Le fabricant chinois de smartphones Xiaomi rachète des brevets à Nokia

mercredi, 05.07.2017

Dans un communiqué commun, les deux groupes ont indiqué avoir signé "un accord de collaboration" prévoyant des échanges croisés de brevets mais également l'acquisition par Xiaomi de brevets détenus par Nokia.

Dans un communiqué commun, les deux groupes ont indiqué avoir signé "un accord de collaboration" prévoyant des échanges croisés de brevets mais également l'acquisition par Xiaomi de brevets détenus par Nokia.

Le fabricant chinois de smartphones Xiaomi, en perte de vitesse, a annoncé mercredi avoir conclu un accord pour racheter un ensemble de brevets à l'équipementier finlandais Nokia, avec l'objectif de poursuivre son ambitieux développement international.

Dans un communiqué commun, les deux groupes ont indiqué avoir signé "un accord de collaboration" prévoyant des échanges croisés de brevets mais également l'acquisition par Xiaomi de brevets détenus par Nokia.

Les termes financiers de l'accord n'étaient pas précisés, pas plus que la nature des brevets concernés.

L'opération rappelait cependant un accord conclu l'an dernier il y a un an entre Xiaomi et Microsoft: le groupe chinois avait alors mis la main sur presque 1.500 brevets du géant américain de l'informatique, couvrant les communications sans fil, la vidéo et les technologies multimédia.

Nokia fournira par ailleurs à Xiaomi des équipements destinés aux "infrastructures en réseau" et les deux groupes travailleront de concert à des technologies de centres de stockage de données, ainsi qu'à d'éventuelles solutions communes dans les objets connectés, précise le communiqué.

Cet accord intervient à l'heure où Xiaomi cherche à conforter ses percées à l'étranger: il est notamment présent en Asie du sud-est, en Russie, et surtout sur le gigantesque marché indien.

Il réalise 1 milliard de dollars de chiffres d'affaires annuels en Inde, où il est devenu numéro trois des smartphones, après avoir essuyé dans le pays un retentissant contentieux avec le suédois Ericsson qui l'accusait d'avoir pillé ses technologies.

De l'avis des experts, il manquait à Xiaomi un portefeuille de brevets suffisamment musclé pour percer sur les marchés occidentaux, en séduisant un public exigeant et sans mésaventures judiciaires en termes de propriété intellectuelle.

Une lacune qu'il s'efforce visiblement de combler avec ces achats de brevets à Microsoft et Nokia.

Une façon également de reprendre l'ascendant sur le marché chinois, où il réalise encore l'écrasante majorité de ses ventes mais où il ne cesse de perdre du terrain.

Après avoir dépassé l'américain Apple et le sud-coréen Samsung au classement des ventes de smartphones en Chine, Xiaomi s'est vu éclipser par les nouveaux venus Oppo et Vivo et leur offre d'appareils à bas prix.

Au premier trimestre, Xiaomi ne contrôlait plus que 9% du marché local du smartphone, loin derrière le géant chinois des télécoms Huawei (20%), Oppo (18,2%) et Vivo (14,1%), et de nouveau devancé par Apple (9,2%), selon le classement du cabinet IDC.

Alors que Xiaomi misait initialement sur la vente de ses téléphones en ligne, le groupe s'est rallié récemment aux recettes plus traditionnelles de ses rivaux en annonçant l'ouverture d'ici à 2019 en Chine d'un millier de magasins en dur.(awp) 


 

 
 



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