Daniel Ducrey: "Il devient difficile d'acquérir des biens à bas prix"

lundi, 25.11.2019

La concurrence est rude, car il y a peu d'alternatives de placement, selon Daniel Ducrey, CEO de la société immobilière Mobino.

"Nous investissons par opportunité, et non par nécessité", a déclaré Daniel Ducrey, CEO de la société immobilière Mobino.

Les taux bas ne gênent pas Mobimo, au contraire. "Cela nous permet d'améliorer notre rentabilité", relève le directeur général (CEO) de la société immobilière Daniel Ducrey dans une interview publiée lundi dans Le Temps.

A la question de savoir comment Mobimo gère "l'environnement de taux bas", M. Ducrey souligne qu'il permet à son entreprise "de progressivement renouveler des emprunts, obligataires ou bancaires, à des taux meilleur marché", ce qui améliore la rentabilité.

Au premier semestre, illustre-t-il, le taux d'intérêt moyen que Mobimo payait était de 1,88%, contre 2,01% en 2018. "Mais, cela dit, nous n'avons aucune volonté de nous endetter davantage", précise le CEO.

D'une façon générale, le dirigeant ne veut pas participer à la surenchère lorsqu'il s'agit de faire face à la forte concurrence des caisses de pension et des assureurs dans l'acquisition de nouveaux immeubles locatifs.

"Nous investissons par opportunité, et non par nécessité", dit-il. M. Ducrey entend procéder par petites touches pour faire évoluer un portefeuille de plus de 3 milliards de francs d'actifs "vers plus d'urbanité, plus de durabilité et une différenciation par la qualité des services".

Concernant le taux de vacance, Daniel Ducrey souhaite voir descendre à terme cette valeur autour des 4%, contre les 4,3% actuels (pour les logements et bureaux). Mais en attendant un recul, "le taux devrait monter un peu ces prochains mois", précise-t-il.

Et de cibler les priorités de la société: "Les grandes villes, Zurich, Berne, Saint-Gall, Bâle, Genève ou Lausanne, ont des taux de vacance bas et restent par conséquent nos cibles prioritaires de développement. C'est là que nous voulons être."

Rude concurrence

Cependant la concurrence est rude. "Il devient difficile d'acquérir des biens à bas prix. Il y a peu de ventes et beaucoup d'acheteurs qui, dans le contexte actuel, n'ont pas d'alternatives de placement."

Questionné sur le site du Flon, à Lausanne, dont Mobimo est propriétaire, M. Ducrey relève "vouloir tout mettre en oeuvre pour conserver une grande mixité dans ce quartier. Le MAD (concerts, soirées clubbing), les magasins Pompit Up et Maniak et quelques autres enseignes qui étaient déjà présentes auparavant en sont les témoins".

Le patron de Mobimo révèle en outre que sa société, en Suisse romande, est encore impliquée dans le projet de la Rasude, à côté de la gare de Lausanne. "Avec notre partenaire CFF Immobilier, nous travaillons sur la finalisation de la rédaction du plan d'affectation qui sera déposé par la ville de Lausanne au canton pour l'examen préalable". (awp)






 
 

AGEFI




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