La Morning note de Mirabaud Securities - Update de l'après-midi

mercredi, 15.03.2017

Aujourd'hui, la Morning note de Mirabaud Securities surveillera avec attention l’évolution de l’emploi en Grande-Bretagne (janvier), l’inflation core américaine (février), les discussions concernant le plafond de la dette aux Etats-Unis, les élections législatives aux Pays-Bas et la réunion de la Fed.

L'analyste de Mirabaud Securities

Commentaires américains Mirabaud Securities

Les futures sur les principaux indices américains sont en légère hausse à quelques heures de la réunion de la réserve fédérale américaine (Fed). La tentative de rebond du prix du baril de pétrole explique la progression du jour. Avant cet évènement (ainsi que les résultats des élections législatives aux Pays-Bas et les débats sur le plafond de la dette américaine), il y avait ce matin plusieurs données économiques intéressantes.

Tout d’abord, avant le déclanchement imminent du Brexit, on a pris connaissance d’une très bonne nouvelle au Royaume-Unis. En effet, le taux de chômage au Royaume-Uni est tombé à son plus bas niveau depuis 40 ans lors du trimestre terminé en janvier. En détail, le taux de chômage a reculé de 0,1 point de pourcentage pour s'établir à 4,7% sur la période de novembre à janvier, un point bas depuis la mi-1975, l'emploi ayant augmenté de 92.000 pour atteindre un nouveau record. Seule ombre au tableau, la croissance des salaires après inflation a nettement ralenti. 

Ensuite, en Chine on a appris que les dépenses publiques avaient augmenté de 17,4% au cours des deux premiers mois de l'année par rapport à la même période de 2016 où elles avaient progressé de 12%. Selon un communiqué qui vient d’être publié, les dépenses publiques du gouvernement central ont augmenté de 8,1% par rapport aux deux premiers mois de 2016 et celles des gouvernements locaux ont bondi de 19,1%. Ceci est la preuve que la Chine a massivement investi dans ses infrastructures pour stabiliser sa croissance l'année dernière et compenser ainsi un ralentissement des investissements privés. C’est ce que l’on pourrait considérer comme la réindustrialisation du pays. Ceci devrait cependant impacter négativement la dette du pays.

Enfin, autre sujet, il semble que la pression sur le secteur bancaire soit de plus en plus importante pour les membres de la zone euro. Après plusieurs dirigeants et institutions européennes, c’est ce matin au tour du président de la Bundesbank, Jens Weidmann, de prévenir que les projets américains de déréglementation du secteur financier pourraient se révéler contre-productifs et a appelé à boucler rapidement les négociations sur les règles applicables aux banques mondiales. Selon Jens Weidmann, les nouvelles normes de fonds propres ont permis de stabiliser le système financier mondial. Il a donc appelé les gouvernements à reprendre leurs négociations qui semblent de plus en plus au point mort….


Les indices américains ont fini dans le rouge hier soir dans le sillage de la poursuite de la baisse du prix du baril de pétrole et dans l’attente de l’échéance concernant le plafond de la dette américaine, la réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed) et du résultat des élections législative aux Pays-Bas.

Au niveau des secteurs, signalons que l’indice S&P des valeurs de l'énergie (-1,10%) a logiquement accusé la plus forte baisse sectorielle du jour.

La cause à la baisse des cours du pétrole qui ont terminé en repli sur le marché new-yorkais Nymex, à leurs plus bas niveaux depuis trois mois, en réaction à l'annonce par l'Opep d'une augmentation des stocks de pétrole dans le monde et d'une hausse inattendue de la production de l'Arabie saoudite, premier producteur de l'Opep.

Les compagnies aériennes ont également pesé sur la tendance, un blizzard dans le nord-est des Etats-Unis (cf Morning & Synthèses du 14 mars - Stella amputera-t-elle la croissance américaine ?) ayant entraîné l'annulation de milliers de vols à travers le pays. L'indice sectoriel a perdu 2,9%, United Continental Holdings a perdu 4,72%, deuxième plus forte baisse du S&P 500.

Concernant le secteur bancaire, signalons que le cours de l’action de Goldman Sachs a fini hier en baisse pour la … 10ème séance consécutive….

Enfin, le secteur de la santé a plombé le sentiment de marché à la suite d'un rapport non-partisan annonçant que quatorze millions d'Américains vont perdre leur couverture santé dès l'année prochaine si les républicains honoraient leur promesse de démantèlement de l'Obamacare.

Le rendement des bons du Trésor à 10 ans reculait à 2,597%, contre 2,617% la veille, et celui des bons à 30 ans à 3,174%, contre 3,210% précédemment

Notons que la banque Goldman Sachs a abaissé ses estimations sur la « poche actions » de Positif à Neutre à horizon 3 mois (deux semaines après notre appel à la prudence) mais restent positivement positionné sur les actifs risqués à 12 mois….

Signalons finalement la publication par la Bank of America Merrill Lynch d’une statistique assez inquiétante concernant le secteur de la distribution. En effet, selon les données collectées par la banque américaine (notamment au niveau des cartes de crédit) les dépenses dans les grands magasins (department stores) aux Etats-Unis viennent de s’effondrer de la manière la plus importante jamais enregistrée le mois passé.

Cela devrait se confirmer dans les prochaines statistiques de ventes au détail cet après-midi.

Statistiques américaines

Il y avait hier deux statistiques économiques importantes aux Etats-Unis, voici ce que nous avons noté :

Hausse du prix à la production

Les prix à la production aux Etats-Unis ont davantage augmenté que prévu au mois de février par rapport à janvier. L'indice des prix pour la demande finale, qui mesure l'évolution des prix des biens et services vendus par les entreprises américaines, a crû de 0,3% le mois dernier, en données corrigées des variations saisonnières.

Le consensus tablait sur des prix inchangés sur un mois. Les prix à la production avaient augmenté de 0,6% en janvier. Hors prix de l'énergie et de l'alimentation les prix à la production ont progressé de 0,3% également le mois dernier, alors que les économistes s'attendaient à une hausse de 0,1%.

Forte hausse de l’optimisme des grands patrons

Selon l'enquête publiée par le lobby patronal Business Roundtable, la confiance des patrons de grandes entreprises aux Etats-Unis a atteint au premier trimestre son plus haut niveau depuis près de trois ans, les dirigeants se montrant plus optimistes au sujet de la croissance de leur activité, de leurs embauches et de leurs dépenses d'investissement.

En détail, l'indice des perspectives économiques des dirigeants a bondi de 19,1 points au premier trimestre par rapport aux trois derniers mois de 2016, à 93,3. Il s'agit de la progression la plus importante de l'indice depuis le quatrième trimestre 2009.

La réunion de la Fed

Il sera très intéressant de suivre la réunion de la réserve fédérale américaine (Fed) de ce soir.

Non pas pour savoir si la présidente Janet Yellen va remonter les taux d’intérêt d’un quart de point (les probabilités sont de quasiment 100%), mais bien pour comprendre quelles sont les attentes de la majeure partie des membres du FOMC : Encore 1, 2 ou même 3 hausses en 2017 ?

Pour répondre à cette question avant la réunion de ce soir le plus simple est de nous replonger dans la réunion de décembre 2016 (la réunion de février ne fut en effet pas importante) où la Fed avait remonté ses taux d’un quart de point et avait fait ses projections économiques. Flash-back :

Pourquoi les taux avaient-ils été relevés ?

Selon les commentaires de la présidente Janet Yellen, la décision de relever les taux devait être vue comme le reflet de la confiance dans les progrès accomplis par l’économie et non un signe de surchauffe. Les progrès devaient se poursuivre selon elle.

Sur combien de hausses de taux tablaient les membres de la Fed pour 2017 ?

En décembre 2016 la Fed prévoyait 3 hausses de taux pour cette année soit une de plus que lors de la réunion de septembre 2016. Ceci était à mettre sur le compte d’un léger ajustement de l'évolution du taux des fonds fédéraux et il impliquait des modifications de certains participants au FOMC seulement.

Certains des participants, mais pas tous, avaient intégré certaines modifications de la politique budgétaire dans leurs prévisions, et cela pouvait avoir joué un rôle selon la présidente de la Fed.

On observe que 6 des 17 membres du comité de politique monétaire ne prévoyaient pas plus de 2 hausses en 2017, ainsi que trois relèvements supplémentaires en 2018.

Détail des projections :

  • 2016 : 0.625%; précédemment 0.625%
  • 2017 : 1.375% (écart entre 0.875% et 2.125%); précédemment 1.125%
  • 2018 : 2.125% (écart entre 0.875% et 3.375%); précédemment 1.875%
  • 2019: 2.875% (écart entre 0.875% et 3.875%); précédemment 2.625%

Intéressant de noter que les projections du consensus concernant une prochaine hausse des taux en juin 2017 viennent de tomber au plus bas d’il y a 4 mois….

Révision des projections économiques et de l’inflation

Le FOMC notait dans son communiqué que le taux de chômage avait continué sa baisse aux Etats-Unis pour tomber en octobre à son plus bas niveau en neuf ans (4,6%), se rapprochant de l'objectif du plein emploi au cœur de la mission de Fed. La Présidente relèvait que les gains d'emplois avaient été solides au cours des récents mois.

L'inflation annuelle continuait par ailleurs à remonter très progressivement vers le seuil de 2%, l'autre objectif de la Fed qui tablait désormais sur une inflation annuelle de 1,9% pour cette année.

La Fed avait également revu à la hausse ses prévisions de croissance économique aux Etats-Unis, notamment en 2017 où le produit intérieur brut devrait progresser de 2,1%.

Où résidaient les craintes ?

Les faiblesses pouvaient se résumer en 2 points distincts :

  • L'investissement des entreprises
  • L'évolution de la politique budgétaire ou d'autres politiques économiques pouvait affecter les perspectives économiques de la Fed

« Nous évoluons en ce moment dans un nuage d'incertitudes et nous devons prendre le temps pour observer quels changements se produisent »

Où étaient les bonnes surprises ?

Le FOMC notait que les dépenses ménages, moteur de la croissance américaine, avaient récemment augmenté.

Conclusion

S’il est probable que les Dot Plot de la réserve fédérale américaine (Fed) confirme le message de la réunion de décembre (soit 3 hausses de taux d’intérêt cette année), il est plus qu’évident que la présidente Janet Yellen, à la vue des incertitudes liées au programme économique du nouveau gouvernement américain, insiste lourdement et revienne sur son message de base : L’évolution des taux d’intérêt dépendra des prochaines statistiques économiques- La fameuse data dependency…

Prix du baril de pétrole : Pas si facile que cela

Les cours du pétrole poursuivent leur nette baisse entamée depuis le mois de mars 2017 et sont donc revenu à leur niveau d’avant l’accord d’Alger et avant sa finalisation le 30 novembre 2016 à Vienne. Si les investisseurs s'interrogent de plus en plus sur l'avenir et la solidité de l'accord de réduction de la production de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), ce mouvement confirme cependant notre vision et ce que nous écrivions le 1 décembre 2016 :

« Il est réellement difficile de crier victoire après la décision (que certains qualifie déjà d’historique) de l’Opep d’hier soir car plusieurs éléments vont rentrer en compte ces prochains mois ».

Cela se confirme aujourd’hui. Analyse et synthèse.

Rappel des faits

L’Opep est parvenue à un accord pour réduire sa production de 1,8 million de barils par jour, la limitant à 32,5 millions de barils par jour. L'accord a été effectif à compter du 1er janvier 2017.

Parallèlement, la Fédération russe s'était engagée à réduire dans un premier temps de 300’000 barils par jour (b/j) sa production, soit la moitié des 600’000 b/j de réduction demandée aux membres extérieurs au cartel. Du jamais vu depuis 15 ans

Un constat extrêmement mitigé

Si l'Opep vient de déclarer avoir de nouveau réduit sa production de 139’500 barils par jour en février, pour atteindre en moyenne 31,96 millions de barils par jour, notamment grâce aux efforts de l'Arabie saoudite (qui a réduit sa production de pétrole de 68’100 barils par jour le mois dernier, à 9,8 millions de barils par jour) ceci a aussi entraîné une augmentation de la production de pétrole de schiste aux Etats-Unis.

Ce dernier élément d’importance expliquer pourquoi en 2017 la production des pays n'appartenant pas à l'Opep pourrait augmenter de 400’000 barils par jour, soit 160’000 barils de plus qu'estimé précédemment…

Rappelons aussi que si plus pays producteurs de pétrole, membres ou non de l'Opep, se sont engagés à diminuer leur production, tous n'ont pas respecté leurs engagements aussi rapidement que l'Arabie saoudite.

L'Irak, qui est réticent à participer à l'effort de réduction de la production car il a besoin de fonds pour financer sa lutte contre l'Etat islamique, produit encore 63’000 barils par jour de plus que son quota.

Sa production a baissé de 62’000 barils par jour en février, à 4,414 millions de barils par jour.

Prolongement de l’accord ?

À la vue de ce dilemme auquel est confronté l'Opep, plusieurs voix s’élèvent pour qu’il y ait une prolongation de l’accord d’Alger initialement conclu pour six mois. Mais cela sera-t-il assez pour réellement faire baisse le prix du baril de pétrole. Rien n’est moins sûr et le cours de prix du baril de pétrole devrait continuer d’être sous pression ces prochaines semaines.

Petit rappel qui a son importance

L’évolution du prix du baril de pétrole n’est pas aussi simple que cela et dépend de bien plus de facteurs que « simplement » de l’offre et la demande.

  • De la variation du dollar
  • Des taux réels
  • De la spéculation
  • Du niveau de production du gaz de schiste aux Etats-Unis
  • Du niveau de production du sable bitumineux au Canada
  • Des conflits géopolitiques
  • Du nombre de tankers qui attendent dans les eaux internationales
  • De la météo

Aujourd’hui

Aujourd’hui il ne faudra surtout pas manquer l’évolution de l’emploi en Grande-Bretagne (janvier), l’inflation core américaine (février), les discussions concernant le plafond de la dette aux Etats-Unis, les élections législatives aux Pays-Bas et la réunion de la Fed.

Les indices européens devraient ouvrir en légère hausse ce matin dans le sillage du rebond du prix du baril de pétrole. Gageons cependant que les ultimatums concernant le plafond de la dette aux Etats-Unis, les élections législatives aux Pays-Bas et la réunion de la Fed devraient apporter de la nervosité aux indices.

Tendance asiatique

Les indices asiatiques évoluent sans tendance marquée ce matin tiraillés entre rebond du prix du baril de pétrole et attente de la réunion de la réserve fédérale américaine qui devrait en toute logique faire évoluer les devises d’une manière assez importante. Notons une tentative de détente du gouvernement chinois qui vient d’affirmer qu’il ne voulait en aucun cas une guerre commerciale avec les Etats-Unis.

Actualité

La notation de la dette de la Grande-Bretagne dépendra largement de l'issue des négociations du Brexit et des conditions d'un nouvel accord commercial éventuel avec l'Union européenne (UE), a fait savoir Moody's Investors Service. "Notre note de crédit du Royaume-Uni dépendra dans une large mesure du fait qu'il ait réussi ou pas à sceller un nouvel accord commercial qui préserve une bonne partie des acquis de son statut actuel de membre du Marché unique", explique l'agence de notation dans un communiqué.

Avec 33% d'intentions de vote, le bloc chrétien démocrate de la chancelière allemande Angela Merkel devance d'un point les sociaux-démocrates du SPD dans un sondage Forsa publié pour l'hebdomadaire Stern et le groupe RTL. Le parti conduit par Martin Schulz progresse d'un point et la CDU-CSU de Merkel reste inchangée. Le parti de la gauche radicale Die Linke reste stable à 7% et les écologistes reculent d'un point à 7%. Les libéraux du FDP sont inchangés à 6%. A l'extrême droite, le parti Alternativ für Deutschland (AfD) avance d'un point à 9% des intentions de vote

Les bureaux de vote ont ouvert ce matin aux Pays-Bas où 13 millions d'électeurs sont appelés à renouveler leur Parlement dans un contexte de vives tensions avec la Turquie qui a replacé l'immigration et le nationalisme au coeur des débats de la campagne électorale.

Energie / Utilities   

►               Engie a annoncé après Bourse le rachat du groupe néerlandais EV-Box, l'un des plus importants fournisseurs de solutions de recharge pour véhicules électriques dans le monde avec actuellement plus de 40.000 bornes de recharge en service dans 20 pays.

Prix du baril

Le prix du baril de pétrole tente un rebond ce matin en Asie après la publication des estimations de la fédération privée American Petroleum Institute (API). Celle-ci a fait état d'un déclin des stocks hebdomadaires de 531.000 barils, contre une augmentation attendue de 3,5 millions.

Industrie / Minières / Automobile

►               Zodiac Aerospace, que Safran prévoit de racheter, a annoncé anticiper désormais une baisse d'environ 10% de son résultat opérationnel courant 2016-2017 et non plus une hausse de 10% à 20%, une révision imputée notamment aux surcoûts liés à la montée en cadence de l'A350. Safran a de son côté confirmé son intérêt pour le groupe, précisant cependant que les nouveaux éléments annoncés aux marchés seraient pris en compte dans leurs discussions. Zodiac, fournisseur d'Airbus et Boeing, qui pâtit depuis plus de deux ans de retards de livraisons, a en outre confirmé dans un communiqué son objectif de retrouver son niveau de rentabilité historique en 2019-2020 aux environs de 15% ("mid double digit"). Sa marge n'a cessé de se dégrader depuis les 14,5% de l'exercice 2012-13. Son président, Olivier Zarrouati, s'est toutefois refusé à répondre à la question d'un analyste sur la prévision de marge opérationnelle à deux chiffres en 2017-2018, alors que Zodiac a déjà effectué une série de "profit warnings" à cause de sa crise de production. Le patron de l'équipementier a souligné que la montée en cadence de l'A350, dont Airbus a augmenté la production à près de 50 en 2016, a conduit Zodiac à tripler sa capacité de production, maintenant l'équipementier sous forte tension.

►               L'Allemagne ne devrait pas instaurer de péage autoroutier avant 2020, trois ans plus tard que prévu, rapporte le journal Handelsblatt qui a eu accès à des documents du gouvernement.

►               La justice suspecte Renault d'avoir trompé ses clients sur le véritable niveau de pollution de ses moteurs diesel, rapporte Libération, qui cite un document de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) transmis au parquet. Le quotidien écrit que ce procès-verbal de 39 pages rédigé en novembre 2016 a conclu, après plusieurs semaines d'enquête, que "Renault SAS a trompé les consommateurs sur les contrôles effectués et notamment le contrôle réglementaire de l'homologation sur les émissions de polluants (...)". "La société a utilisé une stratégie ayant pour objectif de fausser les résultats des tests antipollution", ajoute le document cité par Libération.

►               Dufry a bouclé 2016 sur un bénéfice net après minoritaires de 2,5 mio CHF, après une perte de 79,3 mio l'exercice précédent. L'intégration de World Duty Free (WDF), finalisée l'année dernière, a commencé à porter ses premiers fruits, notamment en termes de génération de liquidités, indique le groupe. Le retour à la croissance organique constaté à fin 2016 devrait se poursuive ces prochains mois. Le résultat brut d'exploitation (Ebitda) s'est inscrit à 935 mio CHF, soit une hausse de 29,2%, selon le communiqué de Dufry. Les synergies attendues grâce à l'intégration de WDF devraient atteindre 125 mio CHF par an, contre les 105 mio annoncés précédemment. Le bénéfice brut a gonflé de 28,2% à 4,58 mrd CHF. Le chiffre d'affaires a bondi de 27,5% sur un an, à 7,83 mrd CHF. Une progression organique (+5,6%) des ventes s'est manifestée tout particulièrement au quatrième trimestre. Pour l'ensemble de l'année, cette croissance a atteint 1,0%. Les effets de change se sont répercutés négativement à hauteur de 0,6% sur les ventes, principalement en raison de l'affaiblissement de la livre sterling, explique le communiqué. Les chiffres de Dufry satisfont peu ou prou les attentes du consensus en ce qui concerne le chiffre d'affaires et l'Ebitda. Le bénéfice brut et le bénéfice net manquent les prévisions. La croissance organique, que les spécialistes attendaient atone, surprend favorablement.

►               BFW Liegenschaft a enregistré un bénéfice net avant revalorisation en hausse de 45,8% à 8,6 mio CHF en 2016. Le conseil d'administration propose de verser un dividende inchangé de 1,35 CHF par nominative de catégorie A et de 0,135 pour la B. Un programme de rachat d'actions prévoit d'acquérir au maximum 10% du capital-actions, a précisé la société. En incluant la revalorisation du portefeuille immobilier et les taxes différées, le bénéfice net a atteint 18,2 mio, soit une hausse de 78,4% par rapport à 2015. Le résultat opérationnel a atteint 27,3 mio, un chiffre en hausse de 40% sur un an. Le revenu des loyers a progressé de 6,4% à 20,4 mio CHF, grâce à la finalisation de projets de conversion à Zurich et la construction de nouveaux bâtiments à Romanshorn, Zweidlen (Glattfelden), Kreuzlingen et Granges. Le taux de vacance a décliné de 1,8 point de pourcentage pour se fixer à 9,9%. En excluant les nouveaux bâtiments en projets, il est resté au même niveau qu'en 2015 à 7,1%. Les dépenses opérationnelles ont légèrement progressé à 3,5 mio CHF. En pourcentage du revenu net des loyers, elles représentent 17,4%.

Informations et Technologies

►               La cour d'appel de Paris a confirmé la décision de l'Autorité des marchés financiers (AMF) de rejeter le projet d'offre publique d'échange (OPE) d'Altice sur le solde du capital de sa filiale SFR, ont indiqué un porte-parole de SFR et l'AMF, confirmant une information de l'Agefi

►               Havas a annoncé l'acquisition de l'agence pluri-digitale AGENCE79 qui accompagne ses clients dans la mise en place de stratégies de communication, d'achat d'espace, de suivi et d'optimisation des campagnes online.

Consommation

►               Adidas veut augmenter ses ventes en Amérique du Nord de presque 50% d'ici 2020, comptant sur un engouement durable pour ses sneakers dont l'un des modèles, Superstar, a été la chaussure la plus vendue sur le marché américain en 2016. Le marché nord-américain constitue le "plus grand défi et la plus grande opportunité" pour Adidas, a déclaré le président du directoire, Kasper Rorsted, lors d'une journée investisseurs, ajoutant y viser un chiffre d'affaires de 5 milliards d'euros d'ici 2020, après une hausse de 24% en 2016 à 3,4 milliards d'euros. Les ventes de chaussures de course ont augmenté de 40% en Amérique du Nord, tandis que celles pour les sports américains comme le basket-ball ou le football américain ont crû de 25%. Eric Liedtke, responsable des marques, s'est dit satisfait de cet équilibre, relevant qu'une récente étude du cabinet NPD montrait que deux tiers des vêtements de sport sont actuellement utilisés pour les loisirs plutôt que pour le sport.

►               Tod's a annoncé anticiper une amélioration de ses résultats cette année, en dépit d'un bénéfice brut en baisse de 10,7% en 2016, affecté par un recul de ses ventes de maroquinerie et d'accessoires. Le bénéfice d'exploitation ajusté avant intérêts, impôts, dépréciations et amortissement est ressorti à 180,9 millions d'euros l'année dernière, légèrement supérieurs aux 179 millions d'euros anticipés par les analystes selon le consensus. La marge brute s'est établie à 18%, contre 22,7% un an plus tôt. Le groupe, célèbre pour ses mocassins à picots, propose un dividende de 1,70 euro par action pour l'exercice 2016. Il s'élevait à 2 euros au titre de 2015. "Nous restons fortement concentrés sur la croissance organique (...) et nous sommes sûrs que nos résultats s'amélioreront à partir de cette année", a déclaré le PDG Diego della Valle dans un communiqué.

►               La demande pour les montres suisses s'est améliorée à la faveur d'un rebond des achats de la clientèle chinoise, a déclaré le président de la division montres du groupe LVMH. "Il y a un réel rebond en Chine continentale et, grâce aux touristes chinois, cela va soutenir les ventes de montres ailleurs", a dit Jean-Claude Biver, également directeur général de TAG Heuer, à l'occasion de la présentation de la nouvelle montre connectée de la marque, propriété de LVMH.

►               Inditex a annoncé un bénéfice net de 3,16 milliards d'euros au titre de 2016, en hausse de 10% et conforme aux attentes des analystes. Le groupe a fait état d'un bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciations et amortissements de 5,08 milliards d'euros, en progression de 8% et là aussi en ligne avec les estimations des analystes. Sur la période du 1er février au 12 mars, les ventes ont augmenté de 13% à taux de change constants par rapport à la même période de l'an dernier, a ajouté Inditex.

Pharmaceutique

►               L'administration Trump travaille avec les élus du Congrès à introduire des amendements au projet de loi républicain visant à remettre en cause l'Obamacare et proposer un nouveau système de couverture sociale, a indiqué le porte-parole de la Maison blanche. La présidence travaille avec la majorité républicaine de la Chambre des représentants afin de rédiger d'importants amendements, a commenté Sean Spicer interrogé sur cette question devant la presse.

►               Sanofi a signé avec Voluntis un accord non-exclusif visant à fournir des solutions numériques de titrage de l'insuline, avec une application de téléphonie mobile conçue pour contribuer à l'amélioration de la prise de décision et à l'autogestion du diabète de type 2 chez les personnes traitées avec de l'insuline basale. "L'application permettra également la surveillance à distance par des équipes de soins de santé", indique Sanofi, qui précise que ce nouveau contrat renforce les accords existants depuis 2011, notamment en étendant leur sphère géographique.

La statistique du jour


 

 
 



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