We will never surrender

lundi, 11.05.2020

Coronavirus XIX est appelé à régner. Le Roi Corona n’est pas un vulgaire virus, il a des ancêtres et espère une robuste descendance.

Pécub

Coronavirus XIX est appelé à régner. Araignée ? Quel drôle de nom, pourquoi pas punaise, libellule ou papillon. Le Roi Corona n’est pas un vulgaire virus, il a des ancêtres et espère une robuste descendance. Son précepteur, François de La Rochefoucauld lui a enseigné les bases essentielles pour assoir définitivement son pouvoir. Sagesse d’une implacable lucidité, nous ne trouvons guère de gens de bon sens que ceux qui sont de notre avis, nous promettons selon nos espérances, et nous tenons selon nos craintes. Ironie mordante du possible et du nécessaire, le sujet humain croit en ce qu’il a envie de croire et ne perd pas son temps à chercher plus loin. Il jette la patate chaude dans les mains du chef de crise et va se confiner dans son coin en attendant que le mal passe.

La pensée unique nous a conduits au sujet unique, la pandémie et ses effets adverses sur la vie des humains. Les barrières sanitaires deviennent passage obligé. Et pourtant l’histoire nous aura démontré l’inutilité des murs d’Hadrien, des Grandes Murailles, des lignes Maginot. Si l’adversaire est interdit de circuler par devant, il circulera par-dessus, par-dessous, ou par derrière. Le microbe n’est pas un simple pékin, il a toutes les audaces d’un William Wallace, toutes les fourberies d’un Sun Tsu, toutes les résistances d’un Winston Churchill, toutes les ardeurs envahissantes d’un Attila. Vanité stérile de croire pouvoir le vaincre, il a survécu au Maitre Ignace Philippe Semmelweis (1818-1865), il survivra aux élèves.

Le naturel et l’artificiel, les microbes dotés d’un projet, les épidémies qui se reproduisent, la métaphysique scientiste, le matérialisme de la biosphère dialectique, la faillite prévisible de l’illusion anthropocentriste, l’interprétation du message anatomique, l’utilité démontrée du lavage des mains, les protocoles prophylactiques, l’ADN de l’esprit Semmelweis, rien n’y fera, Ignace Philippe n’arrivera pas à convaincre ses confrères médecins sceptiques. Freiné par l’inertie, la jalousie, des professionnels bien en place, Semmelweis sera interné dans un hôpital psychiatrique. La théorie des maladies microbiennes sera élaborée après sa mort. Quelques 150 ans plus tard, toujours en santé, les germes pathogènes de dernière mutation glissent à l’oreille des savants qui veulent bien entendre, « we will never surrender ».

Le message est clair et septique.






 
 

AGEFI



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