La Morning note de Mirabaud Securities

lundi, 17.10.2016

Aujourd'hui, la Morning note de Mirabaud Securities surveillera avec attention l’inflation en zone euro ainsi qu’à la production industrielle aux Etats-Unis.

John F. Plassard*

Les indices américains ont fini sans tendance vendredi soir perdant du terrain en fin de séance suite à la baisse du Yuan face dollar (comme nous supputions il y a une semaine après des mauvaises statistiques économiques chinoises) et aux dernières déclarations de la présidente de la Réserve fédérale américaine (Fed) qui ont laissé les investisseurs perplexes.

Cette dernière a en effet affirmé que l’institution qu’elle dirige devrait peut-être mener une politique adaptée à une économie à haute pression pour réparer les dégâts que la crise lui a causés et juguler des risques prenant un caractère permanent,

Suite à ces déclarations, les investisseurs évaluent à 67% la probabilité d'une hausse des taux en décembre (celle de novembre étant quasi nulle, la réunion de politique monétaire tombant quelques jours avant l'élection présidentielle du 8 novembre).

Sur l'ensemble de la semaine, le Dow a perdu 0,56%, le S&P 0,96% et le Nasdaq Composite 1,48%.  Au niveau des petites valeurs, l’indice Russell 2000 a fini en baisse pour la 3ème semaine consécutive, ce qui n’était plus arrivé depuis 4 mois….

La journée de vendredi a été dominée par la publication des résultats de certaines banques américaines dont JPMorgan, Citigroup et Wells Fargo qui ont toutes fait état de revenus et de profits au-dessus du consensus. Malgré tout, les bénéfices des sociétés du S&P-500 sont toujours attendus en baisse de 0,4% sur le troisième trimestre.

Le cuivre (dont nous parlions vendredi) a poursuivi sa chute et a connait sa plus forte baisse en 5 mois….

Sur le marché des changes, le dollar a réalisé sa meilleure performance hebdomadaire depuis plus de sept mois, réagissant à des statistiques des ventes au détail et des prix à la production de septembre meilleures que prévues.

Quant aux Treasuries, leurs rendements ont nettement monté, en réaction aux solides statistiques américaines, mais aussi chinoises.

Les volumes ont été, comme à l’accoutumée, en dessous de la moyenne des 30 derniers jours.

Bienvenu en Stempflation

La majeure partie des économistes tente depuis un peu plus de deux ans de nous expliquer que la situation économique mondiale est sur le point de se stabiliser et que nous sommes dans une situation de normalisation. Cependant, le rebond se fait attendre.

Pas de rebond (réel) de la croissance, pas de retour de l’inflation mais baisse du taux de chômage !

Situation inédite mais bien réelle qui a maintenant un nom : Nous l’avons baptisé la Stempflation (emp pour emploi mais aussi pour le temps (la durée)).

Analyse de cette nouvelle situation économique à travers l’analyse des dernières déclarations de la présidente de la réserve fédérale américaine (Fed), Janet Yellen.

Le doute l’emporte

« La Réserve fédérale américaine (Fed) devra peut-être mener une politique adaptée à une économie sous haute pression pour réparer les dégâts que la crise lui a causés et juguler des risques prenant un caractère permanent ». C’est devant un parterre de responsables monétaires et d'universitaires que la présidente Janet Yellen a eu cette phrase pleine de mystère et de sous-entendu.

Sans faire référence directement aux taux d'intérêt la présidente de la Fed a mis en avant la crainte croissante de la banque centrale de voir l'économie perdre de son potentiel, ce qui nécessiterait des mesures énergiques pour le reconstituer. La présidente s’est cependant posée la question de savoir si les « dégâts » pouvaient être réparés….

Il faut poursuivre les efforts

Autre phrase très importante, elle a affirmé que poursuivre des politiques qui réduiraient encore plus le chômage et doperaient la consommation, même au risque d'une poussée de l'inflation, serait susceptible de convaincre les entreprises d'investir, d'étayer la confiance et de ramener dans le marché de l'emploi des personnes qui étaient jusque-là sur la touche.

Pour Janet Yellen, la crise a pu causer des dommages permanents, au point qu'il faudra éventuellement repenser les politiques monétaire et budgétaire. Cela pourrait passer, par exemple, par une gamme d'outils non conventionnels plus étendue et plus rapidement mobilisable lors d'une récession, afin d'éviter de nouvelles séquelles

Les anticipations d’inflation figées

Enfin et c’est important aussi de le noter, la présidente Yellen signale que les anticipations d'inflation du public étant à ce point figées qu'un procédé tel que la forward guidance (le pilotage) desdites anticipations pourrait à nouveau s'avérer nécessaire à l'avenir.

Il serait en effet vraisemblable que l'économie mondiale continuera de connaître des taux d'intérêt historiquement bas ; en conséquence réduire les taux d'intérêt à court terme ne serait sans doute pas la réponse la plus adaptée à une future récession. Le retour aux sources en d’autres mots.

Janet Yellen n’est pas la seule

Ce cri du cœur (ou de la raison) ne reste pas sans soutien car Eric Rosengren, le président de la Fed de Boston, y fait écho.

En participant à la même conférence ce dernier a en effet admis que l'économie était non conformiste en raison de sa croissance molle et que l'opinion générale était qu'elle évoluait surtout en fonction de paramètres démographiques qui n’étaient guère susceptibles d'évoluer.

Une nouvelle preuve ?

Cette croissance molle est d’autant plus confirmée par les prévisions du modèle de la Fed d’Atlanta GDP Now, qui annonce une croissance de 1.9% pour le troisième trimestre 2016. Rappelons que le consensus est toujours positionné au-delà de 2.5%.

La stempflation en découle

Ce qui ressort donc de cette conférence est assez clair : C’est la croissance molle qui inquiète de plus en plus au point qu’un des chercheurs de la Fed de San Francisco, John Fernald, admette qu’il se peut qu'on doive se faire à la réalité d'une croissance basse car le potentiel (de rebond) était réellement bas.

L’avenir pourrait donc être constitué d’une situation de :

  • Phase d’amélioration de l’emploi (pays de l’OCDE)

  • Inflation basse

  • Croissance « molle »

La fameuse stempflation.

Après l’inflation, la déflation, la désinflation et la stagflation nous sommes (serions) en train d’entrer dans une période de stempflation.

Les conséquences économiques sont pour l’instant inconnues mais seront étudiées plus précisément dans une prochaine étude.

Statistiques américaines

Il y avait vendredi plusieurs statistiques économiques importantes, voici ce que nous avons retenu :

Progression des ventes au détail

Les ventes de détail aux Etats-Unis ont rebondi comme prévu en septembre pour atteindre leur rythme le plus soutenu depuis juin. L'indice des ventes des détaillants et restaurants a progressé de 0,6% en septembre comme s'y attendait le consensus, après avoir reculé de 0,2% en août. En septembre, les ventes au détail ont totalisé 459,8 milliards de dollars en données corrigées des variations saisonnières. Sur un an, les ventes au détail sont en hausse de 2,7%.

Sans les ventes d'automobiles et de pièces détachées qui ont progressé de 1,1% en septembre, elles demeurent en hausse de 0,5% sur le mois. De nombreux secteurs ont affiché une solide augmentation à commencer par les stations d'essence, portées par la hausse des prix des carburants (+2,4%), suivies par l'ameublement (+1%), les articles de sports et de loisirs (+1,4%), les matériaux de construction (+1,4%) et les bars et restaurants (+0,8%), dont c'est la plus forte hausse depuis février.

Parmi les secteurs qui ont le plus baissé figurent les magasins d'électronique et de l’électroménager (-0,9%), les grands magasins (-0,7%) et les ventes de produits de soins (-0,5%).

Hausse des prix à la production

La hausse des prix à la production aux Etats-Unis a légèrement dépassé les attentes en septembre après avoir stagné en août. L'indice des prix à la production a progressé de 0,3% alors que les analystes prévoyaient un rebond de 0,2%. En excluant les secteurs volatils de l'énergie et de l'alimentation, l'indice est également en hausse de 0,3% en septembre. Le consensus misait sur une progression de 0,1% sans les prix énergétiques.

Parmi les hausses notables des prix de gros figurent l'essence (+5,3%), le kérosène (+11,7%) dont la vive progression se répercute sur les prix des billets d'avion (+4,1%). Les prix alimentaires ont avancé de 0,5%, tirés par ceux des légumes (+10,5%) qui ont connu la plus forte augmentation depuis janvier, et par ceux des œufs (26%). La viande de bœuf en revanche a baissé de 3,7%. Sur un an en données brutes, les prix à la production ont accéléré de 0,7%, la hausse la plus forte depuis presque deux ans, a précisé le ministère.

En excluant les prix énergétiques, la hausse sur un an est de 1,5%, la plus significative depuis novembre 2014. Rappelons que le gouvernement publiera demain l'indice des prix à la consommation (CPI) pour septembre.

Baisse de la confiance du consommateur

La confiance des consommateurs américains a reculé ce mois-ci, à en croire les résultats préliminaires de l'enquête de l'université du Michigan. L'indice de confiance est en effet ressorti à 87,9 en première estimation, après 91,2 en septembre, alors que le consensus prévoyait au contraire une progression autour de 92,4.

Nous sommes de retour à des niveaux d’il y a 2 ans. L’incertitude en lien avec les élections présidentielles est mise en avant par les interrogés.

Le déficit explose

Le déficit budgétaire des Etats-Unis a augmenté à 587 milliards de dollars sur l'exercice 2016, représentant 3,2% du PIB, en raison de recettes moins élevées que prévu et d'une hausse des dépenses notamment de la Sécurité sociale et du programme Medicare. C'est la première fois depuis … 2009 que le déficit augmente en pourcentage du PIB. En 2009, le déficit avait culminé à 1.400 milliards de dollars, en pleine crise financière.

 

En 2015, l'exercice budgétaire étant clos au 30 septembre, le déficit était de 439 milliards de dollars, représentant 2,5% du PIB.

Les flux de la semaine

Nous vous le relayons chaque semaine, il est important de lire les conclusions des données publiées par la Bank of America Merrill Lynch Global Research concernant les flux.

La semaine passée donc, les fonds investis en actions européennes ont subi une trente- sixième semaine consécutive de rachats nets, pour un montant cumulé proche de 100 milliards de dollars, tandis que les fonds dédiés actifs émergents continuaient d'attirer les investisseurs en quête de rendement.

Les fonds obligataires ont bénéficié de nouvelles souscriptions nettes sur la semaine au 12 octobre à hauteur de 2,6 milliards de dollars, avec un arbitrage en faveur de ceux investis en titres à court terme au détriment de ceux à échéance plus longue, dans un contexte de remontée des taux longs à des plus hauts de plusieurs mois.

Les rachats sur les fonds investis en actions européennes ont atteint 1,1 milliard de dollars sur la période sous revue.

Les fonds dédiés au actions américaines ont subi des rachats à hauteur de 2,3 milliards de dollars et affichent ainsi des sorties nettes sur cinq des six dernières semaines. Ceux spécialisés sur les actions japonaises ont enregistré leur première décollecte en six semaines, à hauteur de 2,8 milliards de dollars, les retraits hebdomadaires les plus élevés en six mois.

Les fonds spécialisés sur les actifs émergents continuent d'avoir le vent en poupe avec des entrées nettes de 2,5 milliards de dollars sur les produits actions, les plus élevées en huit semaines, et de 900 millions de dollars sur les produits obligataires, qui connaissent ainsi une quinzième semaine consécutive de souscriptions nettes.

Sur les trois mois écoulés les fonds dédiés aux actifs émergents ont enregistré 52 milliards de dollars de collecte. Les fonds investis en métaux précieux, l'or principalement, ont bénéficié d'une troisième semaine consécutive de souscriptions nettes avec des entrées de 400 millions de dollars.

Une première historique

Evènement historique qui devrait faire du bruit lorsque les investisseurs s’en rendront compte : Sur le marché interbancaire chinois interviendra prochainement la deuxième émission obligataire libellée en droits de tirage spéciaux (DTS), la devise de réserve du Fonds monétaire international (FMI).

Standard Chartered Bank a en effet annoncé avoir obtenu le feu vert de la Banque populaire de Chine pour l'émission d'un emprunt obligataire d'un montant de 100 millions de DTS, soit environ 925 millions de yuans ou 123,3 millions d'euros, sur le marché interbancaire chinois.

Cette émission sera réglée en yuans. StanChart sera alors la première entreprise à émettre des obligations libellées en DTS en Chine.

Cette opération intervient après l'intégration du yuan, ou renminbi, dans le panier de devises composant les droits de tirage spéciaux le 1er octobre.

La Banque mondiale a émis fin août des obligations pour 500 millions de DTS en Chine, ce qui constituait la première émission de ce type depuis environ 30 ans.

La Chine continue de faire ses premiers pas et va rapidement s’y habituer….

Cette semaine

Cette semaine nous nous focaliserons sur plusieurs statistiques économiques importantes, mais surtout la réunion de la BCE de jeudi.

Aujourd’hui nous nous intéresserons à l’inflation en zone euro ainsi qu’à la production industrielle aux Etats-Unis.

Demain, c’est l’inflation en Grande-Bretagne et l’inflation aux Etats-Unis qui importeront.

Mercredi c’est la croissance en Chine qui devrait donner de la volatilité aux indices tout comme la publication du Beige book américain.

Jeudi c’est la réunion de la banque centrale européenne (BCE) qui animera les marchés, tout comme des statistiques sur l’immobilier américain.

Vendredi finalement, c’est la confiance du consommateur américain qui sera en ligne de mire.

Les indices européens devraient ouvrir en légère baisse ce matin dans le sillage du discours assez négatif de la présidente de la Fed vendredi soir concernant l’avenir de la croissance américaine et d’une potentielle rentrée en stempflation.

Les investisseurs seront bien évidemment attentifs à l’évolution des devises (dollar, Yuan et pound en particulier) ainsi qu’à la suite de la publication des résultats des entreprises américaines (seulement 34 sociétés du S&P500 ont publié leurs comptes jusqu'à présent).

Tendance asiatique

Les indices asiatiques évoluent sans réelle tendance ce matin un peu dubitatifs après les commentaires de la présidente de la Fed vendredi soir et suite à la (dangereuse) évolution des devises. La livre sterling tente par exemple ce matin de retourner sur ses bas niveaux d’il y a 31 ans. Concernant la Chine, signalons un sondage intéressant ce matin publié par l’AFP qui indique que la croissance économique chinoise est attendue en ralentissement au troisième trimestre, en dépit du sursaut de certains indicateurs et d'une envolée du marché immobilier. D'après la prévision médiane de 18 experts, la Chine aurait vu la croissance de son produit intérieur brut (PIB) ralentir à 6,6% de juillet à septembre, après s'être stabilisée à 6,7% au deuxième trimestre.

Actualité

La probabilité de victoire d'Hillary Clinton à l'élection présidentielle du 8 novembre prochain aux Etats-Unis est de 95%, selon la dernière livraison de l'étude State of the Nation réalisée par Reuters/Ipsos et publiée samedi. La candidate démocrate remporterait les voix d'au moins 310 grands électeurs, quand 270 suffisent à assurer sa victoire. Le républicain en aurait au moins 176 (en 2008, Barack Obama avait obtenu 365 grands électeurs contre 173 pour le républicain John McCain; en 2012, lors de sa réélection, il en avait obtenu 332 contre 206 au républicain Mitt Romney).

L'émir du Koweït, cheikh Sabah al Ahmad al Sabah, a ordonné dimanche la dissolution du Parlement, estimant nécessaire de convoquer de nouvelles élections afin de relever les défis liés à la sécurité dans la région.

L'Espagne prévoit un déficit budgétaire de 3,6% en 2017, un demi-point de plus que les 3,1% auxquels elle s'était engagée, dans un budget provisoire transmis samedi à la Commission européenne par le ministère de l'Economie. Le rapport consulté par l'AFP reconnaît que les mesures envisagées par le gouvernement, notamment un prélèvement anticipé de l'impôt sur les sociétés dont il espère tirer 8 milliards d'euros, ne seront pas suffisantes et "devront être nécessairement complétées par le nouveau gouvernement".

L'Espagne, sans majorité parlementaire depuis décembre dernier, pourrait sortir de la crise si de nouvelles élections ont lieu cette année, selon un sondage Metroscopia publié dimanche par El Pais. Cette étude crédite le Parti populaire (droite) du président du gouvernement sortant, Mariano Rajoy, de 37,8% des intentions de vote contre 33% aux élections de juin (et 28,7% lors du scrutin de décembre).

Le président du Conseil italien, Matteo Renzi, a présenté samedi son projet budget pour 2017, espérant qu'il permettra de convaincre Bruxelles d'accepter ses ambitions modestes en matière de réduction budgétaire et éviter ainsi d'impopulaires mesures d'austérité.

Apparent volteface. Angela Merkel veut convaincre les autres Etats de l'Union européenne d'accepter de durcir les sanctions prises contre la Russie en raison de son rôle dans le conflit syrien, rapporte samedi le Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung (FAS). Cette question doit être évoquée jeudi et vendredi prochain lors d'un sommet européen. L'Union européenne et les Etats-Unis ont déjà imposé à la Russie un certain nombre de sanctions dans la foulée de l'annexion de la Crimée et en raison du soutien qu'elle apporte aux séparatistes pro-russes dans l'est de l'Ukraine.

L'agence de notation financière Fitch a écarté la perspective d'un éventuel abaissement de la note de la dette à long terme de la Russie, révisant sa perspective de négative à stable. La note de cette même dette reste inchangée, à "BBB-". Ce passage à une perspective stable résulte notamment de la "politique crédible et cohérente" mise en place par Moscou pour faire face au recul des prix du pétrole qui a permis à l'économie du pays de s'adapter et à la confiance de revenir progressivement, explique Fitch dans un communiqué. Par ailleurs, les réserves de changes de la Russie ont cru de 8% sur les neuf premiers mois de 2016 et pourraient encore s'accroitre, estime l'agence. Fitch salue également la stratégie budgétaire de moyen terme mise en place par Moscou, qui devrait permettre de réduire le déficit.

Angela Merkel a souligné samedi que la Grande-Bretagne ne pourrait pas obtenir de concessions sur la liberté de circulation des personnes tout en conservant un accès entier au marché unique européen.

Moody's Investors Service a annoncé confirmer la note Caa3 de la Grèce, note s'appliquant seulement à la dette émise dans les conditions du secteur privé, à laquelle est affectée une perspective stable. L'agence observe que le risque reste élevé pour les détenteurs d'obligations du secteur privé mais la perspective stable indique que ces risques sont globalement équilibrés pour une notation Caa3.

Energie / Utilities   

►               Le groupe indien surdendetté Essar a confirmé samedi la vente d'une participation de 98% dans sa filiale Essar Oil à un consortium emmené par Rosneft, qui s'assure ainsi une tête de pont sur marché des carburants à la plus forte croissance dans le monde. Rosneft et ses associés - le courtier européen Trafigura et le fonds russe United Capital partners (UCP) - verseront 10,9 milliards de dollars pour les actifs d'Essar dans le raffinage et la distribution. Deux autres milliards seront payés pour l'achat du port de Vadinar, dans l'Etat du Gujarat, et de certaines structures d'import-export.

Prix du baril

Le prix du baril de pétrole est en légère baisse ce matin en Asie. Les investisseurs prennent un peu leur respiration après que le prix se soit consolidé au-dessus de 50 dollars la semaine passée.

Industrie / Minières / Automobile

►               Le ministère de la Défense britannique veut accélérer la procédure d'achat à l'Allemagne de 800 véhicules blindés car il craint que la chute du sterling n'aboutisse à l'annulation de projets non encore confirmés, rapporte le Times samedi. Le quotidien ajoute que cela reviendrait a priori à ne pas organiser d'appel d'offres.

►               Volkswagen compte réduire les dépenses de façon radicale pour amortir les retombées du scandale des tests d'émissions polluantes truqués, rapporte l'hebdomadaire Automobilwoche. Le président du directoire Matthias Müller veut réduire les coûts des matières premières et les frais généraux de 10% l'an prochain, précise-t-il.

►               Le ministère de l'Economie allemand veut protéger les sociétés high tech de toute OPA hostile, surtout celles que pourraient lancer des entreprises publiques ou semi-publiques de pays non européens, rapporte dimanche le Welt am Sonntag. L'hebdomadaire précise que le secrétaire à l'Economie Matthias Machnig a transmis à des membres du gouvernement un document comportant six points fondamentaux gouvernant l'examen des investissements au niveau de l'Union européenne (UE). Selon ce document, l'UE mais aussi les pays membres auraient toute latitude d'interdire l'achat de sociétés par des investisseurs extérieurs à l'Union.

►               Le Mondial de l'automobile de Paris a accueilli près de 1,1 million de visiteurs en deux semaines, un chiffre en baisse par rapport à 2014, a-t-on appris auprès des organisateurs du salon qui fermait ses portes dimanche soir.

►               Oceanagold a annoncé avoir perdu son procès face au Salvador à qui il réclamait 250 millions de dollars pour lui avoir refusé un permis d'exploitation pour raisons environnementales.

►               Les effectifs du Groupe PSA en France vont baisser de 2’133 postes en 2017, annonce franceinfo après avoir consulté des documents internes. Il ne s'agira pas d'un plan social mais du non-remplacement de départs volontaires (1.025), de préretraites (983) et de congés de longue durée (125), explique la journaliste qui a obtenu les informations. Un comité central d'entreprise doit aborder dès aujourd'hui ce projet à Paris. Les documents n'évoquent que les réductions d'effectifs mais pas les éventuelles embauches.

►               Toshiba et son compatriote équipementier automobile Denso ont annoncé un partenariat pour le développement conjoint de technologies d'intelligence artificielle (AI) destinées aux voitures autonomes. Ces deux concepts sont en vogue et les entreprises y raccrochent volontiers des technologies qui ont parfois un champ d'application plus large. En l'occurrence, Toshiba et Denso prévoient de regrouper des technologies conçues séparément pour perfectionner un dispositif de reconnaissance d'images dont les algorithmes sont inspirés des raisonnements effectués par le cerveau humain, ont-ils expliqué dans un communiqué conjoint.

►               Airbus prévoit de dépasser Boeing en matière de livraisons annuelles d'ici 2020, annonce son directeur général délégué, Fabrice Brégier, dans une interview à un journal allemand. "En 2020 nous livrerons de nouveau plus d'avions que Boeing", a déclaré Fabrice Brégier au quotidien Die Welt. Le groupe européen est premier en matière de nouvelles commandes annuelles depuis plusieurs années mais depuis 2012, son rival américain est devant pour ce qui est des livraisons. Airbus va se concentrer en particulier sur la famille de moyen-courriers A320 et le long courrier A350, a précisé Fabrice Brégier. Le groupe espère livrer cinquante A350 cette année, a-t-il affirmé, alors que seuls 26 avions du type ont pour le moment été fournis à fin septembre 2016.

►               Panasonic et Tesla ont annoncé un accord de principe sur une collaboration dans la production de systèmes photovoltaïques, un partenariat conditionné à l'aboutissement de l'acquisition de la société SolarCity par Tesla.

►               CGG annonce la vente par Sercel de 10,000 traces de son système haut de gamme sans fil, UNITE, à NIS, la principale compagnie pétrolière Serbe, détenue majoritairement par Gazprom Neft.

Financières

►               Deutsche Bank songe à modifier éventuellement sa stratégie aux Etats-Unis, où elle est sous la menace d'une amende de 14 milliards de dollars liée à la vente de titres adossés à des actifs immobiliers, ont déclaré samedi deux sources proches de la banque. Alors même que se retirer purement et simplement des Etats-Unis, son marché le plus important, semble peu vraisemblable, la banque pourrait toutefois y réduire la voilure pour se recentrer sur les besoins des entreprises allemandes à l'étranger, expliquent les sources. Le Welt am Sonntag écrit dimanche qu'outre payer l'amende, Deutsche Bank pourrait effectivement changer de stratégie aux Etats-Unis en renonçant à son activité de banque d'investissement sur place mais les deux sources n'ont pas confirmé un tel lien.

►               Les actionnaires de Banco Popolare di Milano (BPM) et de Banco Popolare ont approuvé samedi la fusion des deux banques, permettant ainsi la création de Banco-BPM, troisième établissement italien par l'actif.

►               UniCredit a annoncé samedi qu'elle discutait avec l'assureur polonais PZU et le fonds Polski Fundusz Rozwoju de la vente de sa filiale Bank Pekao. PZU a lui aussi annoncé samedi l'ouverture de telles négociations.

►               Banca Monte dei Paschi di Siena a dit samedi qu'elle avait reçu le 13 octobre une proposition non contraignante de l'ex-ministre de l'Industrie Corrado Passera, présentant une autre façon d'augmenter le capital de la banque.

►               Une quinzaine de banques suisses figurent dans une "zone rouge" d'établissements particulièrement exposés au risque du blanchiment d'argent, estime le directeur de l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma).

►               Goldman Sachs a obtenu un jugement favorable d'un tribunal britannique à l'issue du procès à Londres l'opposant au fonds souverain libyen qui a réclamé 1,2 milliard de dollars à la banque pour couvrir des pertes intervenues après de mauvais placements sur des produits dérivés en 2008.

Informations et Technologies

 

►               Le groupe de logistique ZTO Express a défini les conditions d'une introduction en Bourse qui pourrait être la plus importante de l'année aux Etats-Unis et également la plus grosse faite par une société chinoise depuis celle de 25 milliards de dollars du géant du commerce électronique Alibaba Holding en 2014. L'IPO de ZTO Express pourrait lui permettre de lever ce mois-ci 1,5 milliard de dollars

►               La compagnie aérienne Air Canada a annoncé samedi qu'elle interdisait totalement le smartphone Galaxy Note 7 de Samsung à bord de ses avions commerciaux en raison de risques d'incendie.

►               Le ministère japonais des Transports a décidé de bannir les smartphones Galaxy Note 7 de Samsung, qui présentent un risque d'explosion, dans tous les avions au départ ou à destination du Japon

►               Salesforce.com a indiqué qu'il n'était plus intéressé par un rachat de Twitter, mettant un terme à des semaines de spéculation sur une possible vente du réseau social. Dans un entretien au Financial Times, le directeur général de Salesforce.com, Marc Benioff, a indiqué que Twitter "ne correspondait pas" au spécialiste des logiciels de relation-client. Une porte-parole de Salesforce.com a plus tard confirmé que l'entreprise ne déposerait pas d'offre sur le réseau social.

►               Altice a refinancé la dette de son pool de crédit de SFR, en signant deux lignes de 1,79 milliard de dollar et 700 millions d'euros respectivement. L'opération améliore la structure de financement du holding mais n'a pas d'impact significatif sur le taux d'endettement. Les lignes ont une échéance janvier 2025. Celle libellée en dollars affiche un taux de 3,25% sur le LIBOR (plancher LIBOR 0,75%) et l'autre un taux de 3% sur l'EURIBOR (plancher EURIBOR 0,75%). Les fonds serviront à rembourser plusieurs lignes arrivant à échéance en 2022 et 2023 notamment. L'opération permet d'accroître la maturité de la dette de SFR de 7,3 à 7,6 ans en moyenne et de réduire son coût moyen de 5,3 à 5,2%.

Consommation

►               Christian Dior a entamé le 1er juillet un exercice d'une durée exceptionnelle de six mois, de façon à aligner sa comptabilité sur l'année civile et sur sa filiale LVMH. La période allant de juillet à septembre, par conséquent le premier trimestre de cet exercice raccourci, s'est soldée par un chiffre d'affaires de 9,63 milliards d'euros, en hausse de 6% en glissement annuel aussi bien en données publiées qu'en données constantes. Chez Christian Dior Couture, la croissance organique a atteint 8% à 502 ME tandis que LVMH a généré 9,14 MdsE, en hausse de 6%. Comme à son habitude, le groupe n'a pas formulé de prévisions chiffrées, se contentant de confirmer l'orientation positive de son activité.

Pharmaceutique

►               bioMérieux annonce avoir été, comme d'autres laboratoires, assignée devant le tribunal de grande instance de Paris par 45 patients en vue d'obtenir réparation d'un préjudice d'anxiété qui serait 'généré par l'absence de fiabilité des tests sérodiagnostics' de la maladie de Lyme. 'Engagée au service de la santé publique depuis plus de 50 ans, bioMérieux est particulièrement sensible à la détresse des patients affectés par les symptômes de cette pathologie et s'engage à tout mettre en oeuvre pour apporter des réponses aux questions techniques qui lui seront posées concernant ses tests', déclare le spécialiste des tests in vitro.

La statistique du jour

* Mirabaud Securities LLP


 

 
 

 
 

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