La Morning note de Mirabaud Securities

mercredi, 19.04.2017

Aujourd'hui, la Morning note de Mirabaud Securities surveillera avec attention les estimations de croissance du FMI, les ajustements de régulation qui pèseront sur les banques européennes ainsi que l'élection de la Chambre des représentants aux Etats-Unis.

Les indices américains ont fini en baisse hier soir suite à la publication de plusieurs résultats d’entreprises jugés décevants par les investisseurs. On songe entre à Johnson & Johnson (-3.10%) et à Goldman Sachs (-4.72% soit la plus mauvaise séance depuis le Brexit).

Les incertitudes politiques liées à la tenue d’élections législatives anticipées en Grande-Bretagne ont rajouté une couche de doute. En avait-on réellement besoin à quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle en France ?

Finalement, la tendance a aussi été impactée par une information selon laquelle le Pentagone planifierait de détruire en vol les prochains tirs de missiles nord-coréens….

Au niveau macroéconomique, si la production industrielle aux Etats-Unis a augmenté un peu plus rapidement que ce à quoi s'attendaient consensus en mars, les mises en chantier de logements ont reculé plus fortement que prévu en mars.

Plus rassurant (voir Point 2) le Fonds monétaire international (FMI) s'est de son côté révélé plus optimiste pour la croissance mondiale.

Très logiquement, ce sont les valeurs financières et de la santé qui ont réalisé la plus mauvaise performance de la séance.

Les cours du pétrole ont légèrement baissé hier soir, sans dégager de franche tendance à l'issue d'une séance hésitante face à des perspectives contrastées sur l'offre à travers le monde et dans l’attente de la publication des stocks de brut américains.

Concernant les devises intéressant de noter que la banque Goldman Sachs a abandonné sa recommandation de miser sur une appréciation du dollar face à l'euro, la livre britannique et le yuan chinois. La banque américaine a justifié ce choix en évoquant l'accélération de la croissance économique dans le monde, la démarche prudente de la Réserve fédérale américaine en matière de relèvement des taux, ainsi que les récentes déclarations de Donald Trump en faveur d'un dollar faible.

Rappelons que Goldman Sachs avait commencé à parier sur une appréciation du dollar le 17 novembre, à la suite de l'élection présidentielle américaine et des promesses de Donald Trump de lancer un vaste plan de relance budgétaire pour soutenir l'économie.

Cela confirme aussi notre appel non consensuel du 6 janvier 2017 (France Gall et le dollar).

Au niveau de la volatilité (VIX) les volumes ont très fortement augmenté ce qui pourrait signifier le réveil tant attendu.

Le rendement des bons du Trésor à 10 ans baissait à 2,171% contre 2,248% la veille, et celui des bons à 30 ans à 2,838%, contre 2,905% précédemment. Le 10 ans américain est de retour sur ses niveaux de novembre 2016 et se rapproche contre l’avis du consensus vers la dangereuse zone des 2.

1. Statistiques américaines

Il y avait hier des statistiques économiques importantes, voici ce que nous avons relevé :

a. Baisse surprenante de la production industrielle

La production manufacturière a baissé en mars aux Etats-Unis de manière inattendue, accusant son plus fort repli en sept mois sous l'effet notamment d'un recul de production automobile. La production manufacturière a reculé de -0,4% le mois dernier, après un gain de 0,3% en février. Le consensus pariait sur une production manufacturière en hausse de 0,1% en mars.

En rythme annualisé, la production manufacturière a augmenté de 2,7% sur l'ensemble du premier trimestre. La production industrielle dans son ensemble a progressé de 0,5% le mois dernier en raison d'un bond de 8,6% de la production d'électricité. C'est la plus forte hausse jamais enregistrée dans ce secteur en raison d'un retour à un temps de saison alors que les conditions climatiques s'étaient avérées particulièrement douces en février, réduisant les besoins de chauffage.

La production minière a progressé de 0,1%, dopée par une hausse de l'exploration de pétrole et de gaz. La production manufacturière, qui représente quelque 12% de l'économie américaine, a été plombée par la baisse de 3% de la production d'automobiles. La production de machines a accusé un repli de 0,5%.

Enfin, le taux d'utilisation des capacités industrielles a augmenté de 0,4 point à 76,1% en mars, mais dans le seul secteur manufacturier il a baissé de 0,3 point à 75,3%.

b. Légère hausse de la production industrielle

La production industrielle aux Etats-Unis a légèrement augmenté en mars, portée par la demande de chauffage. Elle a progressé de 0,5%, un peu au-dessus du consensus qui prévoyait une progression de 0,4% en mars.

La hausse a été tirée par un bond de la production d'énergie pour le chauffage (+8,6% le plus important jamais enregistré dans ces statistiques) alors que des températures de saison ont fait leur retour en mars après un mois de février exceptionnellement doux. La production manufacturière a reculé de 0,4%, plombée par une chute de 3% de la production automobile.

Hormis la production automobile, la production manufacturière est en retrait de 0,2%. La production minière (dont hydrocarbures) a modestement poursuivi sa hausse (+0,1%). Enfin, le taux d'utilisation des capacités industrielles s'est relevé de 0,4 point de pourcentage à 76,1%

c. Forte baisse des mises en chantier

Les mises en chantier de logements aux Etats-Unis ont reculé plus fortement que prévu en mars pour atteindre leur plus bas niveau en quatre mois.

Elles se sont élevées à 1,215 million en rythme annuel, en baisse de -6,8%, leur plus bas niveau depuis novembre 2016. Le consensus s'attendait à 1,256 million départs de nouveaux chantiers après 1,303 million en février. Sur un an, les mises en chantier ont grimpé de 9,2%.

La baisse du mois dernier est à attribuer à la fois au recul des chantiers de maisons individuelles (-6,2%) et à celui des logements collectifs (-6,1%). Au niveau régional, toutes les régions étaient en baisse sauf le nord-est.

Donnant une idée des perspectives du marché de la construction, les demandes de permis de construire ont augmenté de 3,6%, à 1,260 million et de 17% sur un an.

2. Le FMI relève se estimations

Le Fonds monétaire international (FMI) vient de relever ses estimations pour la croissance mondiale qui serait en passe de réaliser sa meilleure performance depuis près de 5 ans malgré les tensions commerciales et les menaces géopolitiques émergentes.

L’institution dirigée par Christine Lagarde a en effet relevé sa prévision de croissance pour l'économie mondiale en 2017, à 3,5% (contre 3.4% préalablement).

Le chef économiste du FMI, Maurice Obstfeld, à quelques jours de la réunion de printemps de son institution a déclaré que l'accélération devrait être généralisée aux économies développées, émergentes et à faibles revenus, tirant partie des améliorations observées à la fois au niveau du commerce et de l'industrie manufacturière.

Au niveau géographique, le FMI a maintenu sa prévision de croissance pour les Etats-Unis cette année à 2,3%, contre 1,6% l'an dernier. Il a cependant relevé ses perspectives pour les cinq premières économies européennes. Il a en particulier augmenté sa prévision de croissance pour le Royaume-Uni de 0,5 point de pourcentage, à 2%.

En Asie, une nouvelle phase de politiques de relance a conduit le FMI à relever sa prévision pour la Chine d'un dixième de point de pourcentage, à 6,6% (confirmant le momentum positif observé lors du premier trimestre), et celle pour le Japon de 0,4 point de pourcentage, à 1,2%.

Selon le Fond toujours en 2017 la croissance des échanges transfrontaliers de biens et services, tout en restant inférieure à ces niveaux d'avant crise, devrait atteindre 3,8%.

L'inflation des prix à la consommation dans les économies développées est attendue à 2% en moyenne, plus de deux fois le niveau de l'année précédente, et elle progresse également sur les marchés émergents.

Au niveau des risques sur la croissance, sans surprise, le FMI note des tensions commerciales, les incertitudes politiques et les problèmes de dette de la Chine. Ces éléments devraient continuer à limiter la croissance mondiale à 3,8% dans un avenir proche.

La FMI note aussi que la hausse des taux d'intérêts à court terme aux Etats-Unis pourrait affecter les entreprises américaines, très endettées, qui ont profité de prêts à faibles taux ces dernières années.

Sans surprise, de nombreux marchés émergents, qui ont eux aussi accumulé des dettes, sont également vulnérables à une augmentation des coûts d'emprunt et à un renforcement du dollar.

Enfin, appel du pied à l’administration Trump, le Fond estime que les échanges internationaux étant depuis longtemps un moteur essentiel de la croissance mondiale, une hausse des droits de douane et d'autres mesures protectionnistes pourraient faire perdre deux points de pourcentage à la croissance mondiale….

3. L’addition sera salée….

Une étude très intéressante du cabinet McKinsey s'est efforcée de chiffrer la totalité des ajustements de régulation qui pèseront sur les banques européennes dans les années à venir.

Et le peu que l’on puisse dire c’est que l’addition sera salée….

Il s'agit de la série d'adaptations de la réforme Bâle 3, surnommée Bâle 4 par la profession, mais aussi des nouvelles normes comptables IFRS 9, qui changeront la manière dont les banques provisionneront les prêts douteux.

Le Cabinet estime qu’au vu de l'état d'avancement des discussions au 31 mars dernier, les nouvelles règles (Bâle 4 et IFRS 9) réduiraient de 3,9 points de pourcentage les ratios en fonds propres durs (CET1) des banques européennes, qui passeraient de 13,4% à 9,5% en moyenne.

Pour comparaison, selon les mêmes hypothèses, les ratios de leurs concurrentes passeraient de 11,7% à 10,4%.

Selon le calcul effrayant de McKinsey, pour les établissements européens devant atteindre au minimum un ratio CET1 de 10,4%, il leur manquerait … 120 milliards d'euros de capital !

Le Cabinet affirme donc que l'impact de Bâle 4 serait beaucoup plus grand qu'anticipé initialement. Les banques devront lever plus de capital, et probablement recourir à des mesures peu conventionnelles pour se plier aux standards.

Une solution serait, selon McKinsey, de céder 800 milliards d'euros d'actifs pondérés par les risques….

L'effet le plus sévère de Bâle 4 vient du plancher d'exigences en fonds propres (output floor), qui, dans sa version actuelle, réduirait le ratio moyen de 1,3 point de pourcentage.

Les autres gros facteurs de baisse sont le nouveau standard de calcul du risque opérationnel (-0,8 point) et la progressivité des mesures (-0,5 point).

La fin des modèles internes de calcul des risques affecterait en priorité les banques françaises, britanniques et italiennes, qui utilisent des méthodes sophistiquées et souffriraient d'un coefficient multiplicateur du risque opérationnel basé sur la taille de l'établissement. Côté rentabilité, McKinsey a calculé que le rendement des capitaux propres des banques européennes passerait de 8% à 7,4% avec l'ensemble des nouvelles mesures.

La rentabilité baisserait particulièrement pour les banques universelles, en raison de coussins en capitaux additionnels dus à leur taille, leur complexité et l'interdépendance de leurs filiales.

4. Nouvelles élections américaines

Si vous pensiez être débarrassé des élections aux Etats-Unis, il faudra repasser. En effet a eu lieu hier soir dans la ville d’Atlanta, en Géorgie, une élection partielle qui avait tout d’un test pour le président Donald Trump.

En effet, cette circonscription était aux mains des Républicains depuis 1978, mais l’actuelle impopularité du président américain pouvait tout remettre en question face aux Démocrates.

Rappelons que selon un dernier sondage commandé par Gallup, Donald Trump serait actuellement le président américain le plus impopulaire de l’histoire des sondages en début de mandat avec un peu moins de 40% d’opinion favorable.

Si l’élection n’est pas un « game changer » comme pourrait l’être un état comme la Floride ou la Californie par exemple, Atlanta pourrait cependant devenir la figure de proue de la « reconquête américaine » du parti Démocrate.

Preuve en est : C’est la 11ème élection la plus chère de l’histoire de la Chambre des représentants avec une levée de plus de 8 millions de dollars (quasi exclusivement de l’extérieur de l’état de Géorgie) pour le jeune représentant Jon Ossoff. Jeune car le candidat démocrate n’a que 30 ans et sa compagne 12 ans de moins.

Sa principale expérience professionnelle est d'avoir passé quelques années comme collaborateur d'un élu de la Chambre des représentants.

Si Jon Ossof ne devait pas passer directement dès le premier tour (il est actuellement crédité de 40% des intentions de votes), il faudra attendre le 20 juin prochain (deuxième tour).

Rappelons que la semaine passée, les démocrates espéraient aussi faire basculer un autre siège républicain dans le Kansas mais un républicain avait gagné, de justesse.

5. Aujourd’hui

Aujourd’hui, ce sont les chiffres de l’inflation core en zone euro (mars) qui devraient animer la monnaie unique. Le Beige book pourrait aussi apporter de la volatilité aux indices.

Les indices européens devraient ouvrir en légère baisse ce matin dans le sillage des incertitudes politiques en Europe après l’annonce surprise d’élections législatives anticipées en Grande-Bretagne et à 4 jours du premier tour de l’élection présidentielle française où absolument aucun scénario n’est à exclure.

Tendance asiatique

Les indices asiatiques sont en légère baisse ce matin dans le sillage de la clôture des indices américains, des questions concernant la Corée du Nord et aussi des incertitudes politiques en Europe. Si cela peut paraître étrange, car si lointain de l’Asie rappelons que c’est bien les devises qui devraient fortement évoluer après le premier tour de l’élection présidentielle française. Potentiellement, le dollar pourrait continuer de s’affaiblir en cas de second tour entre Français Fillon et Emmanuel Macron.

Le Nikkei arrive à tenir la tête en dehors de l’eau grâce à un affaiblissement … du Yen face au dollar qui interrompt ainsi une série de plusieurs séances de hausse.

Actualité

Vladimir Poutine a félicité Erdogan pour sa victoire au référendum.

Deux sondages publiés confirment que le bloc conservateur d'Angela Merkel a repris ses distances sur les sociaux-démocrates de Martin Schulz à un peu plus de cinq mois des élections législatives du 24 septembre. Une enquête Forsa pour l'hebdomadaire Stern et RTL crédite le bloc chrétien-démocrate CDU-CSU de 36% des intentions de vote (stable par rapport au précédent sondage de cet institut paru la semaine dernière) contre 30% pour le SPD (=). Une enquête Insa pour le quotidien Bild mesure elle la CDU-CSU à 34% des intentions de vote (+1) contre 30,5% pour le SPD (-1).

Energie / Utilities

► Engie a annoncé avoir signé un accord pour une prise de participation à hauteur de 30% du capital d'Unisun, entreprise chinoise spécialisée dans le solaire photovoltaïque (PV). "Depuis 2014, Unisun a connu un franc succès dans le développement de projets PV d'environ 500 MW, faisant preuve de compétences techniques solides", a souligné le groupe français dans un communiqué. Engie accompagnera Unisun dans le développement des activités photovoltaïques et dans la gestion de l'énergie produite. "Prévoyant une croissance rapide, Unisun a l'ambition de développer environ 4 GW (en capacité cumulée) d'ici 2020 en Chine", a ajouté Engie.

Prix du baril

Le prix du pétrole est en légère baisse en Asie ce matin dans le sillage du rebond du dollar et dans l’attente de la publication des stocks de brut américains.

Industrie / Minières / Automobile

► Volkswagen a annoncé un bénéfice d'exploitation plus élevé que prévu au titre du premier trimestre, grâce à l'amélioration des résultats de sa marque éponyme, portés par le succès de ses nouveaux modèles. Pour la période de trois mois close à la fin mars, le résultat d'exploitation du groupe Volkswagen a atteint 4,4 milliards d'euros, ce qui représente une progression de 29% par rapport au premier trimestre 2016 et un montant supérieur aux prévisions des analystes. Le résultat d'exploitation de la marque Volkswagen s'est établi à environ 900 millions d'euros, contre 73 millions d'euros un an plus tôt, période où les résultats du groupe automobile étaient fortement affectés par l'affaire des moteurs diesel truqués. La marque Volkswagen a profité au premier trimestre 2017 du lancement de nouveaux modèles comme le Tiguan, de bons résultats financiers en Europe de l'Ouest et de la baisse des coûts fixes, a expliqué le groupe. Volkswagen a confirmé sa prévision d'une marge d'exploitation de 6% à 7% pour l'exercice entier. Les analystes soulignent cependant que la marge d'exploitation du groupe a atteint 8,4% au premier trimestre, ce qui signifie que le constructeur automobile pourrait relever ses prévisions dans le courant de l'année.

► Eiffage a annoncé que APRR avait engrangé une hausse de 2,2% de son chiffre d'affaires et une progression de 0,1% du trafic sur son réseau au premier trimestre. Sur les trois premiers mois de l'année, le chiffre d'affaires hors construction du concessionnaire autoroutier s'est établi en hausse de 2,2% à 552,5 millions d'euros, grâce notamment à une légère hausse du trafic et de ses tarifs réglementés. Sur cette période, la hausse de 0,1% du trafic d'APRR masque une progression de 5,9% du trafic de poids lourds, en raison notamment d'effets calendaires favorables, qui a compensé un recul de 1,1% du trafic de véhicules légers. Selon APRR, le recul du trafic de véhicules légers s'explique notamment par des effets calendaires défavorables, car 2016 avait été une année bissextile et le week-end de Pâques n'a pas eu lieu au premier trimestre cette année. La baisse du trafic est aussi due à de "mauvaises conditions d'enneigement dans les Alpes en janvier", a ajouté APRR.

► Akzo Nobel a annoncé un bénéfice d'exploitation au premier trimestre supérieur aux attentes. Le résultat d'exploitation a augmenté de 13% à 376 millions d'euros contre 334 millions d'euros un an plus tôt. Les analystes avaient anticipé en moyenne un bénéfice d'exploitation de 337 millions d'euros. Akzo Nobel devrait détailler plus tard dans la journée un plan stratégique lui permettant de rester indépendant et portant notamment sur la cession de sa division chimie. Le groupe a à stade refusé d'engager des discussions avec PPG, dont la deuxième offre représente quelque 24,6 milliards d'euros.

Financières

► Banco Santander n'a levé que 750 millions d'euros, contre 2 milliards espérés, lors d'une émission obligataire perturbée par l'annonce de législatives anticipées au Royaume-Uni.

Informations et Technologies

► IBM a publié des résultats mitigés, avec des bénéfices meilleurs que prévu mais un chiffre d'affaires décevant, qui recule pour le 20e trimestre consécutif. Sur les trois premiers mois de 2017, le chiffre d'affaires a accusé une baisse de 3% à 18,2 milliards de dollars. C'est un repli encore plus prononcé qu'anticipé par les analystes, qui espéraient en moyenne 18,4 milliards. La mauvaise surprise pesait sur l'action IBM à la Bourse de New York: elle perdait environ 4% dans les échanges électroniques suivant la clôture. Le bénéfice net a également diminué au premier trimestre, de 13% à 1,75 milliard de dollars. Le bénéfice par action, qui sert de référence aux Etats-Unis, a malgré tout dépassé de 3 cents la prévision des analystes, à 2,38 dollars, et IBM a maintenu son objectif d'atteindre au moins 13,80 dollars par action sur l'ensemble de l'année. Les "impératifs stratégiques" (notamment Watson et le Cloud) affichent des revenus en hausse de 12% à 7,8 milliards de dollars au premier trimestre, et même de 33% à 3,5 milliards pour les seuls services de cloud. IBM affiche l'objectif de les voir générer 40 milliards de dollars par an et 40% de son chiffre d'affaires d'ici 2018.

► Vivendi a annoncé qu'il se réservait le droit de saisir la justice, y compris au niveau européen, à la suite de la décision rendue par l'autorité italienne des communications AGCom concernant ses participations dans Mediaset et dans Telecom Italia.

► Yahoo a publié des résultats trimestriels meilleurs qu'attendu et a précisé que la cession de ses activités Internet à Verizon devrait avoir lieu en juin. Le groupe a dévoilé un bénéfice net de 99,4 millions de dollars, soit 10 cents par action, pour un chiffre d'affaires de 1,33 milliard de dollars. Ajusté des rémunérations en actions et des coûts liés à l'acquisition de trafic sur internet, le bénéfice est ressorti à 18 cents par action. Sur cette même base ajustée, le chiffre d'affaires s'est de son côté établi à 833,8 millions de dollars. Les analystes anticipaient un bénéfice par action ajusté de 14 cents, pour des revenus ajustés de 812 millions de dollars.

► La Deutsche Bank a abaissé ses estimations ce matin sur TF1 et M6 de Conserver à Vendre

► La banque Barclays a relevé sa recommandation sur Cap Gemini de Pondération en ligne à Surpondérer

Consommation

► L'Oréal a publié un chiffre d'affaires en hausse de 7,5% au premier trimestre à 7,04 milliards d'euros, porté par la forte progression de sa division Luxe, et confirmé ses objectifs annuels de hausse des ventes et des résultats. Le PDG de L'Oréal, Jean-Paul Agon, cité dans un communiqué, a salué "un bon premier trimestre", tout en soulignant que le marché cosmétique s'était montré "extrêmement atypique" en début d'année. La consommation des produits de luxe a été "très vigoureuse (...), en particulier en Asie" alors qu'à l'inverse le démarrage de la consommation a été "très lent en grande diffusion et dans le secteur professionnel", a analysé M. Agon. Mais "le marché semble être en train de se régulariser et de retrouver un profil plus habituel", a-t-il observé. Le patron de L'Oréal a confirmé les objectifs 2017, qui visent "une nouvelle année de croissance du chiffre d'affaires et des résultats", a-t-il indiqué dans un communiqué. "Dans un environnement qui demeure volatil, notre 'business model' équilibré est plus que jamais un atout", a-t-il fait valoir. L'Oréal a pris une décision sur la vente de Body Shop sera prise dans les mois qui viennent, a déclaré le directeur financier du groupe lors d'une conférence téléphonique. En données comparables, la hausse du chiffre d'affaires du premier trimestre ressort à 4,2%, les ventes ayant bénéficié d'effets positifs de change (+2,4%) et de périmètre (+0,9%). Les ventes trimestrielles sont supérieures au consensus établi par Bloomberg qui tablait sur 6,96 milliards.

► Edenred a annoncé un chiffre d'affaires en hausse de 29,6% au premier trimestre, tiré par l'Amérique du sud, et confirmé ses objectifs pour 2017. Edenred, présidé par Bertrand Dumazy depuis fin 2015, a réalisé un chiffre d'affaires de 322,7 millions d'euros (+9,6% en données comparables), selon un communiqué du groupe. Cette hausse "reflète notamment une croissance organique de 6,7% de l'activité historique du groupe, l'activité avantages aux salariés (tickets restaurant, ticket CESU...) et une croissance organique de 27,1% de l'activité gestion des frais professionnels", souligne Edenred. Edenred rappelle procéder à un "rééquilibrage du profil du groupe avec une augmentation du poids de l'activité de gestion des frais professionnels, qui passe de 12,8% à 24,8% du chiffre d'affaires opérationnel". D'un point de vue géographique, "la croissance est équilibrée entre les différentes régions où le groupe a des activités (Europe, Amérique latine et reste du monde), malgré la situation économique qui reste difficile au Brésil", selon le groupe.

► Remy Cointreau a réalisé un chiffre d'affaires de 1.094,9 Millions d'euros sur l'année 2016-17, en croissance organique (à devises et périmètre constants) de 4,7%, et en croissance publiée de 4,2%. Cette croissance soutenue est portée par les marques du groupe (+7,4% en organique) et notamment par la Maison Rémy Martin (+10,0%), alors que les ventes de Marques Partenaires reculent suite à la fin du contrat de distribution des marques de champagne. Au plan géographique, la dynamique du groupe reflète une claire accélération de la zone Asie Pacifique — notamment en Grande Chine et en Australie — et une belle performance de la zone Amériques, grâce aux Etats-Unis, mais également au Canada. Au sein de la zone Europe/Moyen Orient & Afrique, plus contrastée, la Russie, l'Europe Centrale, le Royaume-Uni et l'Afrique du Sud réalisent une très bonne année. La progression des ventes de la Maison Rémy Martin (+10% en organique) en 2016-17 s'appuie sur les excellentes performances des zones Amériques et Asie Pacifique. Au sein de cette dernière, la Grande Chine a bénéficié d'une accélération notable de la consommation privée et les ventes de Travel Retail se sont redressées, en particulier au cours du 2e semestre. En Europe/Moyen Orient & Afrique, le Royaume Uni a réalisé une belle année et la Russie a retrouvé une croissance solide.

Pharmaceutique

► Roche préannonce une présentation de nouveaux résultats d'étude sur l'Ocrevus (ocrelizumab) lors de la prochaine réunion anuelle de l'American Academy of Neurology, qui se tiendra fin avril à Boston. Le médicament a été homologué fin mars par l'Agence sanitaire américaine (FDA) dans l'indication contre la sclérose en plaques, tant primaire-progressive que récidivante.


 

 
 



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