Basilea étonnamment rentable au premier semestre

mardi, 11.08.2020

La vente des murs de son quartier général bâlois a permis à Basilea de dégager un bénéfice net de 9,9 millions de francs.

Le groupe bâlois a généré un excédent opérationnel de 12,8 millions, contre un déficit de 13,2 millions un an plus tôt. (Keystone)

La laboratoire rhénan Basilea a dégagé au premier semestre un bénéfice net de 9,9 millions de francs, à comparer avec une perte de 15,4 millions douze mois plus tôt. L'insoupçonné accès de rentabilité est attribué au produit de 15 millions tiré de la cession des murs de son quartier général bâlois, en prévision d'un déménagement dans la même région en 2022.

La progression de 17,2% à 62 millions de francs des commissions sur les ventes par les partenaires de distribution de l'antifongique Cresemba (isavuconazole) et de l'antibiotique Zevtera (ceftobiprole) ont assuré l'essentiel des recettes de 69,3 millions (+9,7%).

La contribution de l'Agence américaine de recherche biomédicale (Barda) a été ramenée à 6,6 millions, contre 9,9 millions, reflétant l'amenuisement des frais de développement du ceftobiprole à l'issue d'une phase III contre les infections cutanées ainsi qu'un enrôlement ralenti pour une étude contre la bactériémie au staphylocoque doré. Les dépenses d'ensemble se sont contractées de 6,4% à 71,5 millions.

Le groupe bâlois a généré un excédent opérationnel de 12,8 millions, contre un déficit de 13,2 millions un an plus tôt, détaille le compte-rendu à mi-parcours diffusé mardi.

Le chiffre d'affaires s'inscrit dans le haut de la fourchette des prévisions articulées par les analystes du consensus AWP. Les experts n'avaient pas anticipé le subit accès de rentabilité, évoquant dans le meilleur des cas une perte d'exploitation de 10,3 millions et nette de 13,5 millions.

Ephémère rentabilité

Le passage dans les chiffres noirs devrait ne s'avérer que temporaire, Basilea prévoyant sur l'ensemble de l'exercice une perte opérationnelle de 5 à 10 millions, nettement moindre toutefois que les 20 à 30 millions énoncés jusqu'ici.

Le produit des ventes des deux médicaments commercialisés doit toujours s'établir dans un couloir de 77 à 87 millions et porter le chiffre d'affaires total entre 128 et 138 millions.

Le niveau de liquidités et équivalents d'ici la fin de l'année doit avoisiner les 150 millions, contre entre 100 et 110 millions précédemment. Fin juin, la trésorerie recelait encore 144,7 millions.

Baader Helvea salue la discipline observée en matière de dépenses, tant dans le développement que dans l'administratif. Le courtier genevois perçoit par contre toujours un niveau de risque élevé au niveau de l'incubateur de produits et préfère conséquemment demeurer neutre sur l'action.

Mirabaud Securities préfère s'attarder sur le côté prometteur de cet incubateur plutôt que sur la glorieuse incertitude du développement scientifique pour reconduire sa recommandation d'achat. L'établissement genevois anticipe la conclusion prochaine d'un nouveau partenariat de distribution, pour l'anticancéreux expérimental derazantinib.

A 9h51, la nominative Basilea s'appréciait de 3,8% à 48,58 francs, dans un SPI en hausse de 0,84%. (awp)






 
 

AGEFI



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