Les prix du pétrole poursuivent leur hausse

lundi, 10.04.2017

De fortes perturbations de la production continuent de doper les prix.

De fortes perturbations de la production continuent de doper les prix.

Les prix du pétrole poursuivaient leur hausse lundi en cours d'échanges européens, les perturbations de la production à travers le monde compensant une nouvelle hausse du nombre de puits actifs aux Etats-Unis.

Vers 10H05 GMT (12H05 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin valait 55,69 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 45 cents par rapport à la clôture de vendredi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour le contrat de mai gagnait 36 cents à 52,60 dollars.
Les cours de l'or noir, qui ont gagné 3% la semaine dernière, s'approchaient lundi de leur plus haut niveau en un mois atteint vendredi en séance.

"De fortes perturbations de la production continuent de doper les prix. Nous savions déjà pour les extractions canadiennes (où certains puits sont à l'arrêt depuis vendredi après un incendie, NDLR), mais le principal champ pétrolier de Libye est à nouveau au point mort", ont commenté les analystes de Commerzbank.

Alors que les membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) se sont engagés à limiter leur production sur les six premiers mois de 2017 pour rééquilibrer le marché mondial, la Libye avait été exemptée d'un tel effort, et sa production est scrutée par les marchés.
"Les objectifs qui ont été affichés par le directeur de l'entreprise pétrolière nationale libyenne, de 800.000 barils par jour fin avril, apparaissent désormais peu probables", ont estimé les analystes de Commerzbank.

Par ailleurs, les analystes continuaient d'estimer l'effet que pourrait avoir l'attaque aérienne américaine sur la Syrie de vendredi.
"Il faut prendre en compte les risques géopolitiques, d'autant plus que les réserves mondiales de pétrole commencent à reculer et que le marché ne connaît plus un surplus de la production massif", a prévenu Bjarne Schieldrop.

"Cependant, la Syrie n'est plus un grand producteur, et il faudrait que la situation s'envenime dans tout le Moyen-Orient pour que la production mondiale soit affectée", a-t-il pondéré.(awp)


 

 
 



Agrandir page UNE

agefi_1970-01-01_jeu_01
 


...