La Morning note de Mirabaud Securities - Update de l'après-midi

mardi, 16.05.2017

Aujourd'hui, la Morning note de Mirabaud Securities surveillera avec attention l’inflation en Grande-Bretagne (avril), la croissance en zone euro (2ème estimation pour le premier trimestre 2017), le ZEW allemand (mai) et les statistiques sur l’immobilier américain.

L'analyste de Mirabaud Securities

Commentaires américains Mirabaud Securities

Les futures sur les principaux indices américains évoluent une énième fois sans tendance au lendemain de nouveaux records historiques. La raison de cette nouvelle hésitation est à mettre sur le compte de plusieurs informations. D’un côté la poursuite de la progression du prix du baril de pétrole et d’un autre les nouvelles supputations selon lesquelles le président américain aurait dévoilé au chef de la diplomatie russe des informations très sensibles (alors que la loi l’y autoriserait). Après l’épisode sur le FBI, le président américain se retrouve donc de nouveau dans la tourmente. Enfin, le fort mouvement des devises que nous connaissons ce matin (notamment sur l’euro/dollar qui revient à ses niveaux de novembre 2016) et à même de perturber les investisseurs qui ont besoin de repères.

En l’absence de statistiques économiques importantes aux Etats-Unis, c’est sur l’Union européenne (UE) qu’il fallait se tourner ce matin. Et les conclusions sont mitigées…. Passage en revue :

Un ZEW toujours vigoureux

Selon l'enquête mensuelle publiée par l'institut ZEW, le moral des investisseurs allemands a continué de progresser en mai, s'affichant à son meilleur niveau depuis juillet 2015, ce qui souligne la bonne santé de la première économie de la zone euro. L'indice ZEW s'est élevé à 20,6 après 19,5 le mois dernier. Le consensus anticipait cependant 22. Le sous-indice des conditions actuelles s'est établi à 83,9, contre 80,1 en avril et 82 attendu par le consensus.

Le président du ZEW a tenu à rappeler que les perspectives dans la zone euro, globalement, s'amélioraient progressivement, renforçant un environnement économique favorable aux exportations allemandes.

Une inflation britannique à risque

Sujet d’inquiétude pour la banque d’Angleterre (BoE), l'inflation en Grande-Bretagne a atteint en avril son rythme le plus élevé depuis septembre 2013. Les prix à la consommation ont en effet augmenté de 2,7% sur un an le mois dernier alors que le consensus attendait une progression de 2,6%. Hors énergie et éléments volatils tels que l'alimentation, l'inflation a été de 2,4% sur un an en avril, un pic depuis mars 2013. Le consensus attendait 2,2%. Une mauvaise nouvelle ne venant jamais seule, les prix à la production, ont pour leur part augmenté de 3,6% le mois dernier, alors que le consensus anticipait une progression de 3,4%. Malgré cette information, le FTSE retouche un nouveau record historique ce matin avec la baisse de la livre sterling face à l’euro et au dollar notamment.

Enfin, nous ne prêterons guère attention à la publication de la croissance du premier trimestre pour la zone euro puisqu’elle a été confirmée à 0.5% tout comme lors de la première estimation.


Les principaux indices américains ont fini en hausse hier soir soutenu par les valeurs pétrolières (le S&P 500 de l'énergie a grimpé de 0,62%) et faiblesse de la volatilité. En effet, le VIX a clôturé une nouvelle fois sous la barre de 11 (16ème séance de suite).

La dernière fois que les indices américains ont connu un calme d’une telle durée était en février 1969…

Le Nasdaq (Composite et 100) et le S&P 500 ont une nouvelle fois signés de nouveaux records historiques. Important de noter que le S&P 500 clôture finalement au-dessus des 2'400 points ce qui pourrait l’amener bien plus haut ces prochains jours. La fameux momentum n’est pas mort.

Les valeurs de la cybersécurité et les fonds spécialisés dans ce domaine se sont distingué hier soir en ligne avec notre thème d’investissement après les attaques au Ransomware qui ont touché des centaines de milliers d'ordinateurs dans le monde ces derniers jours. Les spécialistes Fireeye, Symantec et Cyberark Software ont pris entre 3% à 5%.

Le nouveau tir de missile nord-coréen ainsi que la publication d’une contraction économique dans la région de New-York n’ont absolument pas perturbé les investisseurs.

Les cours du pétrole ont nettement progressé hier soir grâce à des déclarations communes de l'Arabie saoudite et de la Russie en faveur d'un maintien durable de quotas de production. A l'occasion d'une rencontre à Pékin entre leurs ministres respectifs Alexandre Novak et Khaled al-Faleh, la Russie et l'Arabie saoudite se sont effectivement prononcées en faveur d'une prolongation jusqu'en mars 2018 des quotas de production.

Le dollar a poursuivi sa baisse initiée vendredi face à un panier de valeurs.

Le rendement des bons du Trésor à 10 ans montait à 2,342% contre 2,320% vendredi soir, et celui des bons à 30 ans à 3,006% contre 2,987%. En zone euro notons la nette contraction du spread entre Bunds et T-Bonds après la nomination comme 1er ministre français d’Edouard Philippe.

Statistiques américaines

Il y avait hier des statistiques économiques importantes, voici ce que nous avons relevé :

Contraction de l’activité de New-York

L'activité manufacturière dans la région de New York (considérée par certain comme un baromètre du reste du pays) s'est contractée en mai pour la première fois depuis octobre, selon l'indice Empire State publié l'antenne de New York de la Fed. L'indice a baissé de 6,2 points par rapport au mois précédent pour tomber en territoire négatif (-1,0).

Le consensus tablait sur une progression de 2,3 points, à 7,5. La nouvelle déconvenue en mai tient notamment à une chute des nouvelles commandes de 11,4 points, à -4,4, indique la Fed de New York.

Amélioration du secteur de l’immobilier

L'indice du marché immobilier américain mesuré par la National Association of Home Builders (NAHB) pour le mois de mai 2017 est ressorti à 70, contre un consensus de place de 68 et un niveau de 68 rapporté en avril.

Premier bilan

La saison des résultats des entreprises américaines touche à sa fin puisque plus de 92% des entreprises (américaines) ont publiés leurs chiffres pour le premier trimestre 2017. Cette première partie d’année est en passe de devenir le meilleur trimestre (en terme de croissance des bénéfices) depuis 2011.

Selon les données de Factset, la moyenne de la croissance des bénéfices du S&P 500 pour le premier trimestre 2017 a été de 13.6% (16.7% au troisième trimestre 2011) et la croissance des revenus a progressé de 7.8%.

75% des sociétés du S&P 500 ont battu les prévisions concernant leurs bénéfices par action (BPA) et 64% des sociétés du S&P 500 ont battu les prévisions concernant leurs ventes.

Ce trimestre devrait aussi marquer la plus longue série de progression des revenus (3 trimestres) depuis 2014.

Au niveau des secteurs, ce sont en particulier les secteurs :

  • De l’énergie (la croissance n’a pas pu être calculée car ce secteur était en perte il y a 1 an)
  • Des financières (plus fort taux de croissance des revenus de tous les secteurs du S&P 500 avec 19.9%)
  • Des matériaux
  • Du secteur de l’informatique qui ont été en vue.

Le seul secteur à avoir connu un déclin dans la croissance des revenus (au niveau annuel) est le secteur :

  • Des télécoms

Le seul bémol cependant que l’on doit signaler ici est que la majeure partie des BPA sont calculés sur des estimations laissant entendre que la réforme de la fiscalité américaine sera effective cette année…

Il est donc fort probable que nous assistions ces prochains mois à des abaissement de prévisions des analystes et que le prochain trimestre ne soit pas aussi « flamboyant ».

Le FMI remet une couche de pression

Cela faisait depuis longtemps. Depuis longtemps que le Fond Monétaire International (FMI) n’avait pas remis Berlin à l’ordre.

Dans son tout récent rapport publié après les rencontres annuelles avec les responsables allemands, le FMI note une nouvelle fois que l'excédent des comptes courants de l'Allemagne, vaste et persistant, reflète le niveau élevé de l'épargne allemande et une amélioration des opportunités d'investissement à l'étranger.

L’institution dirigée par Christine Lagarde juge que l'Allemagne devrait adopter un ensemble coordonné de politiques budgétaires et structurelles pour préserver ses forces et relever les défis qu'il lui reste, notamment la réduction de ses déséquilibres extérieurs.

Le fond va même plus loin puisque selon ses estimations, l'excédent des comptes courants de l'Allemagne devrait reculer à 7,5% de son PIB en 2022 contre 8,3% l'an dernier. Il a ajouté qu'un excédent compris entre 2,5% et 5% serait approprié.

Pour justifier cette « remontrance », le FMI juge l'économie allemande en bonne santé mais souligne que l'investissement privé manque de dynamisme et que le vieillissement de la population pèse sur ses perspectives de croissance à long terme.

Finalement le Fonds pense aussi qu'une progression durable des salaires et des prix en Allemagne est nécessaire pour contribuer au redressement de l'inflation dans la zone euro et favoriser une normalisation de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE).

Sans surprise, l'Allemagne rejette ces critiques en affirmant qu'elle accroît ses investissements et que son excédent reflète en partie la qualité de ses produits.

Le fret, nerf de la guerre

Lorsque les écarts sont important, nous passons en revue l’évolution des prix du fret maritime considéré par certains comme un indicateur avancé de la vigueur économique mondiale. Cette semaine il nous semblait important d’en parler puisque les taux des pétroliers poursuivent leur descente aux enfers… Passage en revue.

Le Baltic Dry Index (minerais, charbon, métaux, céréales, etc.) a fini la semaine passée à 1.014 points, contre 994 points une semaine auparavant. La hausse est à mettre sur le compte d’une reprise de l’activité au Brésil.

Le Baltic Panamax Index (céréales), route empruntée par des navires de la catégorie Panamax, a terminé lui en baisse vendredi à 992 points, à son plus bas depuis plus de deux mois.

Le Baltic Capesize Index 2014 (taille imposante) a terminé la semaine à 1.725 points contre 1.480 points une semaine auparavant.

Enfin, et c’est ici que la tension est la plus forte, le Baltic Clean Tanker Index (essence, gaz liquéfié, fioul de chauffage, etc.), a terminé à 540 points vendredi, à son plus bas depuis près de cinq mois, contre 566 points sept jours auparavant.

L'indice Baltic Dirty Tanker Index (pétrole brut et de fioul lourd), a fini la semaine à 741 points, à son plus bas depuis plus de six mois, contre 774 points la semaine précédente.

Il semble, selon les experts que cette baisse s’explique par une demande faible du côté de la Méditerranée qui pèse sur le sentiment des propriétaires de navires.

Pas très rassurant donc et cela pourrait mettre un peu de pression … baissière au prix du baril de pétrole, ce qui n’est pas du tout consensuel avant une probable prolongation de l’accord de Vienne (de 6 mois).

Aujourd’hui

Aujourd’hui, c’est l’inflation en Grande-Bretagne (avril), la croissance en zone euro (2ème estimation pour le premier trimestre 2017), le ZEW allemand (mai) et des statistiques sur l’immobilier américain qui nous intéresseront.

Les indices européens devraient ouvrir en très légère hausse au lendemain de 3 nouveaux records historiques pour les indices américaine (Nasdaq Composite, Nasdaq 100 et S&P 500). L’absence de statistiques économiques importantes aux Etats-Unis cette semaine pourrait alimenter le momentum positif et sortir les indices de leur torpeur…

Tendance asiatique

Les indices asiatiques évoluent sans réelle tendance ce matin malgré les nouveaux records des indices américains. Au Japon, c’est la vigueur du Yen face au dollar qui inquiète ce matin puisque la tendance était plutôt à l’accalmie ces derniers jours.

Signalons que les autorités chinoises ont décidé ce matin d’interrompre le marché des obligations après des fluctuations « anormales »…

Actualité

Des chercheurs en sécurité informatique ont indiqué avoir découvert un lien potentiel entre la Corée du Nord et la cyberattaque mondiale qui frappe depuis vendredi des dizaines de milliers d'entreprises et d'administrations à travers le monde.

Le Parti social-démocrate (SPD) allemand va proposer d'augmenter les droits de succession sur les contribuables les plus aisés, montre un projet de programme destiné à reconquérir la classe avant les législatives de septembre.

L'excédent de flux de capitaux investis à long terme aux Etats-Unis s'est amplifié en mars. Le solde des flux de capitaux aux Etats-Unis a débouché sur un excédent de 45,7 milliards de dollars contre 14,5 milliards en mars.

Le président américain, Donald Trump, a dévoilé des informations classifiées au ministre russe des Affaires étrangères lors d'une rencontre organisée la semaine dernière à la Maison blanche, rapporte le Washington Post.

Prix du baril

Le prix du baril de pétrole est en hausse ce matin et poursuit donc sa remontée initiée après du rumeur d’accord de prolongation des accords de Vienne.

Industrie / Minières / Automobile

►               Moody's a relevé le rating de crédit de Dufry à "Ba2" de "Ba3" et a maintenu la perspective inchangée à "stable". L'augmentation de la note repose sur l'attente d'une poursuite de l'amélioration des chiffres clés pour le crédit en 2017 et 2018, a expliqué l'agence dans un commentaire. Celle-ci table sur une amélioration de l'Ebitda et une production plus forte de cash-flow libre. Le relèvement est aussi basé sur une amélioration du profil commercial après le succès de l'intégration de World Duty Free.

►               Stig Ingar Evje, directeur général (CEO) de la filiale norvégienne d'Implenia est porté disparu. Le dirigeant n'est pas réapparu après une randonnée dans la région norvégienne de Sjusjoen, indique le groupe

►               Moody's Investors Service a abaissé de "A2" à "Baa2" la note de crédit de Syngenta après son acquisition par China National Chemical. Cette dégradation vise à ramener la note de Syngenta en ligne avec la note "Baa2" de ChemChina. "L'abaissement de ce jour [...] ne reflète pas la structure de financement de l'acquisition, mais un avis selon lequel la note de Syngenta, après l'acquisition, ne sera pas plus élevée que celle de ChemChina", actuellement de Baa2 assortie d'une perspective négative, et pourrait même être inférieure, indique Moody's dans un communiqué.

►               Colas Inc., sa filiale américaine de Colas, a procédé à l'acquisition de l'ensemble des actifs de Graymont Materials aux Etats-Unis

►               AccorHotels et le FCDE (Fonds de Consolidation et de Développement des Entreprises) ont annoncé aujourd’hui être entrés en négociations exclusives en vue de la cession de 100% de la participation minoritaire du FCDE au sein du groupe Noctis (acteur incontournable de l’hospitalité avec trois pôles distincts : l’évènementiel, la restauration et le divertissement)

►               L'action de Toshiba rechutait de plus de 5% à la Bourse de Tokyo, alors que de nombreux doutes existent sur le sort du groupe en proie à une crise structurelle et financière.

►               Ford, confronté au ralentissement du marché automobile américain, envisage de supprimer des milliers d'emplois à travers le monde, afin de faire des économies et d'améliorer sa rentabilité. Le groupe devrait annoncer ces suppressions d'emplois dans les prochains jours, a indiqué une source proche du dossier à l'AFP sous couvert d'anonymat.

►               Airbus SE a publié ses résultats pour le premier trimestre 2017 et confirme ses prévisions pour l'ensemble de l'exercice. Les prises de commandes se sont élevées à 3,8 milliards d'euros au cours du premier trimestre (T1 2016 : 7,2 milliards d'euros), portant la valeur totale du carnet de commandes à 1.030 milliards d'euros au 31 mars 2017 (fin 2016 : 1 060 milliards d'euros) et soutenant les programmes de montée en cadence industrielle. Airbus a reçu six commandes nettes d'avions commerciaux (T1 2016 : 10 avions), ce qui porte le carnet de commandes à 6 744 avions au 31 mars. Airbus Helicopters a reçu 60 commandes nettes (T1 2016 : 51 commandes nettes), dont 10 exemplaires de la famille Super Puma et 14 H145. Les prises de commandes de Defence and Space ont été impactées par les changements de périmètre consécutifs à la restructuration du portefeuille.

►               Orascom Development Holding est parvenu à réduire ses pertes en début d'année, le développeur et exploitant de résidences de vacances ayant bouclé le premier trimestre sur un résultat net attribuable aux actionnaires de -13,2 mio CHF après -26,4 mio un an plus tôt. Le groupe a notamment souffert de la dévaluation de la livre égyptienne, qui a péjoré ses comptes. Le chiffre d'affaires a reculé de 14,2% à 52,5 mio CHF en raison des effets de change, a détaillé la société dans un communiqué. La perte avant impôts a quant à elle été contenue à 11,5 mio, contre 31,4 mio au premier trimestre 2016. La direction n'a pas formulé de prévision pour l'ensemble de l'année, mais a indiqué poursuivre les développements immobiliers et touristiques en Egypte, à Oman et au Monténégro.

Financières

►               Le fonds public singapourien GIC Private Limited souhaite revendre 93 mio de titres UBS via une procédure accélérée de placement auprès d'investisseurs institutionnels, a indiqué la banque. Les 93 mio d'actions représentent 2,4% du capital-actions et des droits de vote, précise l'annonce. Après la réalisation de la transaction, la participation de GIC dans UBS passera sous les 3%

Informations et Technologies

►               SFR aurait assigné Orange devant le tribunal de commerce de Paris, au sujet d'un différend les opposant sur la couverture du territoire en fibre optique, selon un article publié sur le site des Echos.

►               Vodafone a engagé la consolidation de deux de ses intérêts africains avec le transfert d'une part de 35% dans le société kéniane, Safaricom, vers sa filiale sud-africaine Vodacom. L'opération, d'une valeur de 34,6 milliards de rands (2,39 milliards d'euros) sous forme de rachat de la participation par Vodacom en échange de nouvelles actions, est la dernière mesure prise par le directeur général de Vodafone Vittorio Colao pour rationaliser le portefeuille d'actifs du groupe dans le monde.

►               Le patron de Walt Disney Bob Iger a avoué que des pirates informatiques, qui affirment avoir réussi à voler un film inédit, demandent "une énorme rançon", selon The Hollywood Reporter.

Consommation

►               Anheuser-Busch InBev veut investir deux milliards de dollars aux Etats-Unis où les ventes de sa bière Budweiser ont baissé et où sa part de marché a reculé au cours des trois dernières années

Pharmaceutique

►               Les programmes d'austérité du FMI dans les pays pauvres peuvent affaiblir la capacité de certains parents à assurer la bonne santé de leurs enfants, conclut une étude scientifique

►               Johnson & Johnson a nommé Jane Griffiths à la tête d'Actelion. Le directeur des opérations (COO) Otto Schwarz se retira quant à lui de ses fonctions. Ces changements interviennent dans la foulée de l'acquisition de la société biopharmaceutique suisse par le groupe américain. Ils ne prendront effet qu'après la finalisation de la transaction, attendue au second trimestre de l'année en cours, a indiqué la société suisse

►               Sonova a dégagé lors de l'exercice décalé 2016/17 clos fin mars un bénéfice net en hausse de 3% sur un an à 356,2 mio CHF. Le dividende par action proposé a été relevé à 2,30 CHF, après 2,10 CHF, a-t-il indiqué dans un communiqué. Le chiffre d'affaires a augmenté de 15,6% à 2,39 mrd CHF. En monnaies locales, la hausse est de 15,3%. Ce relèvement est dû autant à la croissance organique, qui a touché toutes les divisions, qu'aux acquisitions, en particulier la consolidation d'AudioNova, lit-on. L'Ebita a augmenté de 7,5% à 463 mio CHF. Ces résultats sont en ligne avec les prévisions du consensus, à l'exception du bénéfice. Le consensus avait tablé sur un chiffre d'affaires de 2,38 mrd CHF, un Ebita de 457,6 mio, un bénéfice net de 359,3 mio CHF et un dividende par action à 2,31 CHF.

►               HBM Healthcare Investments a confirmé ses résultats sur l'exercice décalé 2016/2017. L'entreprise a dégagé comme annoncé début avril un bénéfice net de 136,8 mio CHF, multiplié par près de six sur un an. La valeur nette d'inventaire de l'action HBM a augmenté de 15,2% à 155,09 CHF lors de l'exercice sous revue. Le groupe versera à ses actionnaires un dividende de 5,80 CHF par action, représentant une progression de 30 centimes par rapport à l'année précédente, a précisé HBM dans un communiqué. La direction a estimé que "les perspectives fondamentales du secteur de la santé demeurent très bonnes" avec des nombreuses données cliniques et homologations attendues sur le nouvel exercice. Le portefeuille de participations devrait contribuer aux résultats de HBM ces prochaines années, sans plus de précision.

La statistique du jour


 

 
 

 
 

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