Collapsus Magnus mode d’emploi

dimanche, 03.11.2019

Avec la destruction accidentelle ou volontaire des biens de consommation, il faudra nécessairement revoir les processus de cette consommation disparue.

Pécub

Les bonnes pratiques de reconstruction après destruction n’existent pas.

Pour fabriquer quelques nanogrammes d’une substance éventuellement utile à une poignées de privilégiés nantis, il va falloir produire des tonnes de déchets à la charge de tous. Le collapsus a donc du positif, il oblige à reconsidérer la surconsommation à cupidité augmentée actuelle. Avant de mettre un doigt dans la mécanique du Collapsus, il serait prudent d’étudier les phénomènes du château de cartes et de la chute inarrêtable des dominos soigneusement alignés. Tout étant interdépendant, au moindre geste inopiné, tout s’effondre. La question magistrale, si tout s’effondre, il reste quoi ?

Les bonnes pratiques de reconstruction après destruction n’existent pas. Régulièrement les bonnes intentions sont dépassées par la vanité hédonique ou la stupidité monétique. Cependant la vie après la vie existe, la preuve par les dinosaures. Il y a donc l’espoir d’une survie, laquelle ? Revenir au point de départ, l’eau, la lumière, la bactérie. Les bactéries congelées dans la glace arctique retrouvent la liberté. Dans les coulées de lave volcanique, des bactéries similaires à celles venues de l’espace à bord de météorites. Elles sont définitivement increvables. Et ce sont elles qui ont développé l’être humain, en passant par toutes sortes de tests et d’expériences. La science des bactéries nous dépasse. Humilité essentielle et nécessaire.

L’ensemble des micro-organismes travaillant à la qualité de vie de la flore intestinale est appelé pour l’instant « microbiote ». Zoo-biote chez l’animal, phyto-biote au végétal, cyber-biote dans l’espace sidéral. Les techniques de séquençage haut débit du matériel génétique ont débuté en 2005. Seules quelques souches bactériennes peuvent être étudiées in vitro. Autant dire qu’on ne sait rien. Le microbiote intestinal humain c’est 40 000 milliards de bactéries. Nous sommes près de 9 milliards d’êtres humains, faites le calcul. L’avenir à peu-près certain c’est l’Homo Microbicus, dont le cerveau principal serait le microbiote intestinal.

Virus, bactéries, microchampignons, la vie post collapsus vous appartient.(awp)






 
 

AGEFI




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