Billag (Callpoint) travaillera en partie pour Serafe

mercredi, 05.12.2018

Callpoint, qui a repris Billag, a décroché un contrat avec la firme zurichoise Serafe.

Avec ce contrat, ce sont 50 à 60 emplois qui viendront garnir les locaux de Billag à Fribourg. (Keystone)

Billag continuera à faire valoir son expertise en matière de redevance radio-télévision. Callpoint, qui a repris la société fribourgeoise, a décroché un contrat avec Serafe, la firme zurichoise qui avait soufflé le mandat de collecte de la redevance à Billag.

Avec ce contrat, ce sont 50 à 60 emplois qui viendront garnir les locaux de Billag à Fribourg. L'information, donnée mercredi par RadioFr. Fribourg, a été confirmée à Keystone-ATS par Erich Heynen, chef de la communication de Serafe, l'entité basée à Fehraltorf (ZH), qui précise que l'accord du Département fédéral de la communication (DETEC) est encore requis.

L'annonce permet à Billag d'étoffer ses effectifs, alors que la société doit encaisser l'impact négatif de la perte à fin 2018 de son mandat de collecte de la redevance radio-télévision. Le contrat a été décroché par le spécialiste des centres d'appels Callpoint, sis à Baden (AG), qui a racheté Billag en mars dernier.

Quant à Serafe, elle est l'entreprise qui sera chargée dès janvier prochain de percevoir la nouvelle redevance radio-télévision. 

Du côté de Billag, ex-filiale de Swisscom qui effectuait ce travail depuis 1998, le contrat permet de regarnir ses effectifs, Callpoint laissant entrevoir désormais jusqu'à 160 emplois à Fribourg.

Directeur satisfait

Une partie des collaborateurs de Callpoint répondront donc bientôt pour le compte de Serafe aux questions touchant à la redevance. Ces employés seront en partie des anciens salariés de Billag. "Je suis très content pour Callpoint et la place économique fribourgeoise", a dit Ewout Kea, directeur de Billag, sur les ondes de la radio locale.

"D'un autre côté, cela fait un peu bizarre, quand on sait que Serafe voulait accomplir son mandat avec 37 personnes à Zurich. Maintenant, la société veut mettre en place un centre d'appels à Fribourg avec 50-60 personnes", a précisé Ewout Kea. "Cela prouve le savoir-faire de Billag."

En mars 2017, la nouvelle de la perte du mandat par Billag avait constitué un choc pour la société qui a occupé jusqu'à 230 personnes. "Les perspectives sont plus réjouissantes. Une bonne partie des employés est déjà partie ou va partir", a ajouté Ewout Kea. Une équipe de 30 personnes travaillera jusqu'en septembre pour le suivi.

Trente à trente-cinq doivent encore retrouver un emploi, estime Ewout Kea. La question des conditions salariales reste ouverte. (ats)






 
 

AGEFI



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