Karin Keller-Sutter candidate au Conseil fédéral

mardi, 09.10.2018

C'est officiel. La conseillère aux Etats Karin Keller-Sutter se porte candidate à la succession de Johann Schneider-Ammann.

Karin Keller-Sutter tentera pour la deuxième fois d'obtenir un siège au Conseil fédéral. (keystone)

Karin Keller-Sutter (PLR/SG) se lance dans la course au Conseil fédéral. La présidente du Conseil des Etats l'a annoncé mardi après-midi dans son fief de Wil. La St-Galloise brigue l'investiture libérale-radicale pour la succession de Johann Schneider-Ammann.

"Après avoir consulté mon mari, ma famille, mes amis et mes compagnons de route politiques la semaine dernière, j'ai décidé, après mûre réflexion, de me mettre à la disposition de mon parti pour une candidature à l'élection au Conseil fédéral", a déclaré Karin Keller-Sutter aux médias. "Ce serait un honneur et une joie de représenter mon canton et la Suisse orientale au gouvernement."

Agée de 54 ans, Karin Keller-Sutter siège à la Chambre des cantons depuis sept ans. Elle est considérée comme la favorite de cette élection. Les pressions sont fortes pour que son parti mise sur un ticket unique portant son nom.

Dame de fer adoucie et bilingue

Ministre st-galloise de la sécurité de 2000 à 2012, elle a fait acte de candidature une première fois au Conseil fédéral en 2010, pour succéder à l'Appenzellois Hans-Rudolf Merz. Sa défaite face à Johann Schneider-Ammann constituait alors une surprise. Championne de la promotion des femmes, la gauche a pourtant préféré soutenir l'entrepreneur face à la "dame de fer" en matière d'immigration.

Aujourd'hui, la gauche ne considère plus Karin Keller-Sutter comme une alliée de l'UDC. Le binôme st-gallois qu'elle compose au Conseil des Etats avec le président de l'USS Paul Rechsteiner s'illustre par son harmonie et son pragmatisme. La libérale-radicale a convaincu des parlementaires en dehors des rangs de son parti en s'attaquant à des dossiers comme la santé ou l'UE.

Parfaitement bilingue, Karin Keller-Sutter a suivi une partie de sa scolarité à Neuchâtel. Interprète et traductrice, puis enseignante dans une école professionnelle, elle dispose d'un bagage universitaire en sciences politiques et en pédagogie.

Deux papables renoncent

Au sein du PLR, deux autres candidats potentiels ont déjà renoncé à se lancer dans la course au gouvernement. Le conseiller aux Etats appenzellois des Rhodes-Extérieures Andrea Caroni a jeté l'éponge la semaine dernière, invoquant une charge de travail incompatible avec ses responsabilités familiales.

Il a même plaidé en faveur d'une candidature de sa collègue Karin Keller-Sutter. "Notre gouvernement a besoin d'une présence plus forte de la Suisse orientale, de femmes et surtout de personnalités fortes et compétentes", avait-il expliqué.

Autre personnalité pressentie au PLR, la ministre zurichoise de l'économie Carmen Walker Späh ne veut pas non plus devenir conseillère fédérale. Elle explique son refus par ses fonctions au gouvernement zurichois. (ats)






 
 

AGEFI



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