Vers la construction d'un autoroute à deux étages à Zurich

dimanche, 29.07.2018

Avec le marais, impossible d'élargie l'autoroute dans la vallée de la Limmat à Zurich. La solution d'un autoroute à deux étages est à l'étude.

Le but est de limiter, voire de réduire, les embouteillages routiers. (Keystone)

L'Office fédéral des routes (OFROU) envisage la construction d'une autoroute à deux étages dans la vallée de la Limmat à Zurich. Le but est de limiter, voire de réduire, les embouteillages routiers, déclare dimanche le directeur de l'OFROU.

"Nous étudions la possibilité de faire fonctionner une partie de l'A1 sur deux étages", indique Jürg Röthlisberger dans un entretien diffusé par le journal dominical alémanique NZZ am Sonntag. Un marais limitant l'élargissement de l'autoroute, "nous pensons donc à construire un deuxième étage sur les chaussées actuelles", ajoute-t-il.

Le trafic allant vers Zurich pourrait ainsi circuler sur l'étage du bas et celui allant vers Berne sur l'étage du haut, explique M. Röthlisberger. L'idée doit encore être examinée en détail, notamment en raison de la loi sur l'aménagement du territoire et la compatibilité avec l'environnement.

Remèdes en vue contre les bouchons

Face à la congestion croissante des routes, le responsable bernois de 54 ans se dit convaincu qu'il est possible de réduire les 26'000 heures de bouchons enregistrées en 2017, malgré la croissance du trafic routier. Des "remèdes sont en vue", assure-t-il.

Il propose notamment des projets de constructions autoroutières, des ajustements de vitesse temporaires pour fluidifier le trafic, l'utilisation de la voie d'urgence comme piste de circulation et le dépassement par la droite lorsque le trafic est dense.

Le chef de l'OFROU critique en outre indirectement dans l'interview la politique des villes en matière de circulation routière. "Le trafic coule comme l'eau. Si nous améliorons la conduite principale, mais que rien est fait sur le réseau inférieur, il y aura des bouchons. Les effets de tout notre programme de construction seront limités. Mais, malheureusement, les villes et les agglomérations n'en ont plus conscience", regrette-t-il.

Quant à la limitation de la vitesse à 30 km/h, cette mesure ne résout pas le problème de la surcharge du trafic, remarque M. Röthlisberger. Si cette limite était appliquée partout, le trafic routier ne serait plus canalisé et plus géré efficacement, poursuit-il. "Une vitesse de 30 km/h est bonne pour les quartiers d'habitations". (awp)






 
 

AGEFI




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