La Morning note de Mirabaud Securities - Update de l'après-midi

mardi, 14.03.2017

Aujourd'hui, la Morning note de Mirabaud Securities surveillera avec attention l’inflation allemande et espagnole de février, tout comme le ZEW allemand et l’inflation aux Etats-Unis (PPI de février).

L'analyste de Mirabaud Securities

Commentaires américains Mirabaud Securities

Les futures sur les principaux indices américains sont en légère baisse au lendemain d’une séance morne et au-devant d’une séance … fade. Rappelons que depuis le 1er mars, les indices n’ont pas connu de nouveaux records historiques.

La raison étant bien sûr à mettre sur les interrogations concernant la séance de demain qui verra 3 évènements se dérouler au même moment : Les élections aux Pays-Bas, l’échéance pour le plafond de la dette et la réunion de la réserve fédérale américaine (Fed). Sur ce dernier point, signalons bien évidemment que la réaction des investisseurs ne viendra pas suite à la hausse des taux d’intérêt directeur d’un quart de point, mais bien à la lecture des fameux Dot Plots (nuage de points) dont nous vous parlons souvent. Nous apprendrons en effet si les membres de l’institution américaine parient sur encore 1, 2 ou 3 hausses de taux de taux pour 2017.

Avant ces évènements nous nous concentrerons sur les statistiques économiques qui ont été publiées ce matin en zone euro. On a tout d’abord appris que la production industrielle dans la zone euro avait accéléré début 2017. En détail, la production industrielle dans la zone euro a augmenté de 0,9% en janvier par rapport à décembre, et de 0,6% par rapport à janvier 2016, Ce chiffre est cependant en-dessous des attentes du consensus qui tablait sur une hausse de 1,4% sur un mois et sur une progression de 0,9% sur un an.

Du côté de l’Allemagne, on a pris connaissance de la progression d’un ZEW (perspectives économiques des analystes financiers et des investisseurs institutionnels) à 12.8 pour le mois de mars contre 10.4 le mois dernier. Ce chiffre est cependant en dessous des attentes qui tablait sur 13.

En Allemagne toujours, on a appris une bonne nouvelle puisque les défaillances d'entreprises sont tombées l'an dernier à un plus bas record en Allemagne même si le montant total réclamé par les créanciers a pour sa part bondie de près de 60%. Seules 21’518 entreprises allemandes se sont déclarées en faillite en 2016, soit une baisse de 7%. Ce nombre est désormais en recul pour une septième année consécutive et il est au plus bas depuis la modification des règles sur les faillites en 1999.

Finalement, notons que la tension est encore montée d’un cran entre l’Union européenne (UE) et la Turquie. Ankara vient en effet d’accuser l’UE de pratiquer une démocratie de façon sélective. Le ministre turc des affaires étrangères est même aller jusqu’à affirmer qu’il fallait qu'on comprenne que le communiqué de l'UE (soutenant les Pays-Bas entre autre) en fait aidait la cause des extrêmes comme la xénophobie et le sentiment anti-turc…. Ambiance, ambiance.


Les principaux indices américains ont fini, une fois n’est pas coutume, sans tendance hier soir à New-York.

La nervosité des investisseurs deux jours avant la « fameuse journée du 15 mars » (réunion de la réserve fédérale américaine (Fed), échéance pour le plafond de la dette américaine et élections législatives aux Pays-Bas) s’est traduite par une … baisse ( !!) de la volatilité (VIX) au grand damne de ceux qui parient depuis plusieurs mois sur sa hausse.

Si les secteurs n’ont guère évolué, on notera tout de même que l'avenir du programme Obamacare et surtout les incertitudes qui l'entourent expliquent que les valeurs de la santé aient réalisé la plus mauvaise performance du jour, leur indice ayant perdu … 0,15%.

Sur le front des valeurs, l'action Intel a fléchi de 2,09% après que le fabricant de semi-conducteurs a annoncé son intention de racheter Mobileye pour 15,3 milliards de dollars.

Les cours du pétrole ont terminé en léger recul hier soir à New York, à cause de stocks américains à des niveaux record. En plus de ces réserves, la production américaine aussi continue de grimper et dépasse désormais les 9 millions de barils par jour, dopée par un regain des extractions de pétrole de schiste.

L’Or a réussi de justesse à tenir son cours au-dessus des 1200 dollars l’once.

L'indice du dollar a un peu progressé à 101,33, après avoir touché un plus bas de deux semaines de 101,01.

Finalement, Le rendement des bons du Trésor à 10 ans montait à 2,615%, contre 2,575% vendredi soir, et celui des bons à 30 ans à 3,204%, contre 3,162% précédemment.

Faire baisse la pression

Il est de coutume après une réunion de la banque centrale européenne (BCE) que l’un de ses membres prenne la parole pour tenter de faire baisser la pression des investisseurs et du gouvernement allemand appelant à une normalisant plus rapide de la politique monétaire.

Cette fois c’est au tour du gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, de se prêter à cet exercice.

Ce dernier a en effet rappelé que les craintes d'un retour de l'inflation en zone euro étaient très exagérées même si les prix progressaient vers l'objectif cible de la BCE. Il a même précisé que si la crainte de la déflation était heureusement écartée grâce à leur action, la crainte opposée d'un retour de l'inflation serait aujourd'hui très exagérée.

Cet appel à la prudence justifierait donc la nécessité de confirmer la politique monétaire de la BCE décidée en décembre, avec la diminution des montants d'achats d'actifs, qui marque leur progrès, et le maintien d'une politique monétaire active.

François Villeroy de Galhau, insiste sur le fait qu’il y a des progrès vers la cible (une inflation proche de mais inférieure à 2%) de la BCE mais que l’inflation n'y serait pas encore.

Rappelons que l'inflation annuelle dans la zone euro est remontée à 2% le mois dernier mais surtout du fait des prix de l'énergie et alimentaires. Hors ces deux éléments volatils, elle a été limitée à 0,9%. Mario Draghi se focalise en majeure partie sur la hausse des salaires pour estimer si l’inflation progresse réellement ou non. 

Et si l’Ecosse osait aussi ?

Ce qui devait arriver, arriva : La Première ministre du gouvernement autonome écossais, Nicola Sturgeon, s'est prononcée en faveur d'un nouveau référendum sur l'indépendance, estimant que l'attitude du gouvernement britannique de Theresa May sur le Brexit ne lui laissait pas d'autre option.

La chef de file du Parti national écossais (SNP) a dit espérer que cette nouvelle consultation, si elle devait avoir lieu, serait organisée entre l'automne 2018 et le printemps 2019, lorsque les conditions d'une sortie de l'UE auront été clarifiées.

Madame Sturgeon, qui réclamait que l'Ecosse soit autorisée à négocier son propre accord avec les Européens, a déclaré que ses efforts s'étaient heurtés à un mur de briques à Londres et que le gouvernement May n'avait pas bougé d'un iota sur la voie d'un éventuel compromis.

Elle a aussi dit redouter une concentration du pouvoir à Londres après le Brexit. Consultés en septembre 2014, les Ecossais avaient rejeté à 55% la voie de la sécession.

Cependant, l'Ecosse s'était prononcée à 62% contre la sortie de l'Union européenne en juin dernier, 52% des Britanniques ayant eux choisi le Brexit. Aujourd’hui selon un sondage BMG, 48% des Ecossais y sont favorables.

Il semble que la perspective du Brexit ait changé la donne….

Et si la Banque du Japon avait commencé son Tapering ?

On ne peut nier la tendance : La normalisation monétaire se propage un peu partout dans le monde avec la hausse des taux d’intérêt directeur de la réserve fédérale américaine (Fed) au Etats-Unis demain, la baisse des rachats d’actifs de la banque centrale européenne (BCE) à la fin du mois (de 80 milliards à 60 milliards). Manque à ce tableau la banque centrale du Japon qui se réuni ce jeudi. Cependant selon les calculs de l’agence Bloomberg, la banque centrale du Japon (BoJ), qui rachète selon son programme pour 80’000 milliards de Yen d’actifs par année, aurait aussi commencé son tapering.

En effet, il semblerait que la BoJ ait acheté pour 66'000 milliards de yen d’obligations ces 12 derniers mois, ce qui correspondrait à une baisse de 18% par rapport au programme officiel. Plus impressionnant, les programmes officiels de rachats de la banque centrale indique que cette dernière devrait acquérir pour 1'500 milliards de Yen d’obligations qui maturent dans 10 ans, soit 32% de moins que le niveau de janvier 2016 lorsque la BoJ avait introduit les taux d’intérêt négatifs.

Rappelons que les récentes statistiques concernant l’inflation au Japon ont montré des signes d’amélioration assez étonnant.

La BoJ qui se réuni ce jeudi confirmera-t-elle ce mouvement ?

Stella amputera-t-elle le premier trimestre américain ?

Après un mois de février marqué par une douceur printanière exceptionnelle avec 25°C à New-York, 23°C à Chicago et 20°C sur le sud du Québec, c'est désormais le grand froid qui fait l'actualité. Depuis jeudi, une masse d'air arctique s'est détachée du pôle Nord pour se positionner sur le Québec et le nord-est des États-Unis qui subissent des températures glaciales avec plusieurs jours sans dégel à la clé. Cette vague de froid n'est pas prêt de se terminer et pourrait avoir des conséquences sans précédent sur l’économie et l’emploi aux Etats-Unis. Analyse et synthèse.

Qu'en est-il de la situation actuelle ?

Après de très grands froids constaté ce week-end (-25°c à Québec, -21°c à Montréal, -15°c à Boston et -9°c à New-York), une tempête de neige est attendue entre aujourd’hui et jeudi prochain. Baptisée Stella cette tempête de neige se produira sous l'effet d'une brutale remontée d'air subtropical depuis la Floride vers Terre-Neuve alors que la masse d'air polaire présente sur le Québec descendra vers le centre des États-Unis. Toutes les conditions se trouveront donc réunies pour provoquer un violent contraste de température et un possible blizzard entre la Virginie et le Maine en passant par la ville de New-York en remontant vers Montréal au Canada. On attend jusqu'à 55 cm à Portland (Maine), plus de 60 cm sur New-York et 30 cm à Washington. Il pourrait s'agir d'une des tempêtes de neige les plus fortes de cet hiver qui avait jusqu'à maintenant été marqué par sa douceur remarquable. L'alerte au blizzard concerne 50 millions d'habitants de la façade est des Etats-Unis. 5'000 vols ont déjà été annulé (dont celui d’Angela Merkel qui devait rendre visite à Donald Trump)….

Historique des plus fortes chutes de neige qui ont été constatées à New-York.

  • 67.3 cm Février 11-12 2006
  • 65.5 cm Décembre 26-27 1947
  • 53.3 cm Mars 12-14 1888
  • 53.1 cm Février 25-26 2010
  • 51.3 cm Janvier 7-8 1996

Le précédent de 2014

L'année 2014 a connu son pire hiver depuis près de 20 ans. Le PIB américain avait alors reculé de 2,1% sur les trois premiers mois de l'année 2014 (chiffre révisé d'une première publication à -2.9%). Ce chiffre était impressionnant à plusieurs égards. D'abord les Etats-Unis n'avaient plus enregistré un tel chiffre depuis le premier trimestre 2009, au début de la crise financière. Ensuite, l'écart entre la deuxième et la troisième estimation est généralement limité.

Il était cette fois-ci monstrueux : en mai 2014 le département du commerce tablait sur un recul de seulement 1%. Une telle différence n'avait jamais été enregistrée depuis 1976. Enfin, le contraste avec le quatrième trimestre de 2013 était saisissant : le PIB avait progressé de 2,6%, soit 5,5 points de plus que les trois premiers mois de 2014. La météo polaire expliquait bien évidemment une grande partie de la baisse.

On se souvient aussi que le Beige Book de mars 2014 avait cité la mauvaise météo près de 120 fois (!) dans un rapport publié deux semaines avant la réunion de la réserve fédérale américaine (Fed). La croissance américaine concernant le premier trimestre 2014 avait été projetée à -2.1% (avant d'être révisé à -0.9%).

Le précédent de 2015

Si l'hiver 2015 n'a pas été aussi froid qu'en 2014, il a tout de même impacté l'économie américaine de manière sensible. Entre janvier et mars 2015, le PIB américain s'était contracté de 0,7% en rythme annualisé, marquant une nette dégradation par rapport à l'expansion de 2,2% du dernier trimestre de 2014, selon la deuxième estimation. La première économie mondiale confirmait une nouvelle fois qu'elle ne goûtait guère la période hivernale.

Les impacts financiers

Il est un fait que les caprices de la météo influencent les activités des entreprises ce qui pousse les dirigeants à intégrer les variations climatiques dans leurs prévisions financières et à tenter de s'en prémunir par le biais d'assurances.

Selon le département américain du Commerce, à l'échelle mondiale, 70% de l'économie serait «météosensible» poussant les directeurs financiers à tenir compte des changements de température. Les grands froids et chutes de neige de ces derniers jours ont donc un impact sur l'économie et la gestion des entreprises.

En 2014, la majorité des économistes estimaient que le froid avait retranché 1,5 point de PIB au cours des trois premiers mois de l'année. Si l'on revient en zone euro, d'après Climpact-Metnext cette fois-ci, spécialiste de la gestion des risques météo-climatiques, près de 40% des ventes de produits de grande consommation seraient influencées directement par la météo en France par exemple.

Les secteurs impactés

En 2014, parmi les postes qui avaient le plus souffert, on trouvait d'abord la consommation. Si celle-ci, qui représente plus de 70% de l'activité aux Etats-Unis, avait continué à progresser, c'est dans des proportions nettement moindres (+1%) que ce qu'anticipait la deuxième estimation (+3,1%). Cela représentait le plus mauvais chiffre en cinq ans.

Les transports devraient aussi être impactés négativement. En janvier 2016 par exemple American Airlines avait annoncé l'annulation de centaines de vols aux États-Unis. Les voyageurs dont le vol avait été annulé pouvaient demander à être remboursés, ou changer la date de leur voyage. A Washington, fait exceptionnel, l'organisme qui contrôlait les transports en commun avait annoncé la fermeture du métro pour plusieurs jours.

Les compagnies d'assurance sont bien évidemment aussi impliquées dans la gestion des accidents, manque à gagner, dégradations et autres incidents en relations avec le froid et les chutes de neige.

Finalement, comment ne pas parler du secteur des services (restaurants, cinémas, ...) impacté de plein fouet par la difficulté de se déplacer.

Il n'y a pas si longtemps de cela, le résultat de l'étude ci-dessous retraçait la moyenne des secteurs impactés par des températures et situations météorologiques extrêmes entre 1931 et 2000.

L’emploi et la météo

Si cela peut faire sourire on estime que de mauvaises conditions météorologiques peuvent impacter l’emploi de 20'000 à 40'000 américains qui ne se rendraient pas (ou si) à leur travail ou allant timbrer au chômage.

Un premier trimestre régulièrement mauvais en raison de la météo

Depuis 5 ans, le PIB du premier trimestre américain est systématiquement mauvais du fait des terribles conditions météo. Cette année encore, l'hiver avec les températures implacables que nous connaissons a cloué la plupart des américains dans leurs foyers, ce qui a provoqué une baisse énorme de la consommation. Si la météo ne devait pas se dégrader plus violemment, nous pensons que l'effet devrait être temporaire comme il l'a été par le passé.

Rappelons que selon les prévisions du Modèle d’Atlanta GDPNow, le premier trimestre 2017 ne pourrait connaître « qu’une » croissance de 1.3%. La météo ne devrait pas aider non plus.

Aujourd’hui

Aujourd’hui c’est l’inflation allemande et espagnole de février qui nous intéresseront tout comme le ZEW allemand et l’inflation aux Etats-Unis (PPI de février).

Les indices européens devraient ouvrir sans tendance matin à la veille de l’une des journées les plus importantes de l’année (réunion de la réserve fédérale américaine (Fed), date butoir pour le plafond de la dette américaine et élections législatives aux Pays-Bas). Gageons que les volumes devraient rester faibles tout au long de la journée.

Tendance asiatique

Les indices asiatiques évoluent sans tendance ce matin dans le sillage de la clôture des indices américains.et à un jour de la réunion de la réserve fédérale américaine (Fed). Il y avait pourtant de quoi se réjouir ce matin au niveau économique puisque l’on a appris que la production industrielle avait progressé de 6,3% sur la période janvier-février par rapport à l'année précédente, un rythme légèrement supérieur à la hausse de 6,2% anticipée par le consensus. Rappelons qu’en décembre la production industrielle avait enregistré une croissance de 6,0% par rapport à décembre 2015.

Actualité

La Chambre des Communes a rejeté deux amendements qu'avaient adjoint les Lords au projet de qui doit permettre à Theresa May d'activer l'article 50, préalable aux négociations sur le Brexit. Le premier amendement prévoyait que la Première ministre ne pourrait enclencher les négociations sur un divorce avec l'UE que si elle s'engageait à protéger les droits des Européens vivant sur le sol britannique. Les députés des Communes ont voté par 335 contre 287 en faveur du rejet de cet amendement.

La Corée du Nord a prévenu les Etats-Unis de frappes "sans merci" si le groupe aéronaval américain qui manoeuvre aux côtés des forces sud-coréennes portait atteinte à la souveraineté ou à la dignité de la République populaire démocratique de Corée (RPDC).

Energie / Utilities   

►               RWE a déclaré qu'il pourrait en théorie vendre une partie d'Innogy et ainsi réduire sa participation à 51%, ce qui resterait conforme à son objectif consistant à conserver sur le long terme une part majoritaire dans cette filiale de réseaux et d'énergies renouvelables. RWE a cependant refusé de commenter les affirmations de Bloomberg selon lesquelles Engie envisagerait une offre sur Innogy, dont le groupe allemand possède 76,8%

Prix du baril

Le prix du baril de pétrole tente un rebond ce matin en Asie mais reste toujours sous pression de la surabondance et de la vigueur du dollar.

Industrie / Minières / Automobile

►               La première compagnie maritime d'Iran (Islamic Republic of Iran Shipping Lines (IRISL)) a eu des entretiens à Londres en vue d'une éventuelle introduction en Bourse sur le London Stock Exchange mais ce projet est pour l'instant empêché par les sanctions américaines qui dissuadent les banques de traiter avec des entreprises iraniennes, a-t-on appris de six sources, quatre iraniennes et deux occidentales.

►               Vinci a soumis des offres pour la gestion de deux au moins sur quatre aéroports mis aux enchères par le gouvernement brésilien cette semaine (annoncé jeudi), a dit une source au fait du dossier.

►               Le Groupe ADP a été choisi par le Ministère des Transports et des Télécommunications du Royaume de Bahreïn pour la conception et la supervision des travaux du nouveau Centre de Contrôle Aérien de l'aéroport International de Bahreïn. Ce centre occupe une surface d'environ 3’000 m2. ADP Ingénierie a signé un contrat s'étendant sur une durée de 18 mois. ' Ce contrat permettra de maintenir et d'accroître l'efficacité de l'exploitation du contrôle du trafic aérien de la région et mettre à niveau les installations de navigation aérienne pour faire face à la croissance rapide du trafic aérien ' explique le groupe.

►               Glencore a conclu un accord de cession à Trevali pour des participations majoritaires dans deux mines de zinc en Afrique. La vente des 80% du mastodonte zougois des matières premières dans le site de Rosh Pina en Namibie et des 90% dans celui de Perkoa au Burkina Faso doit rapporter 400 mio USD, précise le communiqué publié. Sur cette somme, 244 mio USD seront versés en liquide et les 156 mio restants seront constitués de 175'1250'304 nouvelles actions Trevali. Le groupe canadien réglera encore 30 mio USD pour refinancer une facilité de crédit existante.

►               Toshiba, empêtré dans une débâcle financière, a demandé un nouveau délai exceptionnel d'un mois, jusqu'au 11 avril, pour publier ses comptes, s'avouant "incapable" de clarifier des égarements nucléaires.

►               Geberit a étendu ses marges l'an dernier. L'équipementier proposera à ses actionnaires une rémunération relevée de près d'un cinquième à 10,00 CHF au titre de 2016. L'entreprise entend par ailleurs lancer au deuxième trimestre un programme de rachat d'actions, pour un montant encore non précisé. L'excédent brut d'exploitation a bondi de près d'un quart à 785,2 mio CHF et le bénéfice net de près de 30% à 548,2 mio CHF. Hors intégration de Sanitec, le résultat opérationnel n'a toutefois progressé "que" de 14,6% à 794,9 mio et le bénéfice net de 18,4% à 584,0 mio CHF, détaille le compte-rendu annuel. Le chiffre d'affaires, déjà dévoilé en début d'année, a progressé de 8,3% à 2,81 mrd CHF. La performance s'inscrit dans le bas des attentes du consensus, qui prévoyait un Ebitda de 792,6 mio CHF et un bénéfice net de 555,5 mio CHF. Ajustés des effets de l'incorporation du céramiste finlandais, ces indicateurs étaient attendus à respectivement 802,6 et 586,5 mio CHF. Les prévisions pour le dividende s'étalaient entre 8,60 et 10,62 CHF.

►               Tornos a bouclé 2016 sur une perte nette de 3,6 mio CHF, contre un bénéfice de 0,9 mio lors de l'exercice précédent. Dans un communiqué, le constructeur prévois explique que si ses progrès "ne se reflètent pas dans les chiffres", cela est dû à la "grande réserve" de la part des investisseurs, qui a plombé le chiffre d'affaires net et les commandes. Les chiffres de vente, publiés fin janvier, faisaient état d'une baisse de 16,9% des recettes à 136,2 mio CHF, et de 16,6% des entrées de commandes à 133,5 mio. Le résultat opérationnel s'inscrit à -3,0 mio, contre un bénéfice de 2,4 mio en 2015. Les résultats définitifs publiés par Tornos s'inscrivent dans le cadre des pronostics du consensus. L'Ebit était attendu entre -2,7 et -4,8 mio CHF, et le résultat net entre -3,5 et -4,4 mio.

►               Renault et Nissan, alliés depuis 1999, ont annoncé le regroupement de leurs activités respectives dans les véhicules utilitaires au sein d'une division commune, afin de générer des synergies plus importantes.

►               Rieter proposera à ses actionnaires une rémunération de 5,00 CHF au titre de 2016, contre 4,50 CHF pour 2015. Le groupe a pourtant essuyé comme prévu un tassement de sa rentabilité l'an dernier. L'excédent d'exploitation avant charges d'intérêts et impôts s'est ainsi contracté de 23% à 56,5 mio CHF et le bénéfice net de 14% à 42,7 mio CHF, détaille le rapport d'activité publié. Le consensus anticipait au mieux un maintien du dividende à 4,50 CHF, au pire un élagage à 4,10 CHF. L'Ebit manque de peu le coche mais le bénéfice net s'inscrit au delà d'expectatives plafonnées à 42,1 mio CHF. Le groupe espère pouvoir maintenir en 2017 le niveau de ses ventes et de sa rentabilité hors frais de restructuration sur le site de Ingolstadt. Ces charges feront l'objet d'informations en temps voulu. Le président Erwin Stoller a par ailleurs décidé de ne pas briguer de nouveau mandat lors de la prochaine assemblée générale. Le conseil d'administration proposera le 5 avril la candidature de Bernhard Jucker pour lui succéder, ainsi que celle de Luc Tack et Carl Illi en qualité d'administrateurs supplémentaires.

►               Huber+Suhner a doublé son bénéfice net en 2016, celui-ci bondissant de 98,7% à 49,1 mio CHF. L'Ebit est monté de 24,4% à 65,1 mio et la marge correspondante s'est améliorée à 8,8%, après 7,4%. Le conseil d'administration propose le versement d'un dividende relevé à 1,25 CHF par action, après 1,00 CHF en 2015, a-t-il indiqué dans un communiqué. Ces résultats sont en conséquence conformes aux prévisions des analystes. Le consensus avait tablé sur un Ebit de 65,5 mio CHF, un bénéfice net de 49,6 mio et un dividende par action de 1,25 CHF. Le chiffre d'affaires net avait déjà été communiqué fin janvier. Celui-ci a augmenté de 4,4% à 737,2 mio CHF. Corrigé des monnaies, des variations du cuivre et du portefeuille, la croissance s'est élevée à 3,8%. C'est la division Fibre optique qui affiche la plus forte croissance avec 8,9%. Le segment Haute fréquence, avec une progression de 6,3%, a également évolué de façon réjouissante. Les entrées de commandes ont progressé de 6,2% à 746,6 mio CHF.

Financières

►               L'Autorité de surveillance des marchés financiers (Finma) a accordé son autorisation à SIX Securities Services pour la mise en place d'un registre central destiné au négoce (trade repository) en Suisse. Le système doit être lancé au troisième trimestre 2017.

►               Fitch Ratings a annoncé qu'elle réaffirmait ses notes de crédit sur Deutsche Bank et qu'elle mettait fin à leur surveillance avec implications négatives. Fitch a ainsi confirmé sa note de crédit long terme "A-", sa note court terme "F1" et sa note de viabilité "a-" pour le groupe bancaire allemand. La perspective associée à la note de crédit long terme est "négative". La décision de Fitch intervient après l'augmentation de capital et la nouvelle stratégie annoncées par Deutsche Bank, qui a notamment indiqué vouloir conserver Deutsche Postbank. L'agence de notation explique s'attendre à une nette amélioration de la situation de capitaux de la banque après la réalisation de l'augmentation de capital au début du mois d'avril. Elle ajoute que sa décision tient aussi compte de la réorientation stratégique de Deutsche Bank vers un modèle économique de banque universelle plus équilibré. Fitch prévient qu'elle abaissera ses notes sur Deutsche Bank si elle estime que l'affaiblissement de l'activité constaté en 2016 n'a pas été corrigé, ce qui se manifesterait par une baisse du produit net bancaire ou une perte de parts de marché. Le maintien des notes dépendra en outre d'une mise en oeuvre sans difficulté majeure du nouveau plan stratégique.

►               Amundi (Crédit Agricole) a annoncé les modalités de son augmentation de capital de 1,4 milliard d'euros, qui est destinée à financer le rachat en cours de l'italien Pioneer Investments pour 3,55 milliards d'euros.

Informations et Technologies

►               Apple serait en retard sur son calendrier habituel en matière de spécifications et de prix dans le cas du futur iPhone 8 à écran OLED, estime Nomura. Les prix et les spécifications sont en général déterminés en février et mars par la marque à la pomme mais ils n'ont cette fois pas encore été finalisés pour le nouveau smartphone. Nomura avance ainsi que la production de l'iPhone 8 devrait débuter avec un mois de retard sur le calendrier habituel.

►               Selon la Lettre de l'Expansion les PDG d'Orange et de Bouygues se sont rencontrés ce mois-ci en vue d'une reprise des discussions. Une information aussitôt démentie par Bouygues.

►               Airbnb n'a pas de projet précis d'introduction en Bourse, a déclaré le directeur général Brian Chesky. "Nous n'avons aucune annonce à faire. Nous nous employons à nous assurer que la société est prête", a-t-il dit, lorsqu'on l'a interrogé sur une éventuelle IPO.

►               La rumeur qui circulait au sujet d'une prochaine introduction en Bourse d'Okta s'est concrétisée lundi. La société américaine, spécialisée dans les logiciels d'informatique dématérialisée à destination des entreprises, a déposé un dossier d'introduction en Bourse auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC). Il s'agit du premier dossier d'IPO d'une licorne américaine depuis celui de Snap, qui a récemment fait ses débuts à Wall-Street. Okta, qui opère plus précisément dans le domaine des logiciels de gestion de l'identité, était valorisé 1,2 milliard de dollars par ses actionnaires en 2015.

►               Les consommateurs au Royaume-Uni, en Italie et en Allemagne peuvent désormais avoir accès à des chaînes d'informations, des films en vogue en langue étrangère et la télévision, en un seul lieu, via OnPrime TV, un nouveau service de streaming basé sur une application innovante, développé par Cisco en collaboration avec Sky, et supporté par Encompass Digital Media.

►               Yahoo! a annoncé que Thomas McInerney prendra la direction générale de l'entreprise allégée qui subsistera après la vente de son coeur de métier au géant des télécoms Verizon.

►               Publicis a fait appel à un prestataire de services d'investissement dans le cadre de son programme de rachat d'actions autorisé par l'assemblée générale du 25 mai 2016. Le contrat signé le 13 mars porte sur un volume maximal de 5 millions d'actions, entre le 14 mars et le 30 juin 2017. Le prix d'achat de ces actions sera calculé à partir de la moyenne arithmétique des cours moyens pondérés par les volumes des actions observés chaque jour pendant la période de rachat. Sur la base des cours actuels (61,98 euros), l'enveloppe de rachat représente 310 millions d'euros.

►               Martin Ebner a, comme annoncé vendredi dernier, réduit sa participation dans Mobilezone, passant sous le seuil d'annonce de 3%, a indiqué l'opérateur boursier SIX. Jusque là, sa participation se montait à 17% du capital-actions du groupe.

Consommation

►               Interparfums a annoncé un résultat opérationnel 2016 de 49,7 millions d'euros (+9%), résultat net de 32,4 millions d'euros (+11%). Le groupe propose un dividende de 0,55 euro par action et vise pour 2017 un chiffre d'affaires de 385 à 390 millions d'euros et une marge opérationnelle comprise entre 13% et 13,5%

Pharmaceutique

►               L'autorité sanitaire américaine FDA a homologué l'anticancéreux Kisqali (Ribociclib, auparavant LEE011) de Novartis. L'homologation porte sur l'utilisation du médicament en combinaison avec un inhibiteur d'aromatase dans le traitement du cancer du sein avancé ou métastasé HR+/HER2-, a indiqué Novartis, lundi soir dans un communiqué. L'inhibiteur d'aromatase est un produit utilisé comme traitement supplémentaire du cancer du sein.

►               Le projet républicain de réforme du système de santé américain conduirait à une baisse du nombre d'assurés de 14 millions en 2018, par rapport à la loi actuelle, selon un rapport très attendu publié lundi par le Bureau du budget du Congrès. D'ici à 2026, l'écart de couverture atteindrait 24 millions d'Américains, par rapport au dispositif "Obamacare". Mais le texte actuellement en discussion au Congrès réduirait de 337 milliards de dollars le déficit fédéral américain sur la prochaine décennie, en raison de la baisse des subventions publiques à la santé, concluent les experts du CBO.

►               Après la clôture, Valeant Pharmaceuticals a chuté de 9,3% à 10,98 dollars, l'investisseur William Ackman, son plus fort soutien au long des péripéties des deux dernières années, ayant annoncé que son fonds spéculatif avait vendu la totalité de sa participation.

►               Siegfried a dopé ses ventes annuelles avec l'intégration de sites de production de BASF, mais cette opération a pesé sur la rentabilité du groupe de Zofingen, a-t-il annoncé. L'entreprise va néanmoins choyer ses actionnaires, en relevant le dividende de 20 centimes à 2,00 CHF par action. Le chiffre d'affaires net a bondi de 49,3% à 717,7 mio CHF en 2016, profitant de la consolidation des trois sites de production de substances actives de BASF dans les résultats, a précisé le groupe dans un communiqué. Le résultat d'exploitation (Ebit) a progressé de 7,6% à 46,7 mio CHF, mais la marge s'est affaissée de 2,5 points de pourcentage à 6,5%. En excluant les coûts d'acquisition, l'Ebit aurait augmenté de 16,8% à 54,2 mio et la marge aurait atteint 7,6%. Le constat est identique pour le bénéfice net, qui s'est inscrit à 27,9 mio CHF, en chute de 28,6% sur un an. Hors l'achat des sites de BASF, le profit net n'aurait reculé que de 2,3% à 33,4 mio. Une fiscalité plus lourde et des charges financières plus élevées ont également pesé sur ce chiffre clé. Alors que les ventes sont quasiment conformes aux prévisions du consensus, l'Ebit les a légèrement dépassées. Le bénéfice net manque cependant le pronostic établi à 30 mio CHF.

►               Galenica annonce l'introduction en Bourse de Galenica Santé sur SIX Swiss Exchange, dans l'optique de la séparation du groupe pharmaceutique bernois en deux sociétés. Ce dernier entend céder la majorité de ses actions dans Galenica Santé dans le cadre de cette IPO, selon un communiqué. L'opération devrait être terminée au deuxième trimestre. Galenica a par ailleurs publié ses chiffres annuels 2016.

La statistique du jour



 

 
 



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