Difficile année pour Emirates, dont le bénéfice chute de 69%

jeudi, 09.05.2019

Emirates Airline, l'une des plus grandes compagnies aériennes du monde, a fait état jeudi d'une chute de 69% de son bénéfice net annuel, plombé par la flambée des prix du pétrole, un dollar fort et une concurrence féroce.

En dépit de la baisse du bénéfice, Emirates a investi 3,9 milliards de dollars l'an dernier dans de nouveaux appareils et équipements, et dans l'acquisition d'entreprises.

Le transporteur basé à Dubaï a dégagé un résultat de 237 millions de dollars (241 millions de francs) au terme de son exercice achevé le 31 mars et qualifié de "difficile", contre 765 millions de dollars il y a un an, précise un communiqué.

"2018-19 a été difficile et notre performance n'a pas été aussi bonne que nous l'aurions souhaité", a déclaré cheikh Ahmed ben Saeed Al-Maktoum, président et directeur général d'Emirates Group dans ce communiqué.

"La hausse des prix du pétrole et le raffermissement du dollar ont érodé nos bénéfices, alors que la concurrence s'est intensifiée sur nos marchés clés", a-t-il déclaré.

Le dirigeant a précisé que le raffermissement du dollar par rapport à la plupart des monnaies des principaux marchés d'Emirates avait érodé de 156 millions de dollars son bénéfice.
La facture de carburant de la compagnie aérienne a augmenté de 25% par rapport à l'exercice comptable précédent pour atteindre 8,4 milliards de dollars, soit la plus élevée jamais enregistrée par Emirates.

Emirates a déclaré avoir transporté 58,6 millions de passagers au cours de l'exercice comptable, soit presque le même nombre que l'année précédente.

En dépit de la baisse du bénéfice, Emirates a investi 3,9 milliards de dollars l'an dernier dans de nouveaux appareils et équipements, et dans l'acquisition d'entreprises.

Emirates a réduit en février sa commande d'Airbus A380 à 123 avions (-39 appareils), ce qui a conduit le constructeur européen à abandonner la production de ce type d'avion géant.

La compagnie aérienne a toutefois investi une partie des fonds pour commander 40 A330-900 et 30 A350-900 dans une transaction estimée à 21,4 milliards de dollars.
Au cours de l'année, Emirates a reçu sept A380 et six Boeing 777-300 neufs et a retiré 11 appareils de la circulation, portant sa flotte à 270 gros avions.

La compagnie aérienne a relevé qu'en dépit d'une concurrence féroce, elle avait réussi à augmenter ses revenus de 3% l'an dernier pour atteindre 26,7 milliards de dollars.
Elle a indiqué que ses résultats avaient également été affectés par une baisse de la demande mondiale de fret aérien et par la faiblesse du marché des voyages, en particulier au Moyen-Orient.(awp)






 
 

AGEFI



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