Powell et Jordan n'entrevoient pas de récession mondiale

samedi, 07.09.2019

Dans le cadre d'un colloque organisé à l'université de Zurich, Thomas Jordan, le président de la Banque nationale suisse (BNS), et son homologue américain Jerome Powell à la tête de la FED, ont affirmé ne pas craindre une récession.

Selon Jerome Powell de la FED, l'économie des Etats-Unis se porte bien et se trouve dans sa 11e année de croissance. (Keystone)

Les patrons des banques centrales suisse et américaine n'entrevoient pas de récession au niveau mondial, alors que les signes d'un refroidissement de la conjoncture mondiale se multiplient.

Thomas Jordan, le président de la Banque nationale suisse (BNS), et son homologue américain Jerome Powell, à la tête de la Réserve fédérale (Fed), s'exprimaient vendredi soir dans le cadre d'un colloque organisé à l'université de Zurich.

Selon M. Powell, l'économie des Etats-Unis se porte bien et se trouve dans sa 11e année de croissance, une phase de progression économique inédite par sa longueur. Le patron de l'institut d'émission table sur une croissance américaine modérée, un marché de l'emploi solide et un niveau d'inflation se rapprochant de la cible de 2% visée par la Fed.

Malgré ces indicateurs positifs, il existe des risques importants pouvant conduire à un ralentissement économique ou une inflation durablement faible. L'économie mondiale perd ainsi continuellement du terrain depuis 2018, notamment en Chine, en Allemagne et dans le reste de l'UE.

Fin juillet, la Fed avait abaissé sur principal taux directeur de 0,25 point de pourcentage dans une fourchette de 2% à 2,25%, afin de soutenir la croissance économique. La prochaine décision de politique monétaire de la banque centrale américaine est attendue le 18 septembre. Dans ce contexte, la Fed est disposée à agir de manière "convenable" afin de soutenir la croissance, a souligné M. Powell.

Le président de la BNS, Thomas Jordan, ne table pas quant à lui sur une récession mondiale ou en Suisse. Les incertitudes actuelles - le litige commercial entre les Etats-Unis et la Chine et le Brexit - pèsent cependant sur l'économie.

Revenant sur les critiques virulentes du président américain Donald Trump à son encontre, M. Powell a indiqué ne pas regretter d'avoir pris les commandes de la Fed. "Il existe une éthique et une morale très élevée chez nos employés", a insisté Jerome Powell, ajoutant que ses décisions n'étaient pas dirigées par la politique.

"Les facteurs politiques ne jouent absolument pas de rôle dans nos décisions. Mes collègues et moi ne pourrions pas le tolérer", a dit M. Powell. (awp)






 
 

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