Deutsche Bank face à une nouvelle requête en justice

mardi, 22.01.2019

Ce mardi midi, le titre de Deutsche Bank a cédé 3,68% à 7,69 euros, soit à nouveau près de son plus bas historique.

Le cours de Deutsche Bank, qui a perdu plus de la moitié de sa valeur en 2018, reste sur un parcours positif de 10,4% depuis janvier. (Keystone)

L'action Deutsche Bank reculait nettement mardi à la Bourse de Francfort, pénalisée par une requête devant la justice allemande portant sur 11 milliards d'euros (12,5 milliards de francs) d'indemnités et contestée par la première banque du pays.

À 12h25, le titre cédait 3,68% à 7,69 euros, soit à nouveau près de son plus bas historique, dans un marché en baisse de 0,53%.

Le cours de Deutsche Bank, qui a perdu plus de la moitié de sa valeur en 2018, reste sur un parcours positif de 10,4% depuis janvier, à la faveur de rumeurs sur une fusion avec sa dauphine Commerzbank.

Deutsche Bank et la banque privée Hauck & Aufhäuser font l'objet d'une requête déposée devant le tribunal régional de Francfort par le cabinet d'avocats allemand Tilp, qui leur réclame 11 milliards d'euros pour son client Hafez Sabet, un ex-homme d'affaires de Stuttgart.

Depuis des années, ce requérant, ancien négociant en tapis d'Orient, a échoué devant plusieurs instances en réclamant des comptes à Deutsche Bank, qu'il poursuit pour avoir précipité sa faillite survenue en 2004.

Les demandes de M. Sabet sont "totalement dénuées de fondement et les dommages réclamés sont absurdes", a déclaré un porte-parole de la banque interrogé par l'AFP.

L'homme d'affaires était propriétaire de terrains qu'il avait apportés en garantie de financements.

Ces biens de M. Sabet et de sa famille ont été démantelés à une valeur "largement sous-estimée" au profit des créanciers au moment de la liquidation judiciaire, accuse le cabinet Tilp. Les deux banques sont désormais accusées d'avoir agi de concert pour gagner un procès en réparation en 2013.

Deutsche Bank va se défendre "par tous les moyens", a ajouté son porte-parole. Cette affaire illustre à nouveau le fait que "le nom de notre maison (soit) instrumentalisé et endommagé par des méthodes injustes", a-t-il déploré.

La banque allemande, poursuivie pour les excès commis par ses banquiers d'investissement, a déjà eu maille à partir avec la justice aux États-Unis dans une litanie d'affaires soldées par des milliards de dollars d'amende.

Quant au cabinet Tilp, il croise déjà le fer avec le géant Volkswagen au nom d'actionnaires qui s'estiment floués par le scandale des moteurs diesel truqués. (ats)






 
 

AGEFI



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