Delta veut participer au sauvetage d'Alitalia

mardi, 12.11.2019

Delta est prête à investir jusqu'à 100 millions d'euros pour prendre une participation de 10% dans la compagnie italienne Alitalia.

Alitalia a dû être placée sous tutelle en 2017, après le rejet par les salariés d'un plan de restructuration prévoyant 1700 suppressions d'emplois. (Keystone)

La compagnie aérienne américaine Delta a indiqué mardi qu'elle était prête à investir jusqu'à 100 millions d'euros (110 millions de francs) pour participer au sauvetage de son homologue italienne Alitalia, et à prendre une participation de 10%.

"Delta continue à travailler avec Ferrovie dello Stato (FS) et Atlantia, et confirme être prête à investir jusqu'à 100 millions d'euros pour une participation de 10% dans Alitalia", a indiqué à l'AFP une porte-parole du groupe, confirmant des informations de presse.

Le gouvernement italien a accordé un délai supplémentaire, jusqu'au 21 novembre, aux sociétés impliquées dans une tentative de reprise d'Alitalia pour mettre au point leur plan de sauvetage.

La société des chemins de fer nationale, Ferrovie dello Stato (FS), a déposé fin octobre 2018 une offre de reprise, en précisant vouloir le faire avec des partenaires. Mais constituer une alliance n'est pas simple.

Il y a un mois, le groupe autoroutier italien Atlantia (appartenant à la famille de Luciano Benetton) a confirmé sa volonté de participer au plan de sauvetage, mais à condition qu'il soit actionnaire minoritaire aux côtés d'une grande compagnie aérienne. FS a posé les mêmes conditions.

Parallèlement à l'intérêt de Delta, La presse italienne a régulièrement évoqué celui de Lufthansa.

Mais le groupe allemand a toujours eu le même discours à ce sujet.

"Notre position sur Alitalia n'a pas changé. Nous sommes intéressées par une nouvelle Alitalia restructurée. Nous ne sommes pas intéressés par l'Alitalia actuelle", a encore souligné la semaine passée le patron de Lufthansa, Carsten Spohr, à l'occasion de la présentation des résultats du groupe.

"Avant d'investir, il y a besoin d'une nouvelle entreprise Alitalia", avec des "éléments de restructuration" importants, a-t-il dit, en ajoutant estimer que "la superposition de marché rend plus intéressants des accords commerciaux" avec Alitalia.

Dimanche, dans un entretien au quotidien la Repubblica, le patron de FS, Gianfranco Battisti, a reconnu que "la partie n'est pas facile".

"Dans les prochains jours, nous recevrons les offres finales des partenaires aéronautiques potentiels", a-t-il expliqué. "Nous connaissons les plans de Delta, nous y travaillons depuis un an. Nous verrons l'offre de Lufthansa, et nous choisirons la meilleure solution".

"Nous espérons conclure en mars 2020" afin de lancer un plan de développement qui amènera une liaison ferroviaire dans dix aéroports italiens, a-t-il ajouté, en soulignant que l'objectif était d'avoir à la date butoir du 21 novembre "une clarté sur celui qui sera le partenaire industriel".

Fragilisée par la concurrence des compagnies low cost, Alitalia a dû être placée sous tutelle en 2017, après le rejet par les salariés d'un plan de restructuration prévoyant 1700 suppressions d'emplois. (awp)






 
 

AGEFI




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