Bulgari espère rattraper le manque à gagner des grands salons

lundi, 24.08.2020

Bulgari cherchera à récupérer au moins 50% de ce qui a été perdu avec la disparition de Baselworld lors du salon horloger Geneva Watch Days.

Jean-Christophe Babin, directeur général de la maison italienne Bulgari, qui fait partie du groupe de luxe français LVMH. (Keystone)

Le joaillier-horloger Bulgari espère rattraper au salon horloger Geneva Watch Days, qui ouvre ses portes mercredi, une partie du manque à gagner provoqué par les disparitions des grands rassemblements du secteur Baselworld et Watches & Wonders (ex-SIHH).

"En chiffre d'affaires, Bulgari cherchera à récupérer au moins 50% de ce qui a été perdu avec la disparition de Baselworld, ainsi que 30% à 40% via les rencontres sur Zoom", une application de téléconférence, a indiqué Jean-Christophe Babin, directeur général de la maison italienne, propriété du groupe de luxe français LVMH.

Les Geneva Watch Days, une initiative d'une dizaine de marques horlogères appuyée par la ville de Genève, se tiendront du 26 août 29 août. Après l'annulation de Baselworld et de Watches & Wonders (ex-SIHH) en raison de la propagation du Covid-19, il s'agira de l'unique manifestation suisse où les maisons présenteront leurs nouveautés aux détaillants et à la presse cette année.

M. Babin est revenu sur les coûts des grands salons horlogers, longtemps décriés par les exposants. "Baselworld et le SIHH coûtaient des millions de francs aux grandes marques et aujourd'hui ces dépenses ne sont plus acceptables", a-t-il insisté.

Face à l'impact de la pandémie de coronavirus sur le secteur horloger, le patron de Bulgari s'attend à ce que le nombre de détaillant diminue. "Il y en aura moins. Bulgari ne traite plus par exemple qu'avec 300 détaillants multimarques au lieu de 600", a-t-il précisé dans le quotidien 24 Heures de lundi.

Selon le patron français, les magasins multimarques "seront contraints de prendre moins de marques en vitrine".

Pointant le manque d'innovation des horlogers suisses, Jean-Christophe Babin a également estimé que le secteur ne s'est "jamais complètement remis de la crise financière de 2008 et de la lutte anticorruption en Chine". (awp)






 
 

AGEFI



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