La Morning note de Mirabaud Securities

vendredi, 16.06.2017

Aujourd'hui, la Morning note de Mirabaud Securities surveillera avec attention l'évolution des taux de la Banque d’Angleterre. Mais également le cas des mines en Afrique du Sud.

John Plassard

Les indices américains ont fini en baisse mais ont cependant évité (une nouvelle fois) un sell off en finissant au plus haut de la séance. Le Nasdaq connait tout de même sa 4ème séance de baisse sur les 5 dernières.

La progression (de deuxième partie de séance donc) a été à mettre sur le compte de rachat à bon compte ainsi que de l’annonce d’un accord pour verser à la Grèce un nouveau prêt de 8.5 milliards d’euros écartant (pour le moment en tout cas) le spectre d’une nouvelle crise. Ceci va permettre d'enfin relancer le troisième plan d'aide à la Grèce, d'un montant de 86 milliards d'euros, signé en juillet 2015.

Le secteur de pharma (et plus spécifiquement celui des génériques) a souffert d’une information de Bloomberg concernant le fait que l’administration Trump serait (encore) en train de préparer un projet de loi visant à faire baisser le prix des médicaments. L’art de souffler le chaud et le froid.

Le secteur financier a terminé en baisse pour la première fois depuis 7 séances.

Au niveau des valeurs individuelles signalons que le cours de l’action Snap est revenu à son prix d’introduction en bourse…. Les grands noms de la technologie ont poursuivi leur correction (mesurée cependant) avec Microsoft qui a baissé de 0,53%, Apple de 0,60%, Facebook de 0,30%, Alphabet de 0,80% et Amazon de 1,26% (après avoir perdu 3% en cours de séance). Enfin, Nike a perdu 3,22% après avoir annoncé la suppression d'environ 2% de ses effectifs et vouloir se concentrer sur des produits phare.

Les statistiques macroéconomiques (baisse des prix à l'importation et stagnation de la production industrielle au mois de mai) et les risque politiques suscités par les interrogations sur le rôle du président Donald Trump dans une enquête du FBI n’ont pas réellement déstabilisé les investisseurs.

Les cours du pétrole ont terminé en légère baisse hier soir, poursuivant leur descente face à la surabondance sur le marché mondial en attendant de voir se concrétiser les baisses de production annoncées par l’Opep.

Le dollar a poursuivi sa progression entamée hier face à un panier de devise ce qui lui permet d’être étal depuis le début de la semaine. Le Yen a été la devise la plus à la peine et le Bitcoin a connu un rebond après 2 séance extrêmement difficiles (voir absolument Point 4)

Au niveau des métaux précieux, l’Or et l’Argent ont fini en baisse à cause de la vigueur du billet vert.

Le rendement des bons du Trésor à 10 ans montait à 2,161%, contre 2,127% la veille, et celui des bons à 30 ans à 2,783% contre 2,766% précédemment.

1. Statistiques américaines

Il y avait hier plusieurs statistiques économiques importantes, voici ce que nous avons relevé :

a. Baisse de la production manufacturière

La production manufacturière a diminué aux Etats-Unis en mai à cause d’une baisse de l'activité dans tous les secteurs, y compris l'automobile. Rappelons ici que l'activité manufacturière représente 12% de l'économie américaine. En détail, la baisse de la production manufacturière du mois dernier a été de 0,4%, la deuxième en trois mois. Après une révision en baisse des chiffres des mois précédents, la production industrielle a été plus faible en mai qu'en février. Le consensus prévoyait une hausse de 0,1% pour le mois de mai. La production de voitures et de pièces détachées a baissé de 2% et sans l'augmentation de 1,1% de la production chimique, la production manufacturière aurait diminué encore plus.

b. Forte baisse des prix à l’importation et à l’exportation

Il ne manquait plus que ça ! Après les prix à la consommation, c’est maintenant les prix à l’importation qui ont flanché en connaissant leur plus forte baisse en … 15 mois ! L’affaiblissement est-il vraiment temporaire ? En détail, les prix à l'importation ont diminué de -0,3% le mois dernier, plus forte baisse depuis février 2016, après une hausse de 0,2% en avril, un pourcentage révisé en baisse. Le consensus pariait sur une baisse de seulement -0.1%. Sur un an, la hausse des prix à l'importation a été de 2,1% en mai, la plus faible depuis décembre, ce qui marque un net ralentissement par rapport à la hausse de 3,6% en avril.

Les prix à l'exportation ont pour leur part baissé de 0,7% le mois dernier, en repli pour la première fois depuis le mois d'août, après une progression de 0,2% en avril. Leur hausse a été de 1,4% sur un an, après une progression de 3,2% en avril.

2. La BoE proche d’une hausse des taux

Si sans surprise la Banque d’Angleterre a laissé son taux directeur à 0,25%, de plus en plus de voix se montrent en faveur d’une prochaine hausse. C’est en tout cas ce qui ressort du compte rendu (les Minutes) de la réunion des banquiers centraux. Analyse et synthèse.

a. Des plus en plus de dissensions

La décision du maintien des taux d’intérêt n’a pas été prise à une écrasante unanimité. En effet trois membres (sur huit au total) du comité de politique monétaire de la BOE ont voté en juin en faveur d'une hausse immédiate des taux d'intérêt.

b. Les raisons du refus

Les trois membres (Kristin Forbes, Ian McCafferty et Michael Saunders) réfractaires à la décision du maintien des taux ont affirmé que les tensions inflationnistes justifiaient une hausse du taux directeur à 0,5% ce mois-ci. Les cinq autres membres du comité, dont le gouverneur Mark Carney, se sont prononcés en faveur du statu quo, évoquant des perspectives économiques incertaines

c. D’accord sur l’inflation

Les huit membres du comité de politique monétaire ont convenu que leur tolérance à l'égard de l'accélération de l'inflation diminuait. Ils avaient précédemment indiqué être prêts à accepter que l'inflation dépasse l'objectif de 2% de la BOE pour préserver la croissance de l'économie tandis que le Royaume-Uni se prépare à négocier sa sortie de l'Union européenne. Rappelons que la hausse des prix a atteint 2,9% en mai.

d. Un message mitigé sur la croissance

Si les banquiers centraux se sont montrés optimistes concernant les perspectives d'exportation et d'investissement des entreprises qui pourraient stimuler la croissance, ils ont tout de même concédé que les ménages réduisaient aussi leurs dépenses.

e. Conclusion

On l’a bien compris à travers les Minutes de la BoE : La hausse des taux d’intérêt c’est pour bientôt. À cause de l’inflation galopante bien sûr, mais aussi à cause du différentiel de taux par rapport aux Etats-Unis qui s’accroit de plus en plus. Reste à savoir si la Banque centrale pourrait augmenter ses taux durant l’été… Peu probable.

3. Y’a-t-il un problème sur les mines sud-africaines ?

On vous parle souvent de l’économie Sud-Africaine en affirmant que malgré le fait que le pays soit le plus industrialisé du continent, les difficultés (je mesure mes mots) politiques poussent sa potentielle croissance vers le bas. Le pays vient d’ailleurs de connaître sa première récession depuis 2009. Les nuages continuent malgré tout de s’accumuler et c’est maintenant au tour des compagnies étrangères de souffrir. Analyse, synthèses et implication.

a. Les faits

Le ministre des mines sud-africain, Mosebenzi Zwane, a affirmé que le « South African Mining Charter » qui ajoute des critères sociaux et de développement durable au secteur minier doit maintenant prévoir que 30% des actifs locaux des compagnies minières seront détenus par des Noirs, contre 26% précédemment. Les sociétés minières devront aussi s’assurer que 80% de leurs dépenses alimentent des entreprises sud-africaines (dont 65% vers des entreprises détenues par des noirs). 1% des revenus annuels devront aller à des œuvres et les nouvelles explorations devront être sous le contrôle d’un noir. Enfin, au minimum 50% des directeurs exécutifs et 60% du senior management devra être noir. La mise en place de cette nouvelle charte doit se faire dans les 12 prochains mois.

Rappelons que les Blancs (qui représentent 8% de la population) contrôlent encore amplement l'économie du pays, vingt-six ans après l'abolition de l'apartheid.

b. Conséquence

Les exploitants miniers présents en Afrique du Sud tels que Anglo American et Sibanye Gold (les 2 plus gros exploitant d’or) se sont littéralement effondrés. Très concrêtement, des entreprises comme Glencore Plc, Impala Platinum Holdings Ltd., South32 Ltd. et Kumba Iron Ore Ltd – majoritairement détenues par Anglo American seront dans l’obligation de vendre une partie (importante dans certains cas) de leurs actions et faire évoluer leur management.

c. Historique

Les tensions sont de plus en plus importantes entre une industrie minière sud-africaine qui se porte mal depuis longtemps et des autorités locales divisées, qui font face à une fronde grandissante. Un document cristallisait les désaccords : la nouvelle charte minière, dont l'adoption annoncée en avril 2016 se faisait attendre. Le ministre des Mines avait assuré début février que le nouveau code serait mis en œuvre prochainement, mais la date prévue pour sa promulgation, fin mars, était désormais passée sans qu'aucune publication officielle n'ait été faite. C’est désormais chose faite. Et de quelle manière !

Avant la publication de la nouvelle charte, BMI Research, une filiale de l’agence de notation de Fitch Ratings, indiquait que « même si la hausse des prix du fer et de l'or avaient amélioré les perspectives pour les majors dans le pays, l'incertitude politique autour des conditions définitives de la charte et un contexte global de baisse des investissements en Afrique du Sud feraient que toute embellie du secteur risquaient d'être éphémère. »

d. Une longue tradition pourtant

On appelle cela le droit des autochtones De plus en plus, dans les codes miniers de la zone anglo-saxonne, on a tendance à reconnaître les droits des natives. C’est ainsi qu’en Australie le « Native Title Act», introduit en 1992, reconnaît les droits des aborigènes si l’exploitation est située sur une « réserve ».Il en est de même au Canada avec le droit des Indiens ou des Esquimaux, par exemple au Labrador ou en Terre de Baffin. Aux États-Unis, l’exploitation sur une réserve indienne ne peut se faire qu’avec l’accord et généralement la participation des intéressés. Enfin, en Afrique du Sud, le « South African Mining Charter » ajoute des critères sociaux et de développement durable au titre du « Black Economic Empowerment» (BEE), c’est-à-dire « Émancipation économique des Noirs ».

e. Conclusion

Pour le secteur minier sud-africain, c'est un nouveau coup dur après l'abaissement par Standard & Poor's de la note de la dette du pays en catégorie spéculative en avril dernier.

Il y a 2 mois, la société Anglo American affirmait qu’« il était difficile de gagner la confiance des investisseurs, mais facile de la perdre. Elle ajoutait aussi qu’à ce stade, l'industrie minière pensait que ces changements allaient conduire à l'instabilité et limiter la confiance des investisseurs ». On n’imagine pas comment elle va réagir aujourd’hui.

Il convient donc d’éviter, sur le court terme en tout cas, tout type de sociétés étrangères exposées au secteur minier sud-africain.

4. Le Bitcoin n’est plus seul

En décembre 2016 nous lancions l’idée (extrêmement) spéculative sur le Bitcoin. Depuis sa valeur a pris près de 140% (voire 220% ( !!) si on prend son plus haut de début juin) grâce notamment à des flux d'achats record, un élargissement de sa base de clientèle tant en termes de type de clients que de pays. Si des doutes entourent actuellement la monnaie virtuelle, nous ne sommes pas près d’annoncer la fin du phénomène.

Cependant une autre monnaie cryptographique est en train de rattraper le Bitcoin et pourrait devenir le nouveau leader de ce marché en plein boom. Synthèse et analyse.

a. Les faits

Le Bitcoin est en train de perdre son leadership dans le secteur des devises cryptographiques. En effet, en l’espace de quelques mois la capitalisation boursière du Bitcoin (de toutes les devises virtuelles combinées) est passée de 87% en février à 39%. De l’autre côté, l’Ethereum est passé de 5% à 31% en l’espace de seulement 4 mois….

b. Ethereum, quesaco ?

La technologie derrière Ethereum est plus ou moins la même que celle utilisée par le bitcoin : il s’agit d’ordinateurs individuels qui « participent » à une unique base de données globale publique, et donc partagée entre tous. Un livre de comptes, ou un tableur géant dans lequel chaque personne intéressée entre les données qu’il souhaite et auquel tout le monde a accès. C’est ce qu’on appelle la Blockchain. Cette blockchain comprend l’historique de l’ensemble des opérations qui ont été réalisées sur la base.

Cela permet 1) d’éviter que quelqu’un ne puisse modifier cet historique de la base et 2) de pouvoir reconstituer à n’importe quel moment les différentes opérations effectuées sur la base par les utilisateurs. La blockchain a été créée en 2014, et la première version a été publiée en août 2015.

Bref, l’Ethereum, c’est la décentralisation d’applications.

c. La fameuse technologie du Blockchain

Il y a plusieurs avantages à utiliser la technologie du blockchain :

  • Immuabilité : les données qui sont enregistrées dans une blockchain y sont enregistrées ad vitam aeternam : la blockchain garde l’historique de toutes les modifications qui y ont été apportées depuis l’origine et il n’est pas possible de modifier cet historique.
  • Protection contre la corruption des données : puisque chaque ordinateur possède une copie de la base de données, il est extrêmement difficile de pirater cette base de données. Pour altérer la base, il faudrait altérer simultanément plus de 51% des ordinateurs participants simultanément… La blockchain bitcoin existe depuis 2009 et elle n’a jamais été corrompue par une attaque informatique.
  • Sécurité du réseau : la blockchain fonctionne avec un protocole chiffré très puissant qui la rend également très difficile à altérer.
  • Fiabilité : Il est virtuellement impossible d’arrêter simultanément tous les ordinateurs participants à la blockchain Ethereum. Par conséquent, cette base de données est toujours en ligne et son fonctionnement ne s’arrête jamais.

d. La différence avec le Bitcoin

Il y a cependant plusieurs différences entre les 2 monnaies virtuelles. Tout d’abord, le langage de programmation du Bitcoin est très peu étendu et ne permet pas de réaliser beaucoup d'actions : il a été conçu en ce sens pour en assurer la sécurité et le contrôle. Au contraire, l'Ethereum dispose d'un langage de programmation complexe qui permet la mise en place de clauses, de boucles et de programmes en boucles.

Ensuite, l'Ethereum fonctionne donc avec un « token », valeur monétaire, actif basé sur la Blockchain qui permet de rémunérer ceux qui travaillent pour développer et sécuriser le réseau. Contrairement au Bitcoin, l'Ethereum pourrait s'imposer comme un système de gestion de la traçabilité des produits ou transaction.

Enfin, l'Ethereum ouvre la voie à bien plus d'applications que le Bitcoin.

e. Conclusion

Le marché de ce que l’on appelle les nouvelles monnaies pèse près de 115 milliards de dollars et intéresse donc de plus en plus d’acteur. Nier l’évolution de ces devises est une grave erreur car elles vont prendre de plus en plus d’ampleur dans notre vie quotidienne. Parier sur la fin du Bitcoin est aussi un mauvais pari. Il faudra cependant apprendre à vivre avec diverses monnaies virtuelles (dont le IOTA qui monte en flèche et qui devrait bientôt pouvoir être traité) et en particulier l’Ethereum….

5. Aujourd’hui

Aujourd’hui, nous suivrons avec attention la publication de l’inflation en zone euro (version finale de mai). Plusieurs statistiques économiques concernant l’immobilier américain seront aussi au menu du jour tout comme les chiffres de la confiance du consommateur.

Les indices européens devraient ouvrir en baisse suite à la relative bonne tenue des indices américains en deuxième partie de séance et à l’annonce d’un accord pour verser à la Grèce un nouveau prêt de 8.5 milliards d’euros ce qui écarte (pour le moment en tout cas) le spectre d’une nouvelle crise.

Rappelons qu’aujourd’hui serra une grosse échéance pour les options (les 4 sorcières).

Secteurs attendus en hausse : Utilities, Technologie, Télécom, Immobilier

Secteurs attendus en baisse : Matériaux de base

Tendance asiatique

Les indices asiatiques sont en hausse ce matin dans le sillage du bon comportement des indices en deuxièmes partie de séance. Cependant la nouvelle du jour était la réunion de la banque centrale du Japon (BoJ). Cette dernière a (sans surprise) laissé sa politique monétaire inchangée, réaffirmant son diagnostic d'une expansion modérée de la troisième économie du monde. En détail, la BoJ a laissé les taux négatifs au même niveau (-0,1%), et a reconduit le vaste programme de rachats d'actifs, d'environ 80.000 milliards de yens par an (près de 650 milliards d'euros au cours actuel), en le modulant pour que le taux des obligations d'Etat à 10 ans se situe autour de zéro. De fait, le rythme a récemment ralenti à environ 60.000 milliards de yens. Nous attendons cependant avec attention la conférence de presse pour avoir plus d’informations concernant la future politique monétaire de la BoJ.

Actualité

L'Allemagne et l'Autriche ont dénoncé le vote par le Sénat américain d'un nouveau train de sanctions contre Moscou. Berlin et Vienne relèvent que ces mesures punitives, si elles aboutissent, exposeraient les sociétés européennes impliquées dans des projets énergétiques en Russie, dont le gazoduc Nord Stream 2, à des amendes pour infraction à la loi des Etats-Unis.

Theresa May a exhorté les partis politiques d'Irlande du Nord à trouver un accord d'ici le 29 juin pour former un nouveau gouvernement, au risque que Londres intervienne passé ce délai.

Energie / Utilities

► Le principal "challenger" d’EDF et Engie, Direct Energie, va franchir une nouvelle étape dans son développement en rachetant Quadran, l`un des principaux producteurs d`énergies renouvelables en France. L'opération s'inscrit dans la stratégie d'intégration verticale menée par le groupe, qui doit lui permettre, à terme, de disposer de sources de production diversifiées et cohérentes avec les objectifs fixés en matière de transition énergétique dans l'hexagone. Le portefeuille concerné comprend en effet des activités éoliennes terrestres, solaires, hydrauliques et biogaz. Le prix pourrait s’élever à 416 millions d’euros.

► Panasonic vise désormais l'Europe pour élargir sa base de clients de systèmes de pile à combustible pour particuliers, ont confié des dirigeants, tandis que son compatriote Toshiba, lui, renonce, même au Japon.

Prix du baril

Le prix du baril de pétrole évolue dans tendance ce matin en Asie en terminant un des plus difficile semaine depuis 2015 en ayant cassé des supports très importants (45 dollars pour le WTI).

Industrie / Minières / Automobile

► Takata pourrait déposer son bilan la semaine prochaine au Japon et aux Etats-Unis, ont dit des sources au fait du dossier. Takata négocie un accord de financement avec l'équipementier automobile américain Key Safety Systems qui pourrait reprendre ses activités opérationnelles aux Etats-Unis, ont précisé les sources en confirmant une information du journal Nikkei

► Le projet d'un montage visant à verser des bonus aux dirigeants de Renault-Nissan via une nouvelle société est une proposition émanant d'un consultant externe qui n'a pas actuellement vocation à être mise en œuvre a déclaré Carlos Ghosn.

► Les actionnaires de Safran ont entériné le changement de statut nécessaire pour mener à bien le projet de fusion avec Zodiac Aérospace

► Le projet de fusion entre DuPont et Dow Chemical a reçu le feu vert du département américain de la Justice, à la condition qu'ils cèdent certains actifs dont des produits de protection des récoltes.

► Thales a obtenu deux nouveaux contrats de billettique sur le métro du Caire, pour équiper 19 stations dans le cadre du prolongement de la ligne trois.

► Deutsche Bank relève sa recommandation sur Air Liquide de Neutre à Acheter avec un objectif de cours de 128 euros

► L'ancien chef du géant australien de l'emballage Amor a été nommé président de BHP

► La mine d’argent de Zgounder a livré une production record le mois dernier. La mine opérée par le canadien Maya Gold & Silver, àAskaoun au nord-est d'Agadir, a produit 1.680 kg d’argent en mai, soit une hausse de 16,74% par rapport au même mois un an plus tôt. Il s’agit du plus gros volume réalisé par la compagnie d’exploration minière depuis le début de ses opérations sur la mine, en septembre 2014.

► AccordHotels espère récupérer 4 milliards d'euros de la cession du contrôle de sa division HotelInvest, a indiqué Sébastien Bazin, son PDG, au micro de Bloomberg.

Financières

► Le CIC négocie la vente de ses activités de banque privée à Singapour et Hong Kong à Indosuez Wealth Management (Crédit Agricole). "L'opération réunirait deux activités de banque privée performantes qui disposent d'une culture et de valeurs très similaires afin de renforcer leur implantation en Asie", commente le vendeur, qui restera présent dans la région via le corporate banking, les financements structurés et les services aux institutionnels

► La banque espagnole Unicaja a confirmé son projet d'introduction en Bourse, à l'occasion de laquelle elle espère lever jusqu'à 925 millions d'euros, en dépit des récentes turbulences dans le secteur

Informations et Technologies

► L'analyste de Barclays Mark Moskowitz a réaffirmé sa recommandation à "pondération en ligne" sur Apple, estimant qu'il n'y avait "plus beaucoup de jus à tirer" de l'action alors qu'elle évolue proche d'un pic de valorisation et que le prochain iPhone pourrait décevoir étant donné les attentes très élevées dont il fait l'objet. « Notre préoccupation provient du fait que le ratio de cours/bénéfice 2018 (P/E) d'Apple flirte avec les 14,4", soit un niveau proche du pic de valorisation de 14,9 atteint lors du cycle de l'iPhone »

► Spotify a vu sa perte d'exploitation s'alourdir en 2016, alors que son chiffre d'affaires affiche une forte hausse, a annoncé la société suédoise dans une communication financière annuelle avant une éventuelle cotation en Bourse d'ici la fin de l'année prochaine. Le numéro un mondial de la musique en streaming, qui a engagé récemment des banquiers pour explorer une cotation directe sur le New York Stock Exchange, a publié une perte opérationnelle annuelle de 349 millions d'euros, en augmentation de 47% par rapport celle de l'année précédente.

► Des physiciens chinois ont battu un nouveau record de téléportation quantique avec une distance de 1’200 kilomètres contre 100 kilomètres précédemment, une étape importante vers une révolution des télécommunications et du cryptage informatique sur internet.

Consommation

► Nestlé a annoncé envisager de vendre son activité américaine de confiserie, confirmant ainsi sa nouvelle stratégie qui met l'accent sur la santé et la nutrition pour tenir compte des tendances nouvelles de consommation. L'activité qui réalise un chiffre d'affaires annuel de 900 millions de francs suisses regroupe essentiellement des marques locales comme Butterfinger, BabyRuth, 100Grand, SkinnyCow et Raisinets mais comprend également la marque internationale Crunch.

Pharmaceutique

► L'autorité de santé américaine FDA a accepté d'examiner la demande d'homologation d'un générique du dispositif d'inhalation Advair Diskus de Glaxo produit par Sandoz, filiale de Novartis. La FDA a accepté une demande d'homologation accélérée pour Fluticasone Propionate/Salmeterol, a indiqué Novartis dans un communiqué.

► Adamis Pharmaceuticals a annoncé avoir reçu le feu vert des autorités américaines pour son traitement d'urgence de l'anaphylaxie aiguë, une réaction allergique grave, qui pourrait concurrencer l'EpiPen du laboratoire Mylan.

► Johnson & Johnson a annoncé avoir finalisé l'acquisition d'Actelion pour un prix approximatif de 30 mrd USD en espèces. L'opération de rachat a été menée la filiale suisse du groupe américain, Janssen Holding à raison de 280 USD par action, relève le communiqué.


 

 
 

 
 

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