Le café et le sucre ont excellé en 2016, le cacao rate son atterrissage

vendredi, 30.12.2016

Des récoltes insuffisantes de café et de sucre ont fait s'envoler les prix en 2016, tandis que le cacao, qui avait dans un premier temps profité d'une situation similaire, a vu ses prix s'effondrer en fin d'année.

Des récoltes insuffisantes de café et de sucre ont fait s'envoler les prix en 2016, tandis que le cacaoa vu ses prix s'effondrer en fin d'année.

Des récoltes insuffisantes de café et de sucre ont fait s'envoler les prix en 2016, tandis que le cacao, qui avait dans un premier temps profité d'une situation similaire, a vu ses prix s'effondrer en fin d'année.

"Les prix des matières premières agricoles ont grimpé en 2016, en partie grâce à la bonne performance des devises des pays émergents. Mais les récoltes des denrées exotiques (que sont le café, le cacao et le sucre) devraient s'améliorer en 2016-2017, alors que le phénomène El Nino avait affecté les récoltes de la saison écoulée", ont commenté les analystes de Capital Economics.

Le robusta, qui a atteint en juillet son plus haut niveau depuis début 2014, a gagné plus de 45% sur l'année, tandis que l'arabica, qui avait touché cet été son plus haut depuis début 2015, finit l'année sur une hausse bien plus modérée de quelque 8%.
L'arabica a donc signé une performance moins remarquable que le robusta, café traditionnellement considéré comme de moins bonne qualité.

"Nous estimons qu'une partie de ce changement est due à la façon dont la génération des +millenials+ (correspondant aux personnes nées à la fin du dernier millénaire) consomme du café. Ils sont plus ouverts à de nouvelles variétés, et surtout, ils boivent plus de tasses", ont estimé les analystes de Sucden Financial.
"Malgré la dépréciation du real brésilien, nous estimons que la hausse des prix du robusta est suffisante pour soutenir les prix de l'arabica", a jugé Rajesh Singla, analyste chez Société Générale.

"Le marché intérieur brésilien est important, et les inventaires sont faibles, donc les fermiers peuvent se permettre de conserver leurs récoltes et d'attendre que les cours remontent avant de vendre", a-t-il expliqué.

Le prix du sucre a augmenté de près de 29% en 2016, qu'il s'agisse de la tonne de sucre blanc qui s'échange à Londres ou de la livre de sucre brut vendue à New York.
Alors que la récolte 2015-2016 a vu les réserves diminuer à cause d'un déficit de l'offre, l'Organisation internationale du sucre (ISO) estime que la récolte 2016-2017 s'inscrira également en déficit.

"Ces deux saisons pourraient faire baisser les réserves mondiales de sucre de 11,1 millions de tonnes, ce qui pourrait contribuer à faire grimper les prix", a prévenu l'ISO.
"Nous restons neutre sur le sucre, qui a perdu de son intérêt avec la chute du real brésilien et le fait que le phénomène La Nina n'a pas pris d'ampleur", a cependant tempéré Rajesh Singla.
Après avoir grimpé à des niveaux très élevés cet été, profitant notamment sur sa cotation à Londres de la faiblesse de la livre pour atteindre ses plus hauts niveaux en six ans, les cours du cacao ont nettement reculé et s'inscrivent en baisse de près de 23% à Londres et de près de 34% à New York sur l'année.

"Les prix qui étaient annoncés en début d'année prenaient en compte une récolte très affectée par El Nino en 2016. Cependant, les prix ont d'ores et déjà chuté", ont commenté les analystes de Cocoanect.

La hausse des prix a en effet encouragé de nombreux producteurs à augmenter leurs récoltes, et la météo plus favorable laisse présager d'une forte hausse de l'offre.
"De plus en plus d'observateurs s'attendent à un surplus de l'offre pour la saison 2016-2017", ont prévenu les analystes de Commerzbank.

Sur le Liffe de Londres, la tonne de ROBUSTA pour livraison en mars finissait l'année à 2.138 dollars vendredi à 13H35 GMT, après avoir atteint en juillet 2.255 dollars la tonne, à son plus haut depuis mars 2014. Sur l'ICE Futures US de New York, la livre d'ARABICA pour livraison en mars valait 137,75 cents, après avoir atteint en novembre 175 cents, à son plus haut depuis janvier 2015.

A Londres, la tonne de SUCRE BLANC pour livraison en mars valait 524,20 dollars, après avoir atteint 619 dollars fin septembre, à son plus haut depuis août 2012. A New York, la livre de SUCRE BRUT pour livraison en mars valait 19,68 cents, après avoir atteint 23,90 cents début octobre, à son plus haut niveau depuis juillet 2012.

A Londres, la tonne de CACAO pour livraison en mars valait 1.747 livres sterling, après avoir atteint en juillet 2.518 livres sterling, à son plus haut depuis six ans. A New York, la tonne pour livraison en mars valait 2.158 dollars. (awp)


 

 
 



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