Divina Proporzione

vendredi, 17.05.2019

En étudiant les travaux de Léonard de Vinci, les experts n’on vu que ce qu’ils ont voulu voir. Ils auront analysé les dessins du Vinci avec le regard de René Descartes. Ils auront zappé l’essentiel.

Pécub

Seul Léonard de Vinci peut comprendre la démarche de Léonard de Vinci. Quand Léonard reprend la vis sans fin d’Archimède, il lui vient spontanément à l’esprit la possibilité d’une double hélice. Léonard avait la vision tridimensionnelle. En fermant les yeux il faisant tourner les éléments dans sa tête, dans tous les sens. Cherchant le moyen de les emboiter, de les associer dans une perspective commune. Ceci ne peut pas se faire les yeux ouverts. La méthode des yeux fermés, Léonard l’aura intégrée lors de sa période d’apprentissage chez Andrea Del Verrocchio. La torsion bicaténaire, élémentaire mon cher Watson.

Dans la tête de Léonard de Vinci circulent à la vitesse de la lumière, sans ordre ni logique, la coquille d’un escargot, la forme des galaxies, la suite de Leonardo Pisano Fibonacci, l’organisation harmonieuse des pétales d’une rose, les spirales des pommes de pin, la géométrie et les mathématiques de son ami Luca Pacioli (1445-1517), le vocabulaire des Eléments d’Euclide. Points, cercles, lignes, surfaces, volumes, angles, cylindres, cônes, hypothèses, postulats, grandeurs, mesures, axiomes, théorèmes, triangles, rectangles, pentagones, polyèdres, l’espace. Un truc magique en plus, les chiffres arabes. Un tourbillon d’apprentissages, d’observations et d’expériences.

Léonard de Vinci a dans sa tête ce qu’il y a mis et ce qu’il va y mettre. Parce que quand Léonard a un vide, il va immédiatement chercher ce qu’il faut pour le combler. Avec obstination, rigueur et plaisir. Se passionnant pour tout, cherchant à comprendre, le travail d’une fourmi, la lumière du soleil, la force d’un cheval, l’algèbre de Scipione del Ferro (1465-1526), l’architecture de Marcus Vitruvius, le plus petit dénominateur de tout ça. La perfection est-elle cachée dans le pentagone régulier ?

Pourquoi le nombre de pétales d’une marguerite est-il toujours un nombre de Fibonacci ? Les mathématiques se cachent-elles dans la nature ? La racine carrée de deux. Le nombre d’or. Comment découvrir la connexion entre toutes les choses ?

Les dessins de Léonard de Vinci contiennent un secret. Pour le trouver, il faut dessiner, et encore dessiner. Sans compter, comme lui, sans jamais s’arrêter. Tôt ou tard, un Léonard de Vinci finira bien par trouver.






 
 

AGEFI



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