Un masque recommandé dès qu’on se retrouve un peu trop près des autres

jeudi, 30.04.2020

Dans le contexte de la pandémie de nouveau coronavirus, l’OFSP recommande désormais le port du masque dans les situations où on ne peut pas garder ses distances.

L'OFSP conseille à tous ceux qui ne peuvent pas garder une distance de deux mètres avec les autres personnes, par exemple dans les transports publics, de porter un masque de protection. (Keystone)

Les consignes en matière de distance vis-à-vis des autres restent les plus importantes. Mais dans les situations qui ne permettent pas de les observer, l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) recommande désormais le port d'un masque. La structure a d’ailleurs mis une vidéo en ligne montre comment le porter et l'éliminer correctement.

La campagne de protection contre le nouveau coronavirus se pare désormais de rose et mentionne cette nouvelle indication de port du masque en cas de manquement au respect des distances sociales. Le reste des règles d'hygiène et de conduite restent valables malgré l'assouplissement progressif des mesures décidé par le Conseil fédéral.

La population est donc, dans la mesure du possible, appelée à continuer à travailler à la maison puisque le but est de réduire les contacts. Elle doit également continuer à se laver soigneusement les mains, éviter les poignées de main, tousser et éternuer dans un mouchoir ou dans son coude. A noter qu’il faut toujours téléphoner avant d'aller chez le médecin ou aux urgences.

Une nouvelle obligation qui convainc

Les Suisses voudraient rendre le port du masque obligatoire dans de nombreuses situations: 62% des 1682 sondés par l'institut Sotomo veulent que ce soit le cas dans les transports publics, 53% dans les magasins, mais 37% seulement au travail. La proportion des Suisses qui souhaitent obliger les prestataires de services ne pouvant pas respecter les distances minimales à porter un masque atteint 87%, selon un sondage rendu public jeudi. Dans ce contexte, 76% des clients ou patients devraient aussi porter un masque.

Deux sondés sur cinq veulent également rendre le masque obligatoire dans les écoles et établissements de formation. Ils sont trois sur dix à vouloir obliger le port de cette protection dans l'espace public. La Suisse alémanique se montre généralement plus timorée que les autres régions linguistiques sur la question de porter obligatoirement un masque.

Peu portés jusqu’ici

Actuellement, 83% des sondés ne portent pas de masque d'hygiène dans l'espace public. A l'inverse, ils ne sont que 4% à arborer tout le temps cette protection dans ce contexte et 12% à y recourir parfois. De fortes variations traversent les régions linguistiques: ils sont 88% à ne jamais porter de masque en Suisse alémanique, 75% en Suisse romande et 50% au Tessin.

Le masque n'est pas la panacée aux yeux des sondés. Moins de la moitié d'entre eux (47%) jugent qu'il s'agit avant tout d'une mesure complémentaire servant avant tout à réduire la propagation du nouveau coronavirus par les personnes infectées. Seuls 10% croient que les masques offrent une protection élevée contre une contamination. Malgré cela, une personne interrogée sur cinq est d'avis que beaucoup plus de gens devraient porter des masques en Suisse. La même proportion pense exactement l'inverse.

La difficulté de se procurer des masques vient en tête des préoccupations pour 40% des personnes ayant participé au sondage. Suivent la crainte que le personnel médical et infirmier manque de masques si la population doit en porter (27%), devant le prix des masques (26%) et le manque d'efficacité de la protection (19%). D'autres préoccupations, tels que le manque de confort ou le regard des autres sont davantage secondaires, même si ce dernier point rencontre un écho plus important en Suisse alémanique. (ATS)






 
 

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