Faire comme l'homme oiseau

vendredi, 11.01.2019

Chaque enfant qui naît est un Léonard de Vinci en devenir. De quoi sauver mille fois la planète bleue et s’envoler par la fenêtre en habiter des jaunes, des vertes, des roses et des Terre-de-Sienne.

Pécub

L’homme oiseau, ou la femme oiseau, ou vol au-dessus des altitudes mentales, la joie de se laisser surprendre par les multiples réseaux de l’araignée. La liberté de l’imagination réticulaire pluridimensionnelle. La pensée arborescente accélérée à plus vite que la lumière, seul l’homme oiseau de Léonard de Vinci peut le faire. Parce qu’il a été inventé pour cela. Passer d’un réseau mental à l’autre en tricotant les toiles d’araignées entre elles. Voler vers l’infini, de soleils en galaxies, sans jamais se poser.

En première réalité, oui l’homme oiseau est l’ancêtre de la fusée. Cependant le rêve de Léonard ne s’arrête pas à ce premier pas. Voltiger à l’aveugle jusqu’à l’accident, la rencontre improbable, d’Einstein, de Charlie Chaplin, de Jimmy Hendrix ou d’Hippocrate. Des moments providentiels de partage sur l’avenir de la planète, le ressenti humain du dauphin ou le poids céleste de la baleine.

Les cahiers secrets de Léonard, j’évoque ici ceux qui sont restés secrets, ces cahiers qui ne seront jamais dans les musées tristes et poussiéreux, ces cahiers vivants qui réapparaissent à la naissance de chaque enfant, remplis de pages blanches à dessiner et à écrire. Chaque enfant qui naît est un Léonard de Vinci en devenir. De quoi sauver mille fois la planète bleue et s’envoler par la fenêtre en habiter des jaunes, des vertes, des roses et des Terre-de-Sienne.

En Amérique un petit américain qui naît il parle l’américain. En Chine un petit chinois qui naît il parle le Chinois. En Suisse un petit suisse qui naît il parle le suisse. En Papouasie un petit papou qui naît il parle le papou. En Léonardevincie, un petit Léonard de Vinci qui naît, il ne parle pas, il dessine. A la condition qu’on lui donne du papier et un crayon.

Il passera d’un sujet à un autre, sans réfléchir, motivé par le plaisir. Un soleil, une fleur, la maison, la voiture de maman, la machine à coudre de papa, un serpent de mer, le chat, l’empreinte carbone, un arbre à oxygène, un lapin de mer, du vide, une route, un pont, une grenouille, un homme-oiseau.

On jette définitivement la gomme, on taille le crayon et on continue.

Warning espoir, il y a plein d’enfants oiseaux sur les radars.

Chaque semaine dans l'Agefi, retrouvez la rubrique "dans la tête de Léonard de Vinci", par Pécub.

 

 






 
 

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