Coronavirus: lancement en Suisse d'un essai clinique de traitements préventifs

jeudi, 23.04.2020

Cet essai est lancé par les Hôpitaux Universitaires de Genève, l'Hôpital Universitaire de Bâle et l'Institut tropical et de santé publique suisse (Swiss TPH).

L'étude baptisée CoPEP sera proposée à des membres d'une famille ou à des collègues qui auraient été en contact rapproché avec une personne dont l'infection au Covid-19 a été dûment documentée. Du personnel de santé sera également inclus.

Une étude clinique va être lancée en Suisse afin d'étudier l'impact de traitements préventifs contre le nouveau coronavirus. Cet essai testera l'efficacité de l'hydroxychloroquine, médicament antipaludéen bien connu, de l'anti-VIH lopinavir/ritonavir et d'une surveillance étroite chez des personnes ayant été en contact rapproché avec des patients infectés.
Ce essai est lancé par les Hôpitaux Universitaires de Genève, l'Hôpital Universitaire de Bâle et l'Institut tropical et de santé publique suisse (Swiss TPH), indique un communiqué commun publié jeudi.

L'étude baptisée CoPEP sera proposée à des membres d'une famille ou à des collègues qui auraient été en contact rapproché avec une personne dont l'infection au Covid-19 a été dûment documentée. Du personnel de santé sera également inclus.
Chacun des participants sera affecté de manière aléatoire à l'un des trois groupes prévus. Dans le premier groupe, les participants recevront une dose unique d'hydroxychloroquine. Les sujets du second groupe recevront une association de lopinavir/ritonavir pendant cinq jours. Ceux du troisième ne recevront pas de médicaments, mais bénéficieront d'une surveillance clinique étroite.

Tous les participants seront suivis quotidiennement, afin de détecter s'ils présentent des symptômes du Covid-19. Trois semaines après le début de l'étude, ils seront de nouveau contactés, afin de contrôler s'ils ont ou non développé une infection et, si oui, quel est son degré de sévérité.

Atténuer les vagues suivantes

"Si l'un des deux médicaments ou les deux se révélaient efficaces, cela nous permettrait de réagir rapidement lorsque de nouveaux cas apparaîtront. Nous pourrions ainsi atténuer les deuxième et troisième vagues tant redoutées de la pandémie", confie Niklaus Labhardt, chef du groupe de recherche au Swiss TPH, cité dans le communiqué.
Alexandra Calmy, médecin cheffe de l'Unité VIH du Service des maladies infectieuses des HUG, qui dirige cette étude, ajoute: "La prophylaxie post-exposition pourrait être une approche pragmatique pour contenir ou ralentir les nouvelles épidémies à un stade précoce."






 
 

AGEFI



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