Difficile pour le luxe de se passer des touristes chinois!

jeudi, 16.07.2020

Piotr Kaczor

Le chiffre d’affaires trimestriel réduit de moitié (-47%) pour Richemont n’a, a priori, pas contribué à valider la meilleure résilience du modèle d’affaires du groupe genevois, notamment par rapport à celui de Swatch. Sur la base, du moins, des chiffres partiels du trimestre écoulé à fin juin, l’exposition accrue à la joaillerie et au commerce en ligne n’ont pas permis au numéro trois mondial du luxe de valoriser sa plus ample diversification par rapport aux revenus du pôle horloger, en recul de 56%.

Si la forte reprise des ventes observée en Chine tant pour Richemont, au dernier trimestre, que pour Swatch, au premier semestre, confirme le fort appétit des consommateurs chinois pour les grandes marques de l’horlogerie suisse et de la joaillerie, ce rebond est loin de suffire à compenser le manque à gagner induit par la quasi-absence des ventes aux touristes chinois de passage en Suisse. 

Cette exposition aux aléas du tourisme constitue d’ailleurs un risque non négligeable tant que les volumes et les marges n’ont pas renoué avec les niveaux pré-crise.

Les avis divergent quant à la rapidité de ce retour à la normale, suspendu à la maîtrise de la pandémie. La réapparition des touristes chinois en est une condition clé. Les géants du luxe disposent heureusement des ressources requises pour passer ce cap. A la faveur, pour Richemont par exemple, de 1,8 milliard d’euros de liquidités nettes et d’une part de fonds propres de 57%. 






 
 

AGEFI



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