La Morning note de Mirabaud Securities - Update de l'après-midi

mercredi, 30.11.2016

Aujourd'hui, la Morning note de Mirabaud Securities surveillera avec attention l’inflation en zone euro et aux Etats-Unis (PCE) car elle devrait apporter de la volatilité aux indices. C’est cependant la réunion de l’Opep à Vienne qui tiendra les investisseurs en haleine. Le Beige book sera aussi à surveiller de très près.

John F. Plassard*

Commentaires américains Mirabaud Securities

Les futures sur les indices américains sont en hausse dans le sillage de la forte progression du prix du baril de pétrole qui laisse supposer qu’il devrait y avoir un accord entre les membres de l’Opep qui se réunissent aujourd’hui à Vienne. Avant d’en connaitre les détails qui ne garantissent en rien le retour du prix du baril à 60 dollars, il fallait s’intéresser ce matin à l’Union européenne car il y avait plusieurs informations intéressantes.

Les stress tests en Grande-Bretagne

Lors de la publication de résultats de tests de résistance, il convient toujours de se poser la question concernant l’efficacité de ces tests car en observant ceux qui ont été publiés par le passé, ils ne nous ont jamais été « révolutionnaires ».

Pourtant la dureté des tests proposés par la banque d’Angleterre (BoE) était censée être plus sévère que celle des années précédentes. Résultat : 3 banques britanniques n'ont pas parfaitement réussi ses derniers tests de résistance (dans l’ordre : RBS, Barclays et Standard Chartered). Cependant leur bonne tenue d'ensemble les a néanmoins dispensées de mesures punitives…. HSBC (pourtant considérée comme l’une des banques les plus dangereuses par le FMI), Lloyds, Nationwide et Santander UK ont quant à elles parfaitement réussi leur examen de passage.

Belle croissance des ventes au détail en Allemagne

Les ventes au détail en Allemagne ont enregistré en octobre leur progression la plus forte depuis juin 2011. En détail, elles ont augmenté de 2,4% sur un an, alors que le consensus s'attendait à une progression de 1% seulement. Ces chiffres vont dans le sens des prévisions du gouvernement allemand qui anticipe que la consommation des ménages restera cette année le principal moteur de la croissance du pays.

Pas de quoi convaincre la BCE

Alors oui, l’inflation en zone euro est légèrement remontée, mais non, cela ne va pas convaincre la banque centrale européenne (BCE) de ne pas agir lors de sa prochaine réunion le 8 décembre. En effet, le taux d'inflation annuel n’a augmenté que de 0,6% (en ligne avec les attentes du consensus) en zone euro en novembre après 0,5% en octobre. L'inflation de base, hors énergie et produits alimentaires non conditionnés, est ressortie pour sa part à 0,8% sur un an après 0,7% en octobre. Pas de quoi crier victoire donc…


Les indices américains ont fini en légère hausse hier soir dans l’attente de la réunion de Vienne et des chiffres de l’emploi (américain) de vendredi. Le Nasdaq a atteint un nouveau record en séance. Le Dow Jones a réussi à conserver les 19'000 points et le Nasdaq les 2'200 points.

La séance a été principalement soutenue par des bons indicateurs économiques (révision à la hausse de la croissance américaine au troisième trimestre) et le secteur de la santé (UnitedHealth a confirmé ses objectifs de résultats pour 2016). À l’inverse et sans surprise le secteur de l’énergie a souffert de la baisse du prix du baril de pétrole (voir plus bas).

En termes de valeurs signalons que le cours de Bourse du constructeur aéronautique Boeing se trouvait mardi à son plus haut niveau depuis avril 2015, à 152,11 dollars, et affichait un rebond de près de 50% par rapport à son plancher de février. Le titre fait mieux que l'indice S&P 500 depuis la fin septembre.

Les cours du pétrole ont donc fortement baissé hier soir à la veille d'une décision très attendue de l’Opep, les doutes reprenant le dessus sur la concrétisation d'un accord de baisse de l'offre.

De plus, comme nous le rappelions hier, il semble que les pays membres de l’OPEP soient de plus en plus inquiet concernant la politique énergétique que va mener Donald Trump. Ce dernier pourrait en effet encourager la production du pétrole de schiste en imposant des taxes sur l'importation du pétrole fossile. Cette politique impacterait négativement les décisions de l'Opep et les politiques entreprises et contribuerait à une nouvelle réduction des prix du pétrole.

Petite piqûre de rappel avant la réunion du jour :

Le dollar a poursuivi sa baisse pour le troisième jour d’affilée. Ceci n’a cependant pas permis à l’Or de repasser la barre de 1'200 dollars l’once. Signalons que les positions vendeuses (shorts) sur le dollar progressent pour revenir sur leur niveau d’août 2016….

Statistiques économiques

Il y avait hier plusieurs statistiques économiques aux Etats-Unis, voici ce que nous avons retenu :

Belle croissance américaine

La croissance de l'économie américaine a été plus forte que prévue au troisième trimestre, atteignant son plus haut niveau depuis deux ans grâce à la hausse des dépenses de consommation et à la vigueur des exportations selon la deuxième estimation. En détail, le PIB a progressé de 3,2% en rythme annualisé, contre 2,9% en première estimation et après une hausse de 1,4% au deuxième trimestre. Le consensus tablait sur une hausse de 3%.

La consommation des ménages a continué de soutenir la croissance avec une hausse de 2,8% en rythme annualisé, contre 2,1% en première estimation. Les exportations américaines, elles, affichent un bond de 10,1%, toujours en données annualisées, le plus marqué depuis le quatrième trimestre 2013, grâce entre autres à une forte hausse des ventes de … soja comme nous le rappelions lors de la première publication.

Le commerce extérieur représente ainsi une contribution de 0,87 point de pourcentage à l'évolution du PIB, contre 0,83 point en première estimation, après +0,18 point seulement sur avril-juin. Bonne nouvelle, les stocks des entreprises apportent une contribution à la croissance de 0,49 point, contre 0,61 point en première estimation ce qui laisse suggérer que les entreprises sont en phase de déstockage et pourraient bientôt … restocker !

Si ces chiffres sont à même de conforter la réserve fédérale américaine (Fed) dans sa volonté de remonter ses taux, signalons cependant quelques éléments perturbateurs et notamment les dépenses d’investissement des entreprises. Ces dernières ont en effet subi une contraction de 4,8%, contre 2,7% en première estimation. C'est leur quatrième trimestre consécutif de contraction.

Hausse des prix de l’immobilier

Les prix immobiliers dans les 20 principales métropoles des Etats-Unis ont augmenté de 0,1% en septembre en données brutes et de 5,1% en rythme annuel, selon l'enquête mensuelle S&P/Case-Shiller. La hausse des prix sur un an est inchangée par rapport à août. Le consensus prévoyait une augmentation de 0,4% d'un mois sur l'autre et de 5,2% en rythme annuel. Les prix reviennent donc à leur niveau de 2007. L’indice S&P/Case-Shiller revient à un niveau de 184.80 en atteignant son plus haut historique (contre 184.62 en juillet 2006). Inquiétant à la veille d’une hausse des taux d’intérêt qui aura une influence directe sur les taux hypothécaires.

Hausse de confiance du consommateur

Contre toute attente l'indice de confiance des consommateurs américains du Conference Board est ressorti à 107,1 au titre du mois en cours, contre 100,8 en octobre. Le consensus tablait sur 101.5. La victoire de Donald Trump aura donc envoyé cet indice à son niveau de … 2007 avant la chute de Lehman Brothers. Plus rien ne semble donc résister au milliardaire américain….

La remontée de la confiance des consommateurs apparaît en tout cas bienvenue à la veille des ventes de fin d'année.

La pression s’accentue sur la BCE

La question n’est plus comment la banque centrale européenne (BCE) pourrait-elle ne pas annoncer lors de sa prochaine réunion une extension de ses rachats d’actifs, mais plutôt que pourrait-elle faire de plus ?

Après la publication de l’inflation allemande, les derniers espoirs de voir un tapering le 8 décembre prochain se sont littéralement envolés.

On a en effet appris que l'indice des prix à la consommation, harmonisé aux normes européennes (IPCH), était resté inchangé par rapport à octobre et a augmenté de 0,7% sur un an.

Le consensus prévoyait en moyenne une progression de 0,1% sur un mois et de 0,8% sur un an.

Le détail de ces données non harmonisées montre que le principal frein à l'inflation est venu d'une baisse des prix de l'énergie plus forte qu'en octobre. Les prix des produits alimentaires et des loyers sont à l'opposé ceux qui ont augmenté le plus.

Ces chiffres ne sont pas de bon augure pour la première estimation de l'inflation de novembre dans l'ensemble de la zone euro qui sera publiée … aujourd’hui.

Rappelons que le président Mario Draghi a déclaré que la banque centrale, lors de sa prochaine réunion, étudierait plusieurs options permettant de faire remonter l'inflation vers son objectif d'un peu moins de 2% sur un an.

L’élection oubliée

Tous les investisseurs se focalisent aujourd’hui sur le référendum italien, cependant il y aura aussi le 4 décembre l’élection présidentielle en Autriche qui pourrait confirmer la montée en puissance de la droite « dure » (voire l’extrême droite) en Europe. Analyse et conséquences d’une élection oubliée.

Les faits

Le lundi 12 septembre 2016, le gouvernement autrichien a demandé au Parlement de reporter le second tour de l’élection présidentielle prévu le 2 octobre, au 4 décembre, en raison d’un défaut de fabrication des bulletins de vote. Plusieurs municipalités et électeurs se sont en effet plaints d’avoir reçu des cartes électorales endommagées. Ce « troisième tour » opposera Norbert Hofer du FPÖ (extrême droite) au candidat indépendant soutenu par les écologistes Alexander van der Bellen, vainqueur sur le fil du second tour en mai avec 50,3 % des voix mais dont l’élection a été invalidée.

Les enjeux

L’enjeu n’est pas seulement pour l’Autriche de se doter d’un nouveau gouvernement mais aussi potentiellement d’élire le premier président d’extrême droite en Europe depuis 1945.

Le programme de Norbert Hofer

Plusieurs phrases chocs caractérisent le leader du FPÖ, en voici les plus fortes :

  • Norbert Hofer refuse que l'Autriche, premier pays riche sur la route des Balkans, devenant l’un des premiers pays d’accueil de l’Union européenne avant de finir par fermer ses frontières en fin d’année, devienne un pays d'immigration. Et encore moins « un pays à majorité musulmane ».
  • En février 2015, Norbert Hofer s’est déclaré pour le retour à l’intérieur des frontières autrichiennes d’une partie du Tyrol rattachée à l’Italie depuis 1919.
  • Norbert Hofer a déclaré que, s'il était au pouvoir, il convoquerait un référendum sur une sortie de l'UE si la Turquie rejoignait l'Union ou si Bruxelles tentait de centraliser davantage le pouvoir.
  • C’est avec un pistolet Glock à la ceinture, une arme de fabrication autrichienne, que Norbert Hofer a fait campagne.

Rappelons finalement que Herbert Hofer fut membre d'une corporation estudiantine, « Marko-Germania », issue du courant national-allemand (« deutschnational »), qui proclame l’Autriche comme une partie intégrante de la Grande Allemagne et qui pratique encore le duel initiatique clandestin à l'épée, sans protection du visage.

Le FPÖ aussi vainqueur en cas de défaite

En cas de défaite, le parti d’extrême droite n’aura pas tout perdu. En effet, le gouvernement en place a affirmé qu’en cas de victoire il ne prendrait pas plus de 37'500 demandeurs d’asile en charge en 2016. Il s’apprête aussi à suspendre le droit des migrants de déposer un dossier sur son territoire, car le quota sera bientôt atteint.

Un scrutin observé de près par … la France

Sur Twitter, Marine le Pen s’était empressée de féliciter ses « amis du FPÖ » après la victoire de Norbert Hofer au premier tour : « Mes plus sincères félicitations à nos amis du #FPÖ pour ce résultat magnifique. Bravo au peuple autrichien ! ». Elle avait été l’hôte de marque de ses « amis » le 27 janvier 2012 lors du bal des corporations estudiantines, principal réservoir du FPÖ, qui se tient chaque année dans l’ancien palais impérial de la Hofburg à Vienne.

Ceci n’est pas sans rappeler les félicitations sur Twitter de la leader de l’extrême droite française : «Félicitations au nouveau président des Etats-Unis Donald Trump et au peuple américain, libre».

L’extrême droite se délecte donc de la montée en puissance d’une sensibilité politique nationaliste dans les pays occidentaux confrontés à des frontières plus étanches, des États forts et une défense de l’identité culturelle locale.

Les doctrines politiques traditionnelles, socialistes ou du libéralisme, n’ont plus de prise sur les moins favorisés et alimentent donc aussi le vote « nationaliste ». Les élites dirigeantes sont déconsidérées pour avoir trop promis et trop menti. Le peuple veut maintenant qu’on lui dise ce qu’il peut comprendre, des choses simples comme lors de la campagne présidentielle américaine.

Suite du dossier italien

On en attendait pas moins de la Banque centrale européenne (BCE) en cas de Non au référendum italien de dimanche. L’institution de Frankfurt serait en effet prête à augmenter temporairement ses achats de dette souveraine italienne s’il devait y avoir une flambée des rendements obligataires.

Rappelons que potentiellement, l’issue du référendum pourrait découler sur 2 scénarios :

La démission du président du Conseil Matteo Renzi avec :

  • Un gouvernement de transition avec un membre du Parti démocrate (PD)
  • Un gouvernement technique qui « s’éteindra » en février 2018 

Si les rendements obligataires italiens grimpent déjà depuis un moment, le mouvement pourrait s'amplifier en cas de victoire du Non. Mouvement que voudrait bien évidemment éviter la BCE qui pourrait alors utiliser son programme de rachats d'actifs de 80 milliards d'euros par mois pour acheter des obligations italiennes afin de soutenir leurs cours.

Ce tour de passe-passe étant totalement toléré (mais doit être voté en interne) puisque le programme de rachat d'actifs prévoit une certaine flexibilité. Cette aide à l’Italie serait cependant seulement déclenchée si Mario Draghi et ses collaborateurs devaient estimer que la potentielle volatilité pourrait être surmontée par le recours à ces achats ciblés. La manœuvre pourrait ne durer que quelques jours, voire quelques semaines.

Rappelons que selon les tous derniers chiffres de la BCE, les banques italiennes détiennent près d'un tiers des 990 milliards d'euros de créances douteuses de la zone euro.

Le but étant aussi évidemment d’essayer d’éviter l’effet de contagion du stress bancaire qui pourrait s’en suivre vers d’autres pays de la zone euro.

L’information du jour a permis un certain retour de l’appétit pour le risque en particulier sur les BTP italiens.

Aujourd’hui

Aujourd’hui c’est l’inflation en zone euro et aux Etats-Unis (PCE) qui devrait apporter de la volatilité aux indices. C’est cependant la réunion de l’Opep à Vienne qui tiendra les investisseurs en haleine. Le Beige book sera aussi à surveiller de très près.

Les indices européens devraient ouvrir en légère hausse ce matin dans une séance qui devrait être dictée par les conclusions de la réunion de l’Opep à Vienne et l’évolution du secteur bancaire italien avant le référendum de dimanche (rappelons que la BoE publiera le résultat de ses stress tests aujourd’hui)….

Tendance asiatique

La tension est palpable en Asie avant la réunion de l’Opep. La majeure partie des indices font donc du surplace malgré la publication d’une statistiques économique probante au Japon. On a en effet appris ce matin que la production industrielle au Japon avait progressé de manière inattendue en octobre et les professionnels du secteur prédisent une hausse encore nettement plus forte ce mois-ci. En détail, la progression en octobre a été de 0,1% par rapport au mois précédent, contre un gain de 0,6% en septembre, alors que le consensus avait pour prévision un recul de 0,1%. La mauvaise nouvelle provient de l’estimation finale du coût de la catastrophe nucléaire de Fukushima. En effet, elle devrait atteindra 22.600 milliards de yens (188,5 milliards d'euros), soit un peu plus du double que la précédente estimation….

Actualité

Un responsable de la banque centrale américaine (Fed) a estimé que les arguments pour une hausse des taux d'intérêt s'étaient "clairement renforcés" depuis la dernière réunion monétaire de la Fed début novembre. Jerome Powell, gouverneur de la Fed et membre votant du Comité monétaire, a jugé que la patience de la banque centrale avait "payé" et qu'il ne fallait plus attendre trop longtemps. "Agir trop lentement pourrait revenir à devoir resserrer la politique monétaire de façon trop abrupte", a prévenu M. Powell dans un discours devant un club économique d'Indianapolis (nord).

Angela Merkel a déclaré aux parlementaires de son Union chrétienne démocrate (CDU) qu'elle s'opposait à l'ouverture de nouvelles négociations avec la Turquie en vue de son éventuelle adhésion à l'Union européenne

Energie / Utilities   

►               Deux mois après l'échec d'une première tentative, Praxair et Linde sont sur le point de reprendre des discussions en vue d'une éventuelle fusion, qui déboucherait sur la création d'un poids-lourd des gaz industriels, avec une capitalisation boursière de 60 milliards de dollars. Linde pourrrait toutefois refuser de reprendre langue avec Praxair, a prévenu l'une des sources, si bien que l'aboutissement d'une éventuelle transaction est loin d'être acquis.

Prix du baril

Le prix du baril de pétrole évolue en légère hausse ce matin en Asie dans l’attente de la réunion de l’Opep et dans une moindre mesure de la publication des stocks de brut américain.

Industrie / Minières / Automobile

►               Vale a déclaré qu'il espérait redémarrer à la mi-2017 l'activité de sa coentreprise Samarco Mineracao, qui a été arrêtée à la suite d'une catastrophe provoquée par la rupture d'un barrage de résidus miniers.

►               L'usine PSA de Mulhouse (Haut-Rhin) prévoit de se maintenir, en 2018 et 2019, au minimum à son niveau de production actuel, qui lui fait déjà dépasser de 30% ses objectifs initiaux, a-t-on appris de source syndicale.

►               Oerlikon rachète l'allemand Citim. Avec cette acquisition, l'entreprise renforce sa position dans le secteur des revêtements de surface et des matériaux de fabrication additive, indique-t-elle dans un communiqué. La firme allemande, qui emploie quelque 120 collaborateurs, a réalisé l'année dernière un chiffre d'affaires de 12 mio CHF. Les deux parties ont convenu de ne pas divulguer les détails financiers de la transaction.

►               Les aéroports parisiens (Groupe ADP)vont être équipés de sas de contrôle automatisés fournis par Gemalto, dans le cadre du programme français de contrôle aux frontières en cours de déploiement. Paris CDG et Paris Orly seront équipés au printemps 2017 de 89 de ces sas, des modèles Coesys Automated Border Control basés sur la reconnaissance des empreintes digitales.

►               Technip a apporté un certain nombre d'informations additionnelles liées à des événements récents en amont de l'assemblée générale extraordinaire prévue le 5 décembre pour entériner le rapprochement avec FMC Technologies. Le groupe précise notamment que ses prêteurs ont accepté le transfert du crédit renouvelable de 1 milliard d'euros dont il bénéficiait vers la nouvelle entité.

Financières

►               Le bénéfice net des banques américaines a augmenté de 5,2 milliards de dollars au troisième trimestre, soit de 12,9% sur un an, rapporte le fonds de garantie des dépôts bancaires (Federal Deposit Insurance Corp, FDIC). Le total des prêts a augmenté de 591 milliards de dollars, soit 6,8%, grâce notamment à l'immobilier résidentiel et commercial, selon les données du régulateur. La part des banques déficitaires est tombée à 4,6%, au plus bas depuis le troisième trimestre 1997, toujours selon le FDIC.

►               François Villeroy de Galhau, membre du conseil des gouverneurs de la BCE, a déclaré que le projet de nouvelles règles mondiales en cours de négociations sur les fonds propres des banques devait être modifié. "Depuis la crise financière de 2008, les règles ont permis de rendre les banques françaises plus solides, et c'est une bonne chose", a-t-il dit dans un entretien à la Nouvelle République du Centre. "Mais dans le cadre des négociations en cours au sein du Comité de Bâle sont proposées de nouvelles règles, d'inspiration plutôt américaine, qui pénaliseraient l'investissement et la croissance en Europe en freinant le crédit. Il faut donc modifier la copie si l'on veut arriver à un accord."

►               La banque Rothschild & Co a annoncé l'ouverture d'un bureau à Chicago, poursuivant ainsi son expansion aux Etats-Unis. La banque, qui est présente dans le conseil financier, dans la gestion d'actifs, la banque privée mais aussi le capital-investissement, a pour ce faire recruté en septembre Eric Hirschfield pour s'occuper de l'ouverture du nouveau bureau.

►               Les tarifs des contrats d'assurance habitation et automobile vont augmenter l'an prochain en France en raison du coût des inondations du printemps dernier et de la hausse du coût des réparations automobiles, indiquent Les Echos. Selon le quotidien, les tarifs vont augmenter de 0,5% à 2,5% en moyenne pour l'assurance automobile et de 1% à 4% pour l'assurance habitation. Les tarifs vont aussi subir l'impact du relèvement de la "taxe terrorisme" qui est prélevée chaque année sur les contrats d'assurance dommages pour financer le fonds d'aide aux victimes. Le mois dernier, le gouvernement a décidé de relever cette contribution de 1,60 euro à compter du 1er janvier 2017, pour passer à 5,90 euros.

►               Banca Monte dei Paschi est engagée dans une course contre la montre pour s'assurer l'engagement d'un investisseur de référence d'ici la fin de la semaine, avant de faire appel au marché pour lever les fonds, a déclaré son directeur financier Francesco Mele à une réunion avec des investisseurs. Qatar Investment Authority est en négociations avec Monte dei Paschi et pourrait injecter jusqu'à un milliard d'euros, mais il veut attendre l'issue du référendum pour prendre une décision définitive. "Nous avons un certain nombre de discussions avancées", a dit le directeur financier de la banque, sans citer de noms."Si nous arrivons lundi avec un bon investisseur de référence, nous devrions être capables de boucler l'opération avec succès", a dit Francesco Mele aux gérants de portefeuilles.

►               La Banque cantonale de Zurich (ZKB) a annoncé la fermeture d'ici deux ans de huit guichets et de six agences. Dans un communiqué, l'établissement explique réagir ainsi aux besoins de la clientèle, "qui souhaite de plus en plus des services indépendants du temps et du lieu". Les succursales abritant des services de conseil ne sont pas touchées.

Informations et Technologies

►               La croissance des ventes de smartphones dans le monde est en train de nettement ralentir cette année, à 0,6%, après une progression de 10,4% en 2015, signe que la révolution du mobile pourrait approcher d'un point culminant, a indiqué le cabinet de recherche IDC. Celui-ci estime que les fabricants vont livrer un nombre record de 1,45 milliard de smartphones en 2016. Le ralentissement de la croissance devrait s'expliquer notamment par une baisse de 11% des ventes de l'iPhone d'Apple. Il s'agirait du premier recul des livraisons de ce modèle sur une année entière depuis son lancement en 2007. IDC estime que les ventes de smartphones fonctionnant avec le système d'exploitation Android d'Alphabet devraient en revanche progresser de 5% et représenter plus de 85% du marché. Les téléphones équipés des logiciels de Microsoft ou d'autres éditeurs devraient afficher de leur côté une part de marché inférieure à 1%.

►               Le patron des finances d’Altice reconnaît sans difficultés que le niveau d'endettement du groupe est élevé, mais affirme qu'il ne présente aucun risque. Dennis Okhuijsen a expliqué aux 'Echos' que le niveau absolu de la dette, environ 50 milliards d'euros, émeut surtout en France car la pratique est répandue dans le secteur aux Etats-Unis, où l'endettement d'Altice ne fait pas débat, aux dires du dirigeant. Et quand le quotidien lui fait remarquer que les ratios d'endettement d'Altice dépassent ceux de ses pairs, Okhuijsen réplique que la dette représente un peu plus de 5 fois l'EBITDA et que son groupe est confortable avec ça. Et pour enfoncer le clou, il ajoute que la stratégie n'est pas risquée car la totalité de la dette sera remboursée dans le cadre d'un business plan à 10 ans.

Consommation

►               Marie Brizard Wine and Spirits (MBWS) a élargi son partenariat stratégique avec le distributeur polonais Eurocash afin de renforcer la présence de ses marques phares, notamment la vodka Krupnik et le whisky William Peel, dans le commerce traditionnel en Pologne

►               Le Groupe Conforama et le Groupe Casino renforcent et étendent leur alliance aux achats, grâce à une centrale internationale commune

Pharmaceutique

►               Johnson & Johnson aurait relevé son offre sur Actelion dans l'espoir de le convaincre d'accepter de se faire racheter, a-t-on appris de source proche du dossier. La source a précisé que Johnson & Johnson (J&J) avait revu sa proposition à la hausse face aux réticences de sa cible à renoncer à son indépendance. Bloomberg News a rapporté de son côté qu'Actelion avait rejeté une offre de 246 francs par action, qui aurait représenté un montant total de 25,5 milliards de francs

►               Biophytis annonce que son étude clinique SARA-PK, conduite en Belgique, confirme le bon profil de tolérance et l'absence d'évènement significatif indésirable grave associé à l'administration de Sarconeos dans le traitement contre la sarcopénie.

La statistique du jour

* Mirabaud Securities LLP


 

 
 



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