Comment recycler les avions?

dimanche, 19.04.2020

Pécub

Le monde d’après-demain commence le 26 avril pour les Suisses, le 11 mai pour certains Français, avant-hier pour les Chinois, jamais pour trente millions de chômeurs américains. Aucune certitude, que des à-peu-près. Une chose est cependant confirmée, il y a trop d’avions. Si raisonnablement, notre système à bout de souffle peut, au forceps évidemment, en faire voler un tiers, qu’allons-nous bien pouvoir faire des deux-tiers restants, momifiés sur les tarmacs ? De plus, les millions de barils de kérosène surproduits devenus inconsommables, n’augurent que calamités et désolations chez les producteurs mono-fonction. De plus encore, les centaines de milliers d’hôtels en bords des plages titanesques vidés de leurs foules sentimentales et touristiques, on en fait quoi ? La flemme ou l’audace ?

Les alliages aux qualités physiques révolutionnaires, les moteurs aux performances mécaniques de poussée antigravitationnels, les tableaux de bord surchargés d’instruments à mesurer le zéro et l’infini, les machines à café gyroscopiques, les sièges ergonomiques, les tubes à oxygène anti-pandémiques, les câblages 6G, de nos Airbus, de nos Boeing, de nos Antonov, bons pour la déchetterie ? Inimaginable. On est mal. On est vraiment mal.

Et alors ? Et alors ? Zorro est arrivé, hé-hé, avec sous son chapeau ses bonnes idées. Ces avions nous allons les recycler. Ils garderont leurs fonctions premières, à un autre rythme et à une autre vitesse cependant. Paris-Berlin en quatre heures. Stockholm-Barcelone en cinq heures. Moscou-Pékin en onze heures. New-York-Los Angeles en douze heures. Mexico-Caracas en sept heures. Cayenne-Rio en huit heures. Le Caire-Johannesburg pour quelques heures de plus. Comment, on coupe les ailes aux avions, on déplace les moteurs et on transforme le fuselage en train suspendu. Un monorail à réaction. Trois fois la vitesse du TGV. On utilise les tracés des chemins-de-fer existants quand cela est pertinent. Moins coûteux que le tube-tunnel, moins coûteux que décollage et atterrissage. Plus besoin d’aéroports. L’avion devient train suspendu à grande vitesse pratique et populaire.

Pour les marchandises, on ressort des cartables le dirigeable. Sous les baudruches à hélium, nos carlingues, soutes à fret, fruits, légumes, produits manufacturés et bagages. Rien ne change et tout change, en plus lent certes, mais tellement plus durable, et tellement moins cher.

Check completed, on vient de sauver l’aéronautique.






 
 

AGEFI



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