Pour le patron de Starrag, 2020 sera une nouvelle année de transition

lundi, 30.09.2019

Christian Walti, CEO depuis une année de Starrag, estime qu'il faudra encore du temps avant que la rentabilité de l'entreprise atteigne le niveau souhaité.

Christian Walti a repris les rênes de l'entreprise il y a environ une année en qualité de directeur général.

Le constructeur de machines-outils Starrag se trouve toujours en pleine phase de restructuration. Selon Christian Walti, qui a repris les rênes de l'entreprise il y a environ une année en qualité de directeur général (CEO), l'entreprise est sur la bonne voie.

Dans un entretien à AWP, le dirigeant prévient toutefois qu'il faudra encore du temps avant que la rentabilité, notoirement affaiblie ces dernières années, atteigne le niveau souhaité. Une marge d'exploitation "raisonnable" est attendue pour 2022.

L'accès de faiblesse de l'industrie allemande n'inquiète pas outre mesure le CEO de Starrag, qui évoque la demande stable dans l'ensemble des régions. "Comme nous ne construisons pas de machines pour l'industrie automobile, la situation se présente moins morose", fait-il valoir.

Relevant que pléthore d'analystes et d'experts prédisent des jours sombres au secteur automobile, le patron souligne que le groupe est présent surtout dans les segments moins affectés des camions, des machines agricoles et des véhicules de chantier. Parallèlement, Starrag mène actuellement une restructuration de ses activités en Allemagne, qui se traduira par la suppression de près de 150 postes de travail sur le site de Mönchengladbach.

Christian Walti signale une demande élevée de la part de certains secteurs, comme l'aéronautique, qui est devenu le deuxième débouché de l'entreprise. Apparemment, ce segment n'aurait pas souffert des vicissitudes du constructeur Boeing. "Malgré les difficultés de Boeing, la demande aux Etats-Unis est intacte", assure-t-il.

Selon lui, 2020 sera nouvellement une année de transition: "les mesures en Allemagne se déroulent certes comme prévu, mais la plupart des collaborateurs touchés ne quitteront l'entreprise qu'au cours de l'année à venir". Par ailleurs, "la durée des projets actuels est longue et la standardisation de certains produits nécessite du temps", explique-t-il, soulignant que le gros des mesures prévues devrait avoir été finalisé d'ici 2021. (awp)






 
 

AGEFI




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