Le SMI vire au rouge

mardi, 18.04.2017

Credit Suisse (-0,8%) est au centre de l'attention et figurait parmi les plus grands perdants pour commencer cette semaine écourtée. UBS (-0,7%) ne fait guère mieux.

Credit Suisse (-0,8%) est au centre de l'attention et figurait parmi les plus grands perdants pour commencer cette semaine écourtée. UBS (-0,7%) ne fait guère mieux.

La Bourse suisse a commencé la séance de mardi après Pâques en hausse, mais elle a rapidement viré au rouge. Les indices bien orientés n'ont ainsi pas été d'une grande utilité : en dépit de la nervosité due à la situation tendue en Corée du Nord et à la victoire du président Erdogan en Turquie, les actions américaines ont clairement progressé lundi de Pâques et les indices du Japon étaient également positifs mardi. Credit Suisse et Gam retiennent actuellement l'attention, le premier après que la direction a renoncé à une partie de sa rémunération variable et le second en raison du conflit qui oppose le conseil d'administration à l'investisseur RBR.

Le SMI était soutenu par les bonnes données conjoncturelles chinoises. La croissance du premier trimestre s'est avérée plus forte que prévu. La situation conjoncturelle continue à se présenter sous un jour favorable, a commenté un analyste de la Banque cantonale de Zurich (ZKB). Après les fortes hausses qui ont suivi l'élection de Donald Trump aux Etats-Unis, les investisseurs se sont montrés plus prudents depuis fin février. De plus, l'adage "sell in May" incite à la prudence. Les prochaines élections en France freinent également quelque peu l'enthousiasme, a ajouté la banque cantonale.

A 9h30, Le SMI baissait de 0,17% à 8613,07 points. Le SLI cédait 0,21% à 1371,86 points et le SPI perdait 0,13% à 9692,92 points. Parmi les 30 titres les plus importants, deux tiers étaient en baisse.
Credit Suisse (-0,8%) était au centre de l'attention et figurait parmi les plus grands perdants pour commencer cette semaine écourtée. Après que la banque a annoncé Vendredi Saint que la direction renonçait à une partie de sa rémunération variable, une démarche expliquée dans la presse du week-end par le président du conseil d'administration Urs Rohner, l'institut a publié mardi des sujets de discussions au niveau des rémunérations corrigés pour la prochaine assemblée générale. Il n'est cependant pas encore sûr que le rapport sur les rémunérations soit accepté lors de la prochaine assemblée générale.

UBS (-0,7%) ne faisait guère mieux. Les titres des grandes banques sont de plus suivis avec attention, étant donné que Bank of America et Goldman Sachs publieront leurs résultats du premier trimestre cet après-midi. Julius Bär (-2,2% ou -1,06 CHF) prenait la tête des perdants, mais ceci est à mettre uniquement sur le compte du versement du dividende de 1,20 CHF.
ABB cédait 0,7%, avant la présentation de ses résultats trimestriels jeudi. Le conglomérat industriel zurichois a essuyé la fronde d'une part inhabituellement importante de son actionnariat la semaine dernière, en matière de rémunération de sa direction ou encore de décharge pour le conseil d'administration.
Bâloise (+0,6%) et Schindler (+0,4%) affichaient les meilleurs performances parmi les grosses capitalisations.

Roche grappillait 0,2% après avoir obtenu pour Tecentriq une homologation restreinte mais en première ligne aux Etats-Unis. Novartis (-0,2%) à l'inverse ne parvenait pas à capitaliser sur les nouvelles de son incubateur de produits.
Sur le marché élargi, GAM prenait 0,4% après ses résultats trimestriels. Le gestionnaire de fortune zurichois demeure empêtré dans son imbroglio avec l'actionnaire minoritaire RBR, qui revendique le soutien de plusieurs cabinets de conseil américains dans sa tentative de remodeler le conseil d'administration et la direction.

Von Roll s'envolait de 9,5%, poursuivant sur sa lancée de la semaine dernière.(awp)


 

 
 



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