Déficit de 8,6 millions pour la Ville de Lausanne en 2017

lundi, 09.04.2018

Déficitaire de 8,6 millions sur 1,9 milliard de charges, la Ville de Lausanne a réalisé un exercice très proche de l'équilibre.

La Municipalité de Lausanne va poursuivre sa gestion prudente dans un contexte économique et social fragile. (keystone)

L'exercice 2017 de la Ville de Lausanne présente un résultat proche de l'équilibre. Les comptes bouclent sur un léger déficit de 8,6 millions de francs au lieu des 40 millions prévus au budget. La Municipalité va poursuivre sa gestion prudente dans un contexte économique et social fragile.

"Pour la cinquième année consécutive, la Ville a pu financer l'entier de ses investissements", s'est réjoui lundi devant la presse le syndic Grégoire Junod. "Grâce à une gestion rigoureuse, on a réussi à continuer à investir et développer la Ville, tout en améliorant progressivement ses comptes".

Déficitaire de 8,6 millions sur 1,9 milliard de charges, l'exercice est très proche de l'équilibre. Il est en amélioration par rapport au budget qui projetait un excédent de charges de 40 millions, a poursuivi la municipale Florence Germond, directrice des Finances de la Ville.

Recettes fiscales solides

Dans le détail, les charges de fonctionnement sont stabilisées avec un accroissement de 1,4% (+25,3 millions). Cette augmentation prend en compte la mise en oeuvre du nouveau système de rémunération Equitas, financé à hauteur de 4,3 millions.

Au chapitre des recettes, les comptes présentent une progression de 1,3% (+23,2 millions) par rapport à 2016 grâce à des recettes fiscales solides. Les impôts des personnes physiques ont augmenté de 10,8 millions (+3%), des impôts à caractère conjoncturel de 5,5 millions (+11,4%). Les recettes fiscales des personnes morales sont restées stables (+0,8 million ou +8%), alors que l'on imaginait un tassement, a indiqué Mme Germond.

Investissements et grands projets

Cette législature concrétise les grands projets de métamorphose de la Ville. La marge d'autofinancement de 132,8 millions de francs a permis de couvrir intégralement les investissements réalisés durant l'année 2017 (132,5 millions). "On n'augmente pas la dette, ce qui est un élément très positif", a noté Mme Germond.

Le Centre sportif et le futur stade de la Tuilière ont cumulé à eux deux, près de 51 millions d'investissements en 2017. Ces infrastructures ont pu suivre le calendrier de construction prévu. Lausanne participe également en tant que commune actionnaire au chantier du futur centre sportif de Malley devisé à plus de 200 millions.

Petite enfance

La Ville a également investi 43 millions pour l'entretien de ses réseaux souterrains et 10 millions pour son espace public. Côté culture, un montant de 4,7 millions a été consacré à la rénovation du Musée historique et à la participation communale au nouveau Musée cantonal des Beaux-Arts.

Dans le domaine de la petite enfance, 1,8 million ont permis la création de 100 nouvelles places d'accueil dans le secteur préscolaire et 190 dans le parascolaire.

Stabilisation de la dette

La dette nette diminue légèrement à 1995 millions, en dessous des deux milliards, suivant la tendance marquée depuis 2012. Les centaines de millions investis dans la Caisse de pensions de la Ville de Lausanne ont été totalement absorbés, s'est réjouie Mme Germond. Avec 17'900 francs par habitant, on est quasi revenu au niveau du début des années 2000, note-t-elle.

La situation reste cependant fragile. De nombreux facteurs présentent des risques importants pour les finances communales, a averti Florence Germond. Parmi eux, les taux d'intérêt, l'évolution démographique et la RIE III cantonale. La réforme pourrait dès 2019 péjorer le budget communal de 11 à 23 millions de francs supplémentaires, en fonction de l'horizon de mise en oeuvre du projet fédéral.

Grégoire Junod a rappelé la pertinence des mesures mises en oeuvre pour la maîtrise du budget. "Cela ne réussit pas trop mal depuis 2012", a-t-il souligné. Il a notamment rappelé la mise sur pied d'un plan structurel d'amélioration qui permet d'économiser 40 millions annuels. Lancée en début de législature, une nouvelle démarche devrait aboutir à des optimisations pérennes pour 35 millions. (ats)






 
 

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