Le drone de Nivitec repère les victimes d’avalanche

dimanche, 02.06.2019

En lice pour le prix de la BCVs, Nivitec qui développe un drone de détection de victimes d’avalanche.

Sophie Marenne

Vincent Bontempelli, Stéphanie Ferreira & Jonathan Michel. Rapide et agile, leur drone facilitera le travail des sauveteurs.

Pourquoi ne pas utiliser un drone pour faire de la recherche en cas d’avalanche? C’est de cette idée simple qu’est née la start-up Nivitec, portée par Vincent Bontempelli, Jonathan Michel et Stéphanie Ferreira. Les trois fondateurs ont d’abord approfondi ce projet dans le cadre de leurs études, puis, ils se sont lancés professionnellement en septembre dernier. «Concrètement, nous cherchons à intégrer la technologie DVA, qui détecte les victimes avalanche, sur un drone professionnel afin qu’il trouve les victimes, portant un émetteur, à l’aide d’un algorithme de recherche optimisé», décrit cette dernière.

Augmenter les chances de survie des personnes ensevelies

La plus-value évidente de cette invention est un beau gain de temps, par rapport à une recherche humaine, entrainant l’augmentation des chances de survie des individus ensevelis. Les atouts du drone, par rapport à une recherche au sol et manuelle: son habileté à survoler sans contrainte un lieu d’avalanche, sa rapidité de calcul, la détection simultanée de multiples victimes et la réduction des risques encourus par les sauveteurs. «Dès l’alerte lancée, notre engin pourra se rendre rapidement sur place. Il détectera ainsi un maximum de victimes avant même l’arrivée des sauveteurs», explique Stéphanie Ferreira. La jeune entreprise vise une double clientèle: les domaines skiables et les sociétés de secours héliportés.

Nichée au sein de l’Espace Création de Sion, la jeune pousse bénéficie du soutien de l’incubateur de la fondation The Ark, ainsi que de la Haute Ecole d’Ingénierie de Sion par le biais de son programme d’aide à l’entrepreneuriat. «Nous avons également établi un partenariat avec Air-Glaciers et IG Group SA à Sion. De plus, nous sommes entrés dans le programme BREF-First Ventures de Gebert Rüf Stiftung auprès duquel nous avons soulevé 149.000 francs pour un an.» Les fondateurs espèrent pouvoir déployer un prototype fonctionnel l’hiver

Lire également:






 
 

AGEFI



...