La Morning note de Mirabaud Securities

lundi, 10.04.2017

Aujourd'hui, la Morning note de Mirabaud Securities surveillera avec attention l'intervention américaine en Syrie et ses implications sur le marché boursier.

On ne peut nier que tous les éléments n’étaient pas en place pour une correction des indices américains : Bombardement américain en Syrie, tension avec la Russie, attentat à Stockholm, chiffres des créations d’emplois américains en berne, mini-révolution au sein de la réserve fédérale américaine (Fed) et j’en passe. C’était sans compter sur le … momentum haussier. En effet, les indices américains ont fini une nouvelle fois sans aucune tendance vendredi soir.

Sur la semaine, le Dow Jones a fait du surplace tandis que le S&P 500 a perdu 0,3% et que le Nasdaq Composite a reculé de 0,57%.

Si l'économie américaine n'a créé que 98'000 emplois au mois de mars (n’hésitez pas à nous demander notre flash spécial !), le nombre le plus faible depuis 10 mois. Les investisseurs ont été rassurés par les déclarations du président américain au cours de sa rencontre de deux jours avec son homologue chinois en Floride qui contrastaient avec la arguments anti chinois de sa campagne présidentielle.

Donald Trump a en effet déclaré qu'il avait avancé dans ses discussions avec Xi Jinping et qu'il espérait qu'ils pourraient surmonter de nombreux problèmes.

C’est au niveau des secteurs qu’il fallait se tourner pour voir des signes de stress. En effet, signe d'un regain d'aversion au risque, les secteurs défensifs comme les télécoms et les services aux collectivités ont terminé en hausse de 0,55% et 0,1% respectivement.

Les biens de consommation non-cycliques, autre secteur défensif, ont été soutenus par la progression de 2,06% de Wal-Mart Stores, plus forte hausse du Dow Jones, après le relèvement de la recommandation d’une maison de courtage américaine, qui estime que le grand distributeur était en train de retrouver sa position de force.

Très logiquement, comme il est coutume lors d’attaques militaires, dans le compartiment de la défense, Raytheon, le fabricant des missiles Tomahawk utilisés par les Etats-Unis en Syrie, a terminé en hausse de 1,47%.

Les cours du pétrole ont monté vendredi à New York en une fin de semaine marquée par une recrudescence générale d'interrogations géopolitiques, notamment après les frappes américaines contre les forces syriennes.

L'or a bénéficié de son statut de valeur-refuge, atteignant un plus haut de cinq mois

Le dollar a été animée et regonflé (face à l’euro notamment) par des propos du président de la Réserve fédérale de New York, William Dudley, selon lesquels la réduction par la banque centrale américaine de la taille de son bilan de 4’500 milliards de dollars n'entraînera qu'une petite pause dans la trajectoire de relèvement des taux directeurs.

Le rendement des bons du Trésor à 10 ans montait à 2,382%, contre 2,337% la veille, et celui des bons à 30 ans à 3,009%, contre 2,981% précédemment.

1. Statistiques américaines

Au-delà des chiffres de l’emploi américain, il y avait aussi vendredi une statistique très intéressante concernant les crédits à la consommation, voici ce que nous avons relevé :

· Légère augmentation

Les crédits à la consommation ont augmenté un peu plus que prévu en février et le chiffre du mois précédent a été relevé en hausse. L'encours des crédits à la consommation a progressé de 4,8% en données corrigées des variations saisonnières et en rythme annualisé, indiquent les chiffres publiés par la Fed. Cela représente une hausse 15,2 milliards de dollars, alors que le consensus s'attendait à 14 milliards. En janvier, les crédits accordés aux consommateurs avaient augmenté de 3,5% au lieu de +2,8% précédemment estimé.

Au total en février, l'encours des crédits à la consommation a atteint 3’791,8 milliards de dollars. Les encours des crédits renouvelables dits revolving (principalement les cartes de crédit) ont rebondi en février de 3,51% après une perte de presque autant en janvier. Ils ont représenté 1’000,3 milliards de dollars pour la première fois depuis plus de 10 ans.

Les crédits classiques non-renouvelables, parmi lesquels figurent les crédits automobiles et les prêts étudiants, ont progressé de 5,31%, un peu moins bien que le rythme d'avancée de janvier (+5,8%). Ils ont pesé au total 2’791,4 milliards.

2. Guerre et bourse

Nous pensons qu’à ce stade de la crise syrienne, l’attaque de la part de l’administration Trump n’est « qu’un » coup de semonce destiné à montrer que l’administration Trump ne laissera personne dépasser ce qu’elle considère comme la ligne rouge.

Cependant, on ne peut exclure une escalade des tensions au Moyen-Orient, d’autant plus que l'alliance militaire constituée par la Russie, l'Iran et le Hezbollah libanais a promis dimanche d'apporter un soutien accru à l'armée du président syrien Bachar al Assad après les tirs de missiles américains contre une base aérienne syrienne.

Au-delà d’un potentiel drame humain quelles seraient les implications au niveau de la bourse ? Analyse.

a. Historique

Nous avons volontairement choisi de prendre l’aspect d’une intervention armée dans un pays pivot, sans nous focaliser sur les 3 fameuses crises pétrolières qui font appel à d’autres paramètres (la guerre du Kippour (1973), la révolution iranienne (1979) et le pic de production (2008)).

· Intervention au Koweït (17-01-1991)

Prénommée « tempête du désert », l’intervention de la coalition du 17 janvier 1991 en Irak a des relents économiques plus qu’humanitaires. En effet, la perte de la manne pétrolière koweitienne aurait été très grave pour les Etats-Unis. La résistance de l’armée irakienne est écrasée et la guerre se termine le 28 février avec l’acceptation par l’Irak des conditions de cessez-le-feu formulées par l’ONU. Le Koweit sera libéré.

· Intervention en Afghanistan (07-10-2001)

L’intervention en Afghanistan fait suite à la chute des Twin Towers et débute le 7 octobre 2001. Aujourd’hui, le bilan est sombre et les talibans contrôlent la moitié du pays, les zones « hors la loi » à la frontière afghano-pakistanaise déstabilisent durablement la région, les conditions de vie de la population ne s’améliorent pas. Le retrait des forces armées américaines devrait signifier dès 2014 une escalade de la violence et une détérioration de l’économie locale.

· Intervention en Irak (20-03-2003)

Le 20 mars marque le début de l’opération « Liberté pour l’Irak »; les premiers bombardements américano-britanniques sur Bagdad visent des bâtiments officiels. Plusieurs puits de pétrole sont incendiés dans le sud de l’Irak. Le parlement Turc vote l’ouverture de l’espace aérien du pays à l’aviation américaine. Le soir, les forces terrestres américano-britanniques passent à l’attaque en franchissant la frontière, à partir du Koweït.

Finalement, au niveau ethnique et religieux, l’opération aura exacerbé la confrontation entre chiites, sunnites et vu l’érosion de la communauté chrétienne. La traditionnelle frontière du Chatt el-Arab entre le monde Chiite et le monde Sunnite, entre le monde perse et le monde arabe a définitivement été effacée.

Les interventions auxquelles nous avons assisté ces 20 dernières années ont eu des conséquences diverses et variées. Il convient donc ici de les parcourir.

b. La devise

L’euro s’est apprécié face au dollar suite aux deux dernières interventions armées et le dollar s’est déprécié face à l’ensemble des monnaies. L’évolution du billet vert ne s’explique bien évidemment pas uniquement par ces évènements puisque la tendance baissière de la monnaie américaine s’est poursuivie. La guerre, mais cette fois-ci des changes, serait plus à mettre en avant.

Dans le cas du Koweït, le dollar s’était largement apprécié comme en témoigne l’US Dollar Index qui avait progressé de 16% dans les 6 mois qui ont suivi grâce à son image de valeur refuge.

Théoriquement, la réaction à court terme sur le dollar, d’une intervention militaire, devrait être positive car il fait office de refuge dans un premier temps. Cependant, il peut aussi avoir un effet négatif sur la monnaie car en finalité, les budgets (de l’armée notamment) se détériorent, donc les déficits et par conséquent les dettes aussi.

c. Le pétrole

Le baril, du moins sur le moyen terme, ne subit étrangement pas les affres des interventions. Le baril chute même quelques temps après les interventions.

En Iraq par exemple, l’attaque avait largement été anticipée et le pétrole s’était donc effondré avant même l’invasion du pays. La suspension de production de pétrole du pays avait largement été compensée par les autres pays de l’OPEP pour éviter une volatilité trop importante des cours du baril. Des stocks historiquement bas début 2003 associés à l’annonce de l’abaissement de l’objectif de production de pétrole de l’OPEP entrainant dés-lors une hausse des cours.

Les trois dernières interventions ne peuvent donc nous amener à conclure qu’une telle opération implique automatiquement une envolée ou une chute du pétrole puisque de nombreux éléments doivent être intégrés comme la stratégie de l’OPEP, la consommation (hiver rigoureux ou pas), le niveau des stocks ou encore les caractéristiques du pays attaqué.

d. L’évolution des indices

Les indices actions européens (l’Eurostoxx 50 étant notre indice de référence) n’ont pas du tout évolué de la même manière selon l’intervention. Après la guerre du Koweït, l’Eurostoxx 50 effectuera un rallye jusqu’en 2000. En 2003, l’Eurostoxx 50 avait perdu environ 60% comparé à ses plus hauts de 2000, ce qui pourrait expliquer qu’il a rebondi alors qu’en 2001 (Afghanistan) nous étions toujours dans « l’après éclatement de la bulle internet ».

Une incidence directe n’a donc pas été à déplorer lors des trois dernières opérations militaires au Moyen-Orient.

Cependant, toute situation est différente et doit être analysée de manière bien spécifique puisqu’elle pourrait impliquer un pays comme la Russie et donner une autre dimension au conflit.

3. Les flux

Selon l’excellent rapport mensuel de la Bank of America Merrill Lynch les fonds d'investissement collectifs investis en actions américaines ont enregistré leurs dégagements les plus élevés en plus d'un an et demi sur la semaine au 5 avril. 
Les fonds investis en actions, toutes zones géographiques confondues, ont subi des sorties nettes à hauteur de 7,4 milliards de dollars sur la période, entièrement imputables à ceux investis en actions américaines pour lesquels elles ont atteint 14,5 milliards de dollars, le montant de rachats le plus élevé en 82 semaines.
En revanche, les fonds dédiés aux actions européennes ont bénéficié de souscriptions nettes pour la deuxième semaine consécutive, à hauteur de 900 millions de dollars (le fameux acheteur mystérieux de 11h00 du matin dont nous vous parlons tous les jours…). 
Ceux spécialisés sur les actions japonaises ont connu des entrées nettes pour la treizième semaine consécutive pour un montant de 300 millions de dollars. Les fonds en actions émergentes ont engrangé 2,4 milliards de dollars, bénéficiant d'une troisième semaine consécutive d'entrées nettes. 
Les fonds obligataires, dont la collecte a été positive sur 14 des 15 dernières semaines ont enregistré des souscriptions nettes à hauteur de 12,4 milliards de dollars, le montant le plus élevé en huit semaines. 
Les fonds investis en obligations indexées sur l'inflation, qui avaient bénéficié de la remontée des anticipations de hausse des prix, ont toutefois subi des rachats nets à hauteur de 300 millions de dollars pour la première fois en 17 semaines. 
Enfin, les fonds investis en métaux précieux ont enregistré une décollecte de 200 millions de dollars, comme sur trois des cinq dernières semaines. 

4. Les résultats des entreprises américaines

Les résultats des entreprises américaines pour le premier trimestre seront publiés à partir de cette semaine et pourraient donner une nouvelle impulsion aux indices.

Selon les données du cabinet d'études Factset, la croissance des revenus des entreprises devraient être de 9,1% au 1er trimestre par rapport à la même période de 2016. Si cette croissance devait se confirmer cela ferait du 1er trimestre 2017 le meilleur trimestre depuis le 4ème trimestre 2011 (11.6%).

Concernant les révisions des revenus, 9 des 11 secteurs du S&P 500 ont abaissé leur taux de croissance par rapport au 31 décembre 2016 à cause d’un abaissement des révisions concernant les estimations de revenu à mettre sur le compte du secteur des Matériaux.

En terme de prévisions, 79 sociétés du S&P 500 ont issu des prévisions négatives concernant leurs bénéfices par actions (BPA) et 32 des prévisions positives.

Sur le thème de la valorisation, le ratio forward P/E (12 mois) du S&P 500 est de 17.6. Cette estimation est basée sur la clôture du S&P 500 à la fin mars 2017 et des estimations de BPA à 12 mois.

Enfin, nous rappelons, avant la publication des résultats d’entreprises américaines, dans le graphique ci-dessous la performance des diverses actifs lors du premier trimestre 2017.

5. Cette semaine

Cette semaine sera sous le signe du début de la publication des résultats des entreprises américaines (1er trimestre 2017) avec notamment JPMorgan et Citigroup jeudi.

Aujourd’hui nous surveillerons avec attention le rapport annuel de la banque centrale européenne (BCE).

Demain c’est l’inflation en Grande-Bretagne, la production industrielle dans le zone euro et le ZEW allemand qui pourraient apporter de la volatilité aux indices.

Mercredi c’est au tour de l’inflation en Chine, du chômage en Grande-Bretagne et des prix à l’import/export aux Etats-Unis d’être sous notre radar.

Jeudi il ne faudra surtout pas manquer les chiffres des importations et des exportations chinoises, tout comme l’inflation en Allemagne, en Italie et aux Etats-Unis (PPI).

Enfin vendredi, c’est l’inflation core et les ventes aux détails aux Etats-Unis qui pourraient amener un peu de vigueur à ces marchés atones.

Les indices européens devraient ouvrir en légère hausse ce matin malgré le risque d’embrasement en Syrie. C’est l’espoir concernant le début de la publication des résultats d’entreprises américaines, des potentielles annonces du président Trump et … momentum haussier qui expliquent le mouvement du matin.

Tendance asiatique

Les indices asiatiques sont en légère hausse ce matin malgré les incertitudes économique, politiques et géopolitiques qui subsistent actuellement. Après une série de baisses, c’est la recherche des bonnes opportunités qui semble est le moteur de la progression. À moins que cela ne soit le publication d’une bonne statistique au Japon. On a en effet appris que le Japon avait vu son excédent courant en février, son 32ème d'affilée, rebondir après le creux du mois de janvier grâce au dynamisme de ses exportations. En détail, sur la période, l'excédent courant s'est élevé à 2813,6 milliards de yens (23,8 milliards d'euros), contre 2.380 milliards un an plus tôt, soit une hausse de 18,2%. Ce chiffre est supérieur aux attentes du consensus (2510 milliards de yens). Le compte des échanges de marchandises a dégagé un solde positif plus de deux fois supérieur à celui de février 2016, à 1076,8 milliards de yens. Les exportations ont en effet bondi de 12,2% à 6333,9 milliards de yens, tirées notamment par la Chine, tandis que les importations ont été quasi stables (+0,3% à 5257 milliards).

Actualité

Le parti eurosceptique "Vrais Finlandais" a recueilli 8,2% des voix aux élections municipales organisées dimanche en Finlande, un résultat qui témoigne d'une chute de près de plus de moitié de son électorat, montre le sondage sorti des urnes de la chaîne publique YLE. Le sondage accorde la première place aux conservateurs, avec 20,4%, suivis par les sociaux-démocrates (opposition) avec 19,2%, et par les centristes du Premier ministre Juha Sipila avec 17,6%.

Jean-Luc Mélenchon passe pour la première fois devant François Fillon dans les intentions de vote pour le premier tour de l'élection présidentielle qui placent toujours en tête Emmanuel Macron et Marine Le Pen, selon un sondage Kantar Sofres One Point pour Le Figaro, LCI et RTL publié dimanche. Le candidat de la France insoumise gagne six points et est désormais crédité de 18% des intentions de vote, devant le candidat de la droite et du centre dont le score reste stable (17%) par rapport à la mi-mars.

L'agence de notation financière Standard and Poor's a maintenu à "AA" la note d'endettement à long terme de la France, toujours assortie d'une perspective stable, malgré le "résultat et les conséquences incertaines" des élections à venir. La note de la dette souveraine à court terme du pays est également maintenue, à "A-1+". "Les institutions et la prospérité de la France confortent notre opinion concernant la solvabilité de sa dette souveraine", indique l'agence, invoquant "l'économie diversifiée, l'équilibre des comptes extérieurs et la force de ses institutions". S&P se dit confiante dans le fait "que le prochain gouvernement prolongera le redressement budgétaire et les réformes visant à accélérer la croissance".

Les ministres des Finances de l'Union européenne (UE, Ecofin) ont admis samedi que les pays du Groupe des Vingt (G20) n'atteindraient pas leur objectif de réaliser d'ici 2018 un supplément de croissance par le biais de réformes et ont souhaité une réflexion sur les causes de cet échec. Les pays du G20 avaient convenu en 2014 d'augmenter leur croissance d'au moins 2% de plus sur une période de cinq ans par l'intermédiaire de réformes, ce qui aurait ajouté plus de 2.000 milliards de dollars au Produit intérieur brut (PIB) mondial.

Le gouvernement italien confirmera sa prévision de 1% de croissance en 2017 et relancera son programme de privatisation la semaine prochaine à l'occasion de la publication d'un nouveau programme budgétaire pluriannuel, a déclaré samedi Enrico Morando, secrétaire d'Etat à l'Economie.

La Grèce a convenu avec ses bailleurs de fonds de réduire le taux d'impôt sur les sociétés de trois points à 26% en 2020 si elle dépasse les objectifs budgétaires prescrits par son plan de renflouement international, écrit dimanche le journal grec Avgi.

L'Egypte est entrée sous le régime d'état d'urgence après les deux attentats à la bombe revendiqués par le groupe Etat islamique (EI) qui ont visé des églises coptes et fait 44 morts dimanche.

Energie / Utilities

► Abertis est prêt à réaliser pour 4 milliards d'euros de travaux en France en échange de nouveaux prolongements de concessions, a indiqué son directeur général, Francisco Reynes aux Echos.

► Le décret autorisant la fermeture de la centrale de Fessenheim a été publié dimanche, mais laisse certains anti-nucléaires sceptiques, tandis que les syndicats d'EDF dénoncent un "enfumage" et promettent des recours.

► Energias de Portugal (EDP) a cédé sa filiale de distribution de gaz naturel EDP Gas au gestionnaire du réseau électrique REN pour 532 millions d'euros, ont annoncé les deux entreprises. "EDP est parvenu à un accord avec REN sur la vente à 100% d'EDP Gas à un prix de 532 millions d'euros", a indiqué le groupe électricien dans un communiqué. EDP Gas détient la concession pour la distribution de gaz naturel dans le nord-ouest du Portugal. A l'issue de cette transaction, EDP "abandonne toute activité de distribution de gaz naturel dans la péninsule Ibérique", a poursuivi le groupe, qui avait déjà annoncé lundi dernier la vente de sa filiale espagnole de distribution de gaz Naturgas Energia à Nature Investments

Prix du baril

Le prix du baril de pétrole est en hausse ce matin en Asie, toujours « stimulé » par les tensions au Moyen-Orient suit aux frappes américaines en Syrie.

Industrie / Minières / Automobile

► Daimler proposera à son personnel de sa filiale poids lourds Mercedes-Benz des départs volontaires, tentant par ce biais et par d'autres moyens de parvenir à des économies annuelles de 400 millions d'euros, a déclaré un porte-parole du groupe industriel. Daimler a convenu avec les délégués du personnel de lancer ce programme le 1er mai, a ajouté le porte-parole, confirmant ainsi un article du quotidien Stuttgarter Zeitung.

► La famille Burkard et Saint-Gobain ont récemment prolongé la validité du contrat de vente de la participation de la première au second jusqu'à fin 2017. Mais des rumeurs circulent en coulisse dont la "SonntagsZeitung" s'est faite l’écho : les héritiers Burkard seraient conscients que la vente de leur participation dans Sika serait mauvaise pour eux et pour la société. La famille Burkard a catégoriquement démenti.

► Bossard a réalisé des ventes de 197,9 mio CHF au premier trimestre, en hausse de 16,1% sur un an et de 16,8% hors effets des devises, a-t-il annoncé lundi. Optimiste, la direction table sur une nouvelle progression des recettes en 2017. Le groupe a dépassé les attentes du consensus. Ces derniers tablaient en moyenne sur un chiffre d'affaires de 191,1 mio CHF entre janvier et mars. Bossard a enregistré une accélération de l'activité dans l'ensemble des régions. L'Europe a ainsi crû de 10,2%, les Amériques de 29,9% et l'Asie de 16,5%. Grâce au "départ réussi" du nouvel exercice et des conditions cadres "positives", le directeur général David Dean s'attend à réaliser cette année un chiffre d'affaires entre 750 mio et 760 mio CHF, après 695 mio en 2016.

► Le Groupe Burkhalter a pu boucler l'exercice 2016 sur d'excellents résultats, enregistrant du coup une nouvelle progression de tous ses chiffres clés. Le bénéfice par action se chiffre ainsi à CHF 6.08 (CHF 5.80 l'exercice précédent, soit une hausse de 4,8%), le résultat d'exploitation (EBIT), à CHF 44.2 millions (CHF 42.3 millions l'exercice précédent, soit une hausse de 4,6%), le résultat consolidé, à CHF 36.5 millions (CHF 34.8 millions l'exercice précédent, soit une hausse de 4,9%) et le chiffre d'affaires, à CHF 512.6 millions (CHF 509.7 millions l'exercice précédent, soit une hausse de 0,6%).

► Les autorités mexicaines de la concurrence (Comisión Federal de Competencia Económica) ont donné leur feu vert à l'acquisition de Syngenta par le conglomérat d'Etat chinois ChemChina. L'agrochimiste rhénan maintient subséquemment dans un communiqué son calendrier pour cette opération, dont la finalisation reste attendue dans le courant de ce trimestre.

► Le débat fait rage en Italie pour savoir qui reprendra l'aciérie Ilva de Tarente, la plus grosse installation sidérurgique européenne, sous administration publique depuis que sa gestion catastrophique a entraîné de lourdes pertes d'exploitation et des dégâts environnementaux colossaux. Le gouvernement a deux offres de reprise sur la table, mais aucune ne le satisferait pleinement, croit savoir 'La Repubblica', qui fait en parallèle état de factions opposées sur le choix de l'acquéreur. ArcelorMittal et son partenaire local Marcegaglia, appuyés par Intesa, auraient proposé 1,8 milliard d'euros, indique la publication, ce qui est un peu plus élevé que les informations qui circulaient jusque-là (1,6 MdE). En intégrant les 2,3 MdsE qu'Arcelor prévoit d'investir dans l'outil de production, la facture avoisinerait 4,1 MdsE.

Financières

► Le directeur général (CEO) de GAM, Alexander Friedmann, va au-devant d'une assemblée générale turbulente. Le fonds spéculatif RBR de l'investisseur Rudolf Bohli a posé des exigences en termes d'économies de coûts et a réclamé la destitution du CEO. Dans une interview à "Finanz und Wirtschaft" (édition du 9 avril), le patron de GAM se défend et souligne que la restructuration de l'entreprise va nécessiter encore du temps. Au reproche qu'après deux années de restructuration GAM ne tourne toujours pas rond, le CEO relève qu'un manager d'actifs ne se répare pas sur le court terme. Il faut du temps et les deux années passées ont été difficiles pour l'ensemble de la branche. Les revenus liés à la performance ont pratiquement complètement disparu, a-t-il souligné. RBR réclame des économies de coûts de l'ordre de 100 mio CHF dans les six mois, ce qui est complètement impossible, selon le CEO. Cette exigence est irréaliste et suscite une incompréhension totale. Le patron de GAM confirme l'objectif d'économies de 30 mio CHF d'ci 2019.

► L'Autorité de surveillance des marchés financiers (FINMA) a traité nettement plus de cas liés au blanchiment d'argent en 2016. Son président Thomas Bauer explique principalement cette hausse par le fait que les banques se tournent davantage vers les pays émergents.

Informations et Technologies

► Altice se serait offert un quatuor de prestige pour préparer l'entrée en bourse de sa filiale américaine. Goldman Sachs, JP Morgan, Morgan Stanley et Citi auraient ainsi été mandatées, a appris l'Agence Reuters. L'ouverture du capital d'Altice USA, qui comprend notamment Cablevision et Suddenlink, doit apporter des ressources additionnelles au groupe et offrir une porte de sortie partielle à ses co-investisseurs, BC Partners et CPPIB. Le groupe de Patrick Drahi avait confirmé en décembre une réflexion sur l'entrée en bourse de sa filiale américaine. Quelques semaines auparavant, des rumeurs laissaient entendre que le groupe espérait récupérer 2 milliards de dollars d'une telle opération.

Consommation

► Yoox Net-A-Porter (détenue à moitié par le groupe Richemont), a conclu un partenariat de distribution et de livraison avec la maison de mode italienne Valentino. Les deux entreprises vont réunir leurs ressources de vente en ligne sur une interface multicanaux baptisée "Next Era",

► Dans le cadre d'un management buy-out, Bell cède son réseau de succursales Novak en République tchèque à l'actuel directeur. Ce réseau de commerces de détail en République tchèque ne compte en effet pas parmi les secteurs d'activité stratégiques du groupe Bell. Les conditions organisationnelles ont été réunies afin d'assurer la pérennité de l'entreprise et des emplois.

Pharmaceutique

► Fresenius a confirmé qu'il étudie le lancement d'une offre sur le génériqueur Akorn . "Fresenius est actuellement en discussions avec Akorn en vue d'une possible acquisition" écrit le groupe allemand de santé dans un communiqué. L'agence Bloomberg avait auparavant fait état de discussions entre les deux entreprises, citant des sources proches du dossier. Il n'y a aucune garantie que ces discussions débouchent sur une transaction, ni sur les modalités d'une éventuelle transaction, précise Fresenius dans son communiqué.

► Le groupe Lifewatch a signé un accord de transaction avec BioTelemetry Incorporated. Les actionnaires du spécialiste zougois de la télémédecine se verront proposer un paiement en espèces assorti d'une participation dans BioTelemetry. Le montant total de la transaction avoisine 260 mio CHF, précise Lifewatch lundi dans un communiqué. L'opération a été approuvée "à l'unanimité" par les conseils d'administration des deux sociétés, à l'exception notable pour Lifewatch de Robert Bider, Antoine Hubert et Antoine Kohler. Le rachat sera financé moyennant une combinaison de capitaux propres et de tiers.

► Roche revendique le succès d'une seconde étude de phase III, Alex, sur Alecensa (alectinib) dans l'indication contre le cancer du poumon non à petites cellules (NSCLC) positif au lymphome anaplasique kinase (ALK). La substance s'est avérée supérieure au crizotinib - commercialisé par le géant américain Pfizer sous l'appellation Xalokri - en terme d'extension de l'espérance de vie sans progression de la maladie, en première ligne de traitement.


 

 
 



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