La Morning note de Mirabaud Securities

mardi, 11.04.2017

Aujourd'hui, la Morning note de Mirabaud Securities surveillera avec attention l'impact des portefeuilles de faible volatilité, les obligations françaises et la reprise dans la zone Euro.

Les indices américains ont fini sans aucune tendance marquée hier soir, les investisseurs semblant totalement figés avant le début de la saison des résultats d’entreprises américaines.

La bonne tenue des valeurs de l’énergie a été compensée par la baisse des valeurs bancaires (JPMorgan Chase, Citigroup et Wells Fargo, qui ont cédé entre 0,3% et 0,5%).

Le Dow Jones a une nouvelle fois réussi à rebondir sur sa moyenne mobile des 50 jours.

Au niveau des valeurs, Tesla est devenu hier la première capitalisation boursière du secteur automobile américain, devant General Motors. L'action Tesla a atteint un record historique de 313,73 dollars en tout début de séance à la Bourse de New York, après que le courtier Pipper Jaffray a relevé sa recommandation sur la valeur de Neutre à Achat et augmenté son objectif de cours de 65%, à 368 dollars.

La société affichait ainsi une capitalisation boursière de 51,01 milliards de dollars contre 50,89 milliards pour GM.

Autres valeurs, Amazon.com a gagné 1,36%, porté par un relèvement de recommandation de Needham à Acheter contre Conserver.

Dans les transports, Swift Transportation (+23,73%) et Knight Transportation (+13,38%) ont annoncé leur fusion, créant une nouvelle structure d'une valeur de six milliards de dollars.

Sur le front des devises, signalons que le dollar/Yen est passé sous la barre des 111 et devrait rapidement tester la zone psychologique des 110.

Les cours du pétrole ont fini en nette hausse hier soir à New York à un plus haut d’un mois, profitant de bonnes perspectives de la demande tandis que les inquiétudes sur une offre trop abondante passaient au second plan. Aux Etats-Unis, la demande de brut pourrait d’ailleurs profiter de la montée en puissance des raffineries, dont la période de maintenance est en train de s'achever.

La volatilité (VIX) est enfin sortie (brièvement ?) de sa zone de confort en allant tutoyer les 14 (14.05), soit son plus haut niveau depuis le 31 décembre 2016. Notons que sur les 4 dernières séances, le VIX a fini en hausse à 3 reprises (voir Point 2).

Le rendement des bons du Trésor à 10 ans baissait à 2,364%, contre 2,382% vendredi soir, et celui des bons à 30 ans à 2,991%, contre 3,009% précédemment.

Enfin, avant le « réel » début de la saison des résultats des sociétés américaines, il y a déjà 18 sociétés qui ont déjà dévoilé leurs comptes du premier trimestre, 72% ont battu les prévisions des analystes sur le front du bénéfice par action, 53% ont fait mieux qu'attendu en matière de chiffre d'affaires et 39% ont dépassé les attentes tant dans le domaine des résultats que dans celui de l'activité.

Selon les chiffres de la Bank of America ces chiffres sont bien supérieurs à ceux recensés avant les publications de résultats du quatrième trimestre 2016. Ils dépassent également la moyenne enregistrée depuis 2000, qui correspond à 35% d'entreprises dépassant les prévisions de chiffre d'affaires et de profits.

À noter les nouvelles prévisions sur les indices américains de la banque Morgan Stanley…

1. Statistiques américaines

Il y avait hier une seule statistique économique aux Etats-Unis, mais elle avait son importance car elle avait trait à l’emploi, voici ce que nous avons relevé :

· Forte baisse de l’indice des conditions du travail

L'indice américain des conditions du marché du travail pour le mois de mars 2017 est ressorti à +0,4 selon la Fed, contre un consensus de place logé à 0.8 et un niveau révisé à +1,5 pour le mois de février. Le chiffre revient donc à ses niveaux de décembre 2016.

2. Et si la faible volatilité était en définitive la solution ?

Si tout le monde s’accorde à dire que la faible volatilité est dommageable pour les volumes et le moral des investisseurs, investir dans les fonds à faible volatilité a aussi ses avantages.

En effet, sur le long terme, il est prouvé que ces stratégies font mieux que le marché.

Les portefeuilles ou stratégies de faible volatilité possèdent un profil asymétrique qui les rend moins sensibles aux baisses qu’aux hausses : Un portefeuille type captera par exemple 75 % de la remontée des marchés alors qu’il ne partagera que 40 % de leur chute.

Il faut se souvenir qu’un portefeuille de faible volatilité aurait affiché des gains positifs sur toutes les décennies depuis 1930 (même en cas de période difficile comme dans les années 30, 70 et 2000). En outre, sur les huit décennies couvertes, il aurait surperformé un portefeuille composé des valeurs les plus volatiles à cinq reprises.

En poussant un peu plus loin le raisonnement, on peut aussi revenir sur l’excellente découverte il y a 45 ans (beaucoup trop minimisée) de Robert Haugen concernant l’anomalie de la faible volatilité, ou du facteur caché.

En effet, selon cette théorie, somme toute assez logique, les valeurs à faible volatilité n’ont pas la faveur des investisseurs et sont donc délaissées.

En règle générale, les bonnes surprises viennent plutôt des valeurs pour lesquelles les attentes sont faibles que des valeurs vedettes bénéficiant d’un certain prestige.

Sous l’angle comportemental, la préférence des investisseurs pour ces dernières s’explique par divers biais (biais de confiance excessive, d’estimation et de représentativité).

Le mystère du facteur de faible volatilité s’explique également par le mode de fonctionnement du secteur de la gestion d’actifs qui donne la priorité aux indices de référence pondérés selon la capitalisation boursière.

L’objectif de la plupart des investisseurs et des gérants d’actifs est de surperformer un indice de référence, généralement un indice pondéré par la capitalisation boursière d’un pays ou d’une région et non de rechercher de la volatilité qui sera plutôt présente dans des valeurs de moyenne et petite capitalisation.

En définitive donc, cette faible volatilité pourrait s’avérer moins dommageable qu’il n’y parait et aussi une formidable opportunité d’investissement.

3. La situation se tend mais nous sommes prêts

Si ce n’est pas Marine Le Pen, c’est Jean-Luc Mélenchon ! Tel pourrait expliquer l’évolution de l’écart de taux entre OAT (France) et Bund (Allemagne).

En effet, l'écart de taux entre les obligations françaises et allemandes à 10 ans s'est hissé à environ 72 points de base, franchissant la barre des 70 points de base pour la première fois depuis le mois de février. Mois durant lequel le marché redoutait une victoire de Marine Le Pen à l'élection présidentielle.

Rappelons que d'après un sondage Opinionway, le candidat de La France insoumise se situe un point devant François Fillon, qui occupe la quatrième place. Jean-Luc Mélenchon est le seul grand candidat à avoir gagné du terrain dans les sondages au cours du week-end.

C’est certainement pour cette raison que la banque Goldman Sachs vient d’abaisser ses estimations sur les obligations françaises.

Mais c’est aussi probablement pour cette raison que Vitor Constancio, vice-président de la Banque centrale européenne (BCE), a affirmé que les membres de la BCE restaient néanmoins prêts à réagir à tout choc … négatif.

Si ces propos font écho à ceux d'autres membres du directoire de la BCE, pour qui la zone euro a encore besoin d'une politique monétaire très accommodante en raison de la faiblesse persistante de l'inflation, on ose aussi imaginer que les incertitudes politiques françaises reflètent aussi ce discours….

4. Un message d’espoir mais pas d’action à prévoir

Selon le tout dernier rapport officiel de la banque centrale européenne (BCE), la reprise économique se poursuivra dans la zone euro cette année en dépit des incertitudes politiques qui augmentent de par le monde.

 

Ces déclarations n’émanent pas du gouvernement allemand, mais bien du président de l’institution de Frankfurt, Mario Draghi.

 

Ce dernier ne dit rien de la politique monétaire future de la BCE dans le rapport annuel mais répète que la banque centrale veillera à la stabilité des prix dans la zone euro, conformément à son mandat.

Ce message « d’espoir » n’est cependant pas à même de changer le fusil d’épaule de Mario Draghi concernant une normalisation de la politique monétaire de la banque centrale européenne. Et ce malgré le momentum évident de l’emploi en zone euro.

C’est bien évidemment au niveau de l’inflation que le bât blesse pour le président de l’institution. On se souvient que c’est surtout le niveau de la progression des salaires et de l’inflation ex-énergie que regarde en premier lieu Mario Draghi.

Dans cet état d’esprit et après les déclarations concordantes du chef économique de la BCE, Peter Praet, il faut toujours s’attendre à ce que la normalisation de la politique monétaire européenne se fasse doucement. Très doucement.

5. Croissance, quelle croissance ?

On répète depuis le début de l’année qu’il y a une dé-corrélation assez flagrante entre les statistiques économiques (hard data) et l’évolution des indices.

Nous répétons aussi que ce mouvement n’est pas surprenant car les marchés évoluent toujours dans une certaine anticipation. Anticipation de la réindustrialisation des Etats-Unis, anticipation d’une réforme de la fiscalité aux Etats-Unis et donc anticipation d’un redémarrage de la croissance américaine. Sur ce dernier point, il semble qu’il y ait un problème. Un problème de poids.

En effet, selon le fameux modèle prévisionnel de la Fed d’Atlanta (GDPNow), l'économie américaine est en passe d'enregistrer au premier trimestre une croissance de … 0,6% ( !!!) en rythme annualisé, soit le chiffre le plus faible enregistré depuis mars 2012 (si on exclut l’exception du premier trimestre 2014 (-1.2%)).

La Fed d’Atlanta arrive à cette conclusion après la publication des dernières données sur l'emploi, les ventes automobiles, le commerce de gros et l'activité du secteur des services.

La prévision précédente de la Fed d'Atlanta donnait une croissance annualisée de 1,2% pour les trois premiers mois de l'année.

6. Aujourd’hui

Aujourd’hui, c’est l’inflation en Grande-Bretagne, la production industrielle dans le zone euro et le ZEW allemand qui pourraient apporter de la volatilité aux indices.

C’est lassant de la dire, mais les indices européens devraient ouvrir sans tendance ce matin dans le sillage de la clôture morne, terne, fade, inodore et indolore des marchés américains hier soir. On en vient presque à se demander ce qui pourrait réellement faire sortir les investisseurs de leur torpeur ou hibernation tardive. Cependant n’est-ce pas dans ces moments où la probabilité d’une hausse des marchés est la plus forte ?

Tendance asiatique

Les indices asiatiques sont en légère baisse ce matin dans le sillage des tensions géopolitiques et notamment avec la Corée du Nord. Le gouvernement de Pyongyang a en effet déclaré ce matin être prêt « à la guerre » suite à l’envoie « insensé » d'un groupe aéronaval américain vers la péninsule coréenne. Washington a en effet annoncé ce week-end que le porte-avions USS Carl Vinson et son escadre faisaient route vers la péninsule coréenne, alors qu'ils devaient initialement aller faire escale en Australie. « La République populaire démocratique de Corée est prête à réagir, quel que soit le type de guerre voulu par les Etats-Unis ».

Actualité

La Banque centrale européenne (BCE) pourrait réduire son bilan en laissant simplement les obligations qu'elle détient arriver à échéance, a indiqué son vice-président. "Il existe une façon normale de laisser le bilan diminuer lorsque nous cesserons les achats", a expliqué Vitor Constancio au cours d'une intervention au Parlement européen à Bruxelles. "Laisser simplement [les obligations] arriver à maturité et être remboursées entraînera une réduction" du bilan.

Le Premier ministre portugais, António Costa, a de nouveau demandé lundi que le président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem démissionne, pour avoir laissé entendre que les pays du sud de l'Europe gaspillaient leur argent en "alcool" et en "femmes".

Les Etats-Unis ont empêché le G7 d'afficher une position commune sur l'énergie et le climat, parce que l'administration du président Donald Trump dit avoir besoin de plus de temps pour définir sa politique en matière de réchauffement climatique.

Energie / Utilities

► Suez a annoncé dans un communiqué, placer avec succès 600 millions d’euros d’obligations hybrides destinées au financement de l’acquisition de GE Water

Prix du baril

Le prix du baril de pétrole évolue sans tendance ce matin après avoir clôturé au plus haut de 1 mois hier soir. La publication des stocks de brut américain demain soir devrait confirmer ou infirmer l’actuelle tendance.

Industrie / Minières / Automobile

► Kimberly-Clark va faire appel d'une décision judiciaire américaine le condamnant avec un autre groupe à verser 454 millions de dollars à un groupe de plaignants pour leur avoir vendu des appareils médicaux défectueux.

► Après le rachat de Syngenta, le chinois ChemChina prévoit d'intégrer certaines parties de l'agrochimiste suisse dans sa propre filiale Adama. C'est ce qu'a rapporté l'agence Bloomberg, citant une source bien informée.

► Le Conseil d’administration de LafargeHolcim va proposer la candidature de Patrick Kron en tant que nouvel administrateur à la prochaine Assemblée générale du groupe, le 3 mai 2017. Philippe Dauman et Alexander Gut ont pris la décision de ne pas se représenter

► Givaudan a enregistré au premier trimestre un chiffre d'affaires en hausse de 7,7% à 1,24 mrd CHF, a-t-il annoncé. Sur une base comparable, les ventes ont crû de 3,5%. Le groupe a confirmé ses objectifs à moyen terme en matière de croissance et de rémunération des actionnaires. La division parfums a dégagé des recettes en progression de 2,6% (+2,1% sur une base comparable) à 576 mio CHF, tandis que l'activité arômes a vu ses ventes augmenter de 12,6% (+4,8%) à 666 mio, a précisé le numéro un mondial du secteur dans un communiqué. La performance trimestrielle de Givaudan s'inscrit dans la fourchette des prévisions du consensus. La direction a confirmé ses objectifs à moyen terme, à savoir une croissance du chiffre d'affaires de 4% à 5% et un flux de trésorerie disponible de 12% à 17% des recettes. Le groupe veut par ailleurs "maintenir ses pratiques actuelles en matière de dividendes".

► Sika a généré sur les trois premiers mois de 2017 un chiffre d'affaires de 1,39 mrd CHF, correspondant à une croissance de 9,0%. Hors effets de changes, le groupe revendique une hausse de 10,7%, dont 2,2% par le truchement des acquisitions réalisées. Tous les débouchés du groupe ont participé à la progression des ventes. La performance dépasse franchement les projections du consensus, qui plafonnaient le chiffre d'affaires à 1,37 mrd CHF. La période de comparaison comptait néanmoins quelques jours travaillés de moins. La zone englobant l'Europe, le Moyen-Orient et l'Afrique demeure la première source de revenus pour Sika avec 631,1 mio CHF, en hausse de 4,5%. Royaume-Uni, Europe orientale et Afrique ont participé de manière plus que proportionnelle à cette évolution. Sika rappelle au passage avoir repris en janvier le groupe autrichien Bitbau Dörr. La plus forte poussée des ventes a été constatée en Amérique du Nord, ou les recettes ont décollé de 20,7% à 222,2 mio CHF. L'envol est attribué aux fruits des investissements consentis dans les chaînes de production et de distribution, ainsi qu'à une conjoncture favorable.

► La compagnie floridienne à bas coûts Spirit Airlines a retiré du service ses trois A320neo équipés de moteurs fournis par Pratt & Whitney, qui connaissent des déboires depuis leur entrée en service. Un représentant du transporteur a insisté auprès de l'Agence Bloomberg, qui a relayé l'affaire sortie par 'Airways Magazine', sur le fait qu'il ne s'agit en aucun cas d'un problème de sécurité mais d'un souci de pièce détachée, qui n'est pas encore disponible chez P&W

► Orascom Development Holding confirme son important avertissement sur pertes de la semaine dernière pour l'exercice 2016. Le développeur et exploitant de résidences de vacances a accusé un déficit après minoritaires de 196,4 mio CHF, dans le cadre des 195 à 205 mio précédemment estimés, selon son rapport d'activité. En 2015, le promoteur avait déjà essuyé une perte de 19,0 mio CHF. Le groupe attribue entre autres son gouffre financier à la décision de la Banque centrale égyptienne de laisser flotter sa devise, dont l'impact est estimé pour Orascom DH à 146,1 mio CHF. L'appréciation de plus de 100% du dollar américain face à la livre égyptienne a conduit à une sévère réévaluation des dettes du groupe en billet vert, explique la société. Des correctifs de valeurs à hauteur de 32,9 mio CHF ont aussi pesé. Le chiffre d'affaires dans son ensemble s'est affaissé de près d'un quart à 237,4 mio CHF, en dépit d'un produit des ventes immobilières multiplié par deux à 115,2 mio CHF. L'absence de ventes de terrain l'an dernier explique en bonne partie ce tassement, tandis que les revenus des hôtels, de l'immobilier, du pilotage touristique et des autres activités se sont avérés plutôt stables.

Financières

► Credit Suisse va procéder au remboursement de deux instruments de capital pour un total de 2 mrd USD. En date du 15 mai, la banque aux deux voiles remboursera 1,25 mrd USD (5,860% Fixed to Floating Rate Tier 1 Capital Notes) et 750 mio USD (Floating Rate Tier 1 Capital Notes)

► Banco Popular a annoncé la nomination d'Ignacio Sanchez-Asiain Sanz au poste de directeur général en remplacement de Pedro Larena, dont le départ avait été annoncé la semaine dernière.

► Raiffeisen Bank International, qui a récemment décidé de restructurer sa filiale polonaise plutôt que de la vendre, a annoncé que la réorganisation se traduirait par 60 à 70 fermetures d'agences et la perte de jusqu'à 950 emplois d'ici la fin 2019.

Informations et Technologies

► Altice USA va déposer d'ici demain son projet d'entrée à Wall Street, ce qui pourrait être l'une des plus grosses introductions de l'année après Snapchat en mars, ont indiqué à l'AFP des sources bancaires. Le groupe envisage de lever jusqu'à 2 milliards de dollars, ce qui porterait sa valorisation à entre 25 et 30 milliards, ont ajouté ces sources sous couvert d'anonymat.

► AT&T a annoncé l'achat de Straight Path Communications, un propriétaire de licences de téléphonie mobile, pour 1,25 milliard de dollars en titres, se préparant ainsi à la future 5G.

► Nagra, une filiale de Kudelski, a élargi la collaboration en cours depuis 2014 avec l'alliance internationale contre la piraterie (International Broadcaster Coalition Against Piracy, IBCAP). Grâce à cet accord, les membres de l'IBCAP bénéficient de la dernière génération des technologies et services anti-piratage, a indiqué Kudelski, lundi soir dans un communiqué. Les détails financiers de l'accord ne sont pas révélés.

► Facebook devrait annoncer lundi compter plus de cinq millions d'annonceurs par mois et développer son offre de services publicitaires destinés aux petites entreprises dans l'espoir de les attirer sur sa plate-forme mobile.

► JCDecaux annonce que le Groupement JCDecaux/RATP/SNCF a déposé un recours devant le juge des référés du Tribunal Administratif de Paris contre la décision d'attribution par la Commission d'Appel d'Offres du Syndicat Autolib' Vélib' Métropole du marché Vélib' pour la défense des 315 collaborateurs qui participent au succès sans équivalent de Vélib' depuis 10 ans.

► Le géant technologique chinois LeEco, qui avait annoncé mi-2016 vouloir racheter le fabricant américain de téléviseurs Vizio pour 2 milliards de dollars, a renoncé à l'opération en raison de "blocages réglementaires",

Consommation

► LVMH a vu sa croissance organique progresser de 13% au premier trimestre, un chiffre nettement plus élevé que prévu. Les ventes du numéro un mondial du secteur, propriétaire de 70 marques dont Louis Vuitton, Fendi, Bulgari ou Moët & Chandon, ont progressé de 15% à 9,884 milliards d'euros alors que le consensus tablait sur un chiffre de 9,55 milliards. Le consensus visait par ailleurs sur une croissance organique de 9%. Au centre de l'attention des investisseurs, la division mode et maroquinerie a vu ses ventes progresser de 15% en variation organique comme en publié, après déjà une forte accélération (+9%) au dernier trimestre de 2016, sur une base de comparaison toutefois très favorable, la division ayant fait du surplace au premier trimestre 2016. Dans les vins et spiritueux, deuxième division la plus rentable du groupe, la croissance organique a également accéléré (+13% après +7% au 4e trimestre 2016). Dans un communiqué, le groupe précise avoir effectivement bénéficié durant ce premier trimestre d’une base de comparaison favorable, notamment en Europe, où l’activité avait été affectée l’an dernier par l’impact des attentats de novembre 2015 à Paris. "La tendance actuellement observée ne peut raisonnablement pas à ce jour être extrapolée à l’ensemble de l’année", a-t-il ainsi souligné. Louis Vuitton profite ainsi à plein d'un contexte devenu plus favorable à l'industrie du luxe, la croissance du groupe étant positive en Asie, en Europe comme aux Etats-Unis. Les flux touristiques ont repris à destination de l'Europe, en particulier vers le Royaume-Uni qui profite de la dévaluation de la livre sterling. Parallèlement, la demande chinoise rebondit depuis le deuxième semestre 2016, portée par un regain de confiance des consommateurs, de moindres écarts de prix avec l'Europe et par les taxes et les contrôles mis en place par Pékin pour lutter contre le marché parallèle des daigus, ces acheteurs qui revendent moins cher d'authentiques produits achetés en Europe.

► L'action Whole Foods s'est envolé hier soiri à la Bourse de New York après que le Wall Street Journal a révélé que le fonds d'investissement Jana Partners avait accumulé une participation de quasiment 9% dans la chaîne de supermarchés biologiques afin de pousser l'entreprise à accélérer ses efforts de redressement et à explorer une possible cession. Jana, le deuxième actionnaire de Whole Foods, veut notamment que l'enseigne améliore ses technologies de distribution et de gestion de la relation client afin de mieux concurrencer ses rivaux, remanie son conseil d'administration et évalue le prix qu'un acheteur potentiel pourrait payer pour acquérir la société, selon des personnes proches du dossier.

► Les deux actionnaires principaux de la marque italienne de confection Stefanel veulent la relancer en y injectant de l'argent frais et la repositionner, avant de la vendre dans les cinq prochaines années, a rapporté une source proche d'un des fonds qui a sauvé le groupe.

Pharmaceutique

► Le régulateur antitrust mexicain a toujours des griefs contre l'échange d'actifs entre Sanofi et Boehringer Ingelheim. Après avoir émis des réserves en décembre dernier contre l'opération dans les produits sans ordonnance, il a demandé aux deux laboratoires de céder plusieurs produits vétérinaires avant d'entériner l'opération. En Europe, la Commission avait autorisé l'opération sur les activités vétérinaires en novembre dernier, moyennant quelques cessions de médicaments et de vaccins.


 

 
 



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