement à la retraite ou à des prestations accessoires) de tous les patrons des 74 plus grandes firmes européennes recensées ont augmenté de 6% à 5,77 millions d'euros. La moitié gagne plus que la valeur médiane et l'autre moins.

L'évolution favorable, dans plusieurs entreprises, a conduit à des primes plus élevées, a déclaré Olaf Lang, cadre dirigeant de Willis Towers Watson. En outre, il y a des hausses des salaires de base et des composantes incitatives à long terme.

La composition du top-100 des entreprises s'est modifiée en 2015, en raison de passages de témoin entre chefs en cours d'année. A l'exemple du Credit Suisse, qui a vu le patron changer en cours d'année 2015, Brady Dougan cédant sa place à Tidjane Thiam.

En Suisse, l'initiative Minder contre les rémunérations abusives permet certes de renforcer la participation des actionnaires à la fixation du niveau des salaires de la direction, mais jusqu'à présent, elle n'a eu aucune influence sur ceux-ci, a déclaré Olaf Lang à l'ats. L'ordonnance ne contient aucune règle, qui influencerait le niveau de la rémunération. - (awp)


 

 
 



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